Faymoreau en bas Poitou – voyage dans les temps des seigneurs au centre minier

Faymoreau famille de Gâtine Parthenaise, au XIIe siècle. Le fief de Faymoreau a été possédé depuis par les familles du Puy du Fou (XIVe et XVIIe siècle), Grignon (XVIIe), Panou de Faymoreau (XVIIIe et XIXe siècle)

1003 Guillaume V le Grand, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers, découvrit Vouvant lors d'une chasse.

A la prière de sa mère Emma, donne à l'abbaye de Bourgueil, Brétignolles, Faymoreau et une terre voisine située près de la rivière de Vendée.

Guillaume, duc d’Aquitaine, se trouvant à l’abbaye de Maillezais, fait son à l’abbaye de Bourgeuil de trois forêts appelées de toute antiquité Brittanolia (1), Nidum Vulturis et Faymoreau.

..ut necessariam Dei clementiam pro mee, genitricis quoque meae, ac uxoris propriae, vel filiorum meorum, si Deus eos mhi dederit, salute perpetau, student implorare…

Cette charte se termine «  Actum Malliacense monasterio in sollenitate sancti Johannis Evangelistae anno Incarnationis Domini MIV regnante rege Rotberto XIII » (2)

Il abandonne au monastère de Bourgeuil, Faymoreau et l’église de Brétignolles construites par l’abbé Gauzbert de Saint-Julien de Tours abbé de l’abbaye de Maillezais.

Achard de Faymoreau concéda à l’abbaye de l’Absie, vers 1150, les dons faits par Giraud Bournazel et Ogier Eschot, dont il avait épousé la fille

Geoffroy de Faymoreau fut témoin vers 1160 de dons faits à l’Absie sous l’abbé Rainier, en présence de Laurent, évêque de Poitiers

Guillaume de Faymoreau fut témoin des dons de donations faites à l’Absie par Raoul, fils de Nivard, sans doute sgr de la Nivardière, vers le milieu du XIIe siècle.

les Puy du Fou, seigneurs de Faymoreau en bas Poitou – voyage dans les temps des seigneurs au centre minier

Vers 1330, Fort Guillaume, sgr de Faymoreau, dont les filles sont appelées Fortine, épousa Hilaire Cailleau et en eut : 1 Catherine, mariée à Jean du Puy du Fou sgr dudit lieu ; et 2e Jeanne, qui ne s’est pas mariée, ou n’eut pas d’enfants, citée dans un accord du 17 juin 1361 (Histoire de Surgères, 119)

Dès 1399, Perret de Puy  du Fou, seigneur de Faymoreau, dans un aveu rendu au seigneur de Vouvant, rapporte sa terre de Faymoreau avec les droits de terrages, comptants, dimes, hommes et hommage. On trouve de pareil aveux en 1412 par Guyon du Puy du Fou, en 1449 par Jacques, et en 1465 par un autre Jacques de Puy du Fou, avec les même expression du droit de dime.

Catherine de la Rochefoucauld (3) se remaria en secondes noces en 1559 avec  René 1er, seigneur du Puy du Fou, de Mallièvre, de Faymoreau, de La Touche-de-Rablay, de La Jalletière, de Saint-Malo-du-Bois et des Epesses. En 1556, René du Puy du Fou est assassiné et laisse Catherine veuve avec trois enfants en bas-âge.

 

Faymoreau et la mine

 

Descendez dans la mine reconstituée de Faymoreau et découvrez la grande aventure des gueules noires de la région descendus au fond de 1827 à 1958 pour extraire le charbon, véritable ' 'or noir '' de l'époque. Parcourez la petite cité minière et ses corons et découvrez les vitraux contemporains de la Chapelle des Mineurs réalisés par l'artiste Carmelo Zagari.

 

 Deux sites d’extraction de charbon sont exploités dans le massif vendéen dans le deuxième tiers du XIXe siècle. Ils se localisent dans deux localités voisines : Faymoreau en Vendée, située dans l’arrondissement de Fontenay le Comte et Saint Laurs, localisée dans l’arrondissement de Niort.

En 1827, un sabotier découvre par hasard du charbon, à Marillet, près de Faymoreau, en creusant un puits près de sa maison. De là commence pour Faymoreau et sa région, une grande aventure qui durera 130 ans.

La concession de houille de Faymoreau a été instituée par ordonnance royale du 1er février 1831 modifiée par ordonnance royale du 16 janvier 1840 interprétée par décret impérial du 10 mars 1865.

Elle s'étend sur les communes de Faymoreau, Puy-de-Serre et Marillet (arrondissement de Fontenay-le-comte), et comprend une étendue de 4 kilomètres carrés, 62 hectares.

La concession de houille de Saint-Laurs, instituée par décret du 28 août 1840, s'étend sur les communes de Busseau et de Saint-Laurs (arrondissement de Niort), et a une étendue superficielle de 4 kilomètres carrés, 50 hectares.

À partir de 1836, le charbon de mauvaise qualité est consommé sur place : une verrerie est installée sur le site de Faymoreau et les entreprises de la région se fournissent à la mine; 

 

 Le premier coron est construit en 1840 coron pour loger les mineurs et leurs familles, et les changements ne cessent pas durant les 80 prochaines années : La cité minière se développe, avec des quartiers, une coopérative, l'hôtel des mines où les bals populaires font oublier les angoisses, chemins de fer, la centrale électrique de Faymoreau, afflux d’une main-d’œuvre étrangère pour assurer les besoins de la mine…

  (Construite par la Société des Mines, la Chapelle des Mineurs est inaugurée le 4 décembre 1876, jour de la Sainte Barbe, patronne des mineurs)

En 1940, 60 000 tonnes de charbon sont extraites des puits de mines. Les autorités allemandes en prennent le contrôle rapidement mais se heurtent à la résistance des travailleurs : l’absentéisme devient chronique, touchant près du quart des effectifs à l’été 1944.

A la Libération, on attribue à la mine plusieurs dizaines de prisonniers de guerre pour relancer une production descendue à moins de 40 000 tonnes.

C’est dans ce contexte qu’intervient « le coup de mine » et l’explosion tragique de 1945.

Faymoreau en bas Poitou – voyage dans les temps des seigneurs au centre minier

Un coup de grisou tua neuf mineurs dans la mine de Faymoreau. Un accident qui fit grand bruit témoignant que l'exploitation du charbon tuait ailleurs que dans le nord de la France.

Au 31 décembre 1952 la mine employait 74 ouvriers fond, 48 ouvriers jour, 7 employés, 11 agents de maîtrise et 2 ingénieurs. La société des mines de Faymoreau est une SA dont le capital est passé de 2 à 6 millions de francs par prélèvement sur les réserves et dont le président est M. Marcel Demonque. Elle est devenue, en fait, une filiale de la SA des Fours à Chaux de l'Ouest à la suite de la liquidation de la société Énergie Electrique de l'Ouest de la France qui a été nationalisée.

 En décembre 1954, 20 ouvriers sont licenciés par suite de la fermeture de la centrale électrique de Faymoreau. La production en 1954 est de 17 000 tonnes.

 Au 31 décembre 1957, subsistaient 47 personnes

 En 1958, après la fermeture du dernier puits de Faymoreau le 28 février, le puits Bernard situé à la limite de la commune du Busseau, la Société se tourne vers la production de chaux en réaménageant l'usine d'agglomérés qui jouxte ce puits et en exploitant les fours de Benet (Vendée) et de Lhommaizé (Vienne).

30 juin 2018 Ouverture du nouveau musée !

 

https://www.centreminier-vendee.fr/le-centre-minier/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bassin_houiller_de_Faymoreau

Journal officiel de la République française. Lois et décrets

 

 

 

 

 


 

(1)    Bretignolles (Deux-sèvres)

(2)    Un manuscrit du fonds Baluze, n°38, Bibliothèque nationale, dit « anno XIIII », ce qui donnerait 1004, date également adopté par Besly, p.353 : mais la date de 1003, indiquée par Richard, tome I ; p.211, parait préférable.

(3)    Catherine de la Rochefoucauld, dame de Combronde, fille d’Antoine de la Rochefoucauld, seigneur de Barbezieux, gouverneur de Paris et de l’Ile de France et d’Antoinette d’Amboise de Ravel, dame de Saligny