le Millénaire de la naissance de Vouvant - Chronique de Maillezais

PIERRE I Chabot, présumé frère de Guillaume Chabot, seigneur du Petit château de Vouvant

I'auteur de la branche du Bas-Poitou, est cité dans le Cartulaire de l'Hôtel-Dieu de Montmorillon avec sa femme et leurs enfants. Sa femme se nommait Pétronille ou Péronnelle (Petronilla) ; ils avaient quatre fils : Thibaud, Pierre, Airaud et Ranulphe ou mieux Radulphe (Raoul).

Pierre donna aux pauvres de cette maison, du consentement de tous les siens, pour le salut de l'âme de son père et de sa mère et de tous ses parents, le bois et la terre de Faugerolles, qu'il avait auparavant cédés en aleu à son fils Pierre Chabot, moyennant la somme de 50 sols (1).

Cette donation, importante pour nous, puisqu'elle fixe l'auteur de la branche dont nous commençons l'histoire, n'a d'autre indication de date que « Philippe étant roi et Ysimbert évêque » ; ce qui nous permet de la placer entre 1060 et 1085.

Philippe I étant monté sur le trône en 1060 et Ysimbert II ayant occupé le siège épiscopal de Poitiers, de 1046 à 1085.

C'est à cette donation que se borne tout ce que nous savons de Pierre I Chabot. Nous allons reprendre successivement ses quatre fils.

 

HISTOIRE GENEALOGIQUE DE LA MAISON DE CHABOT - BRANCHE DES SEIGNEURS DE VOUVENT ET DE LA ROCHE CERVIÈRE

Enfants de Pierre I et de Pétronille ou Peronnelle.

1° Thibaud Chabot, qui continue la descendance.

2° Pierre Chabot, dit Pierre de la Tour, « à cause peut-être, dit André du Chesne (2), qu'il fut seigneur de la Tour Chabot (3), » prit part avec son père, sa mère et ses frères à la donation, faite en faveur de l'Hôtel-Dieu de Montmorillon, du bois de Faugerolles, qui auparavant lui avait été donné en aleu par son père, moyennant 50 sols.

Quelques années plus tard, le père étant probablement mort, Thibaud et Pierre, frères, donnèrent au même Hôtel-Dieu toute la dîme qu'ils possédaient à Monterbe, leurs fils Garnier et Eude approuvant cette donation (4). Il nous paraît résulter de ces mots que Garnier était fils de Thibaud, et Eude fils de Pierre.

Deux autres chartes nous confirment dans cette opinion : la première est un acte de donation faite au même hôpital de Montmorillon, non plus seulement de la dîme, mais de la terre même de Monterbe, par Pierre Chabot et tous ses frères, par Garnier Chabot et tous ses frères, et par Eude Chabot ; la seconde est une confirmation de la même donation faite par Pierre de la Tour et tous ses frères, et par Eude Chabot et sa femme Sybille (5). Tous ces actes ne peuvent être datés qu'approximativement ; mais ils appartiennent incontestablement à la période écoulée entre 1060 et 1090.

 Un titre de l'abbaye de Vendôme, de 1086, porte, au témoignage d'André du Chesne (6), les noms de Pierre et d'Eude Chabot.

Voilà tout ce que nous savons de Pierre Chabot, dit de la Tour ; il nous semble pouvoir en déduire qu'il fut père de Eude Chabot, qui figure dans les actes ci-dessus mentionnés, et eut une femme du nom de Sybille, sans que nous puissions lui attribuer une descendance.

3° Airaud Chabot, troisième fils de Pierre I, ne nous est connu que par l'acte cité à l'article de son père, dans lequel il se trouve nommé. Car dans ceux qui sont mentionnés à l'article de Pierre de la Tour, il est compris, sans désignation particulière, sous l'expression de Pierre et ses frères. Est-ce à lui, ou à un fils du même nom que se rapporte un document cité par A. du Chesne (7) ?

  « Lettres de N. Chaboz, frère de Airaud de Nieul, par lesquelles, pour le salut de son âme, il concède aux religieux de l'Absie la terre que son frère Airaud leur avait donnée. »

Le monastère de l'Absie, qui a été souvent l'objet des libéralités des Chabot de cette branche, fut fondé vers 1120. On voit que les dates ne s'éloignent pas trop.

4° Radulpfie ou Raoul Chabot était le quatrième fils de Pierre I. Outre ce qui le concerne dans les actes qui viennent d'être cités, nous croyons pouvoir le regarder comme le Radulphe ou Raoul Chabot, témoin d'une donation faite en 1095, par Herbert

 

 

II

THIBAUD I Chabot,

fils aîné de Pierre I et de Pétronille, seigneur de Vouvent.

C'est la première fois que nous pouvons, avec les généalogistes, distinguer un Chabot par l'indication de sa seigneurie.

HISTOIRE GENEALOGIQUE DE LA MAISON DE CHABOT - BRANCHE DES SEIGNEURS DE VOUVENT ET DE LA ROCHE CERVIÈRE (8)

Cette terre de Vouvant, située dans le Bas-Poitou, lui venait de son mariage avec l'héritière de Gérard, sire de Vouvent après Guillaume son père, à qui le comte de Poitou Guillaume VI avait donné Vouvent, confisqué pour cause de rébellion sur Hélie, qui en était seigneur (9).

Thibaud Chabot était déjà seigneur de Vouvent en 1060, lorsqu'il abandonna aux religieux de Bourgueil, en Anjou, les coutumes qu'il possédait dans la paroisse de Saint-Laur, près de Fontenay-le-Comte (10). Car cette paroisse faisant partie de la seigneurie de Vouvent, Thibaud ne pouvait en disposer sans être possesseur de la seigneurie.

On a vu que Thibaud Chabot prit part à la donation du bois de Faugerolles, faite par son père à l'Hôtel-Dieu de Montmorillon, de 1060 à 1085.

Histoire du Poitou - Chronique de l'Abbaye de Maillezais, donnation du duc d'Aquitaine des terres de Vouvant

Quelques terres avaient été données par Guillaume V, duc d'Aquitaine, à l'abbaye de Maillezais.

Elles lui furent enlevées par Guillaume VI et mises entre les mains de Thibaud Chabot, seigneur de Vouvent, comme dépendant de cette seigneurie.

En 1074, elles furent restituées à l'abbaye par Guy-Geoffroy, frère de Guillaume VI ; mais Thibaud prétendit en conserver et en conserva de fait, sinon de droit, l'avouerie ou la garde.

HISTOIRE GENEALOGIQUE DE LA MAISON DE CHABOT - BRANCHE DES SEIGNEURS DE VOUVENT ET DE LA ROCHE CERVIÈRE

Le 7 avril 1074, le comte-duc entame une visite en Bas-Poitou et séjourne au château de Mervent et de Vouvant

Nous verrons sous Sebrand, son fils, comment cette prétention fut contestée.

 En 1076, Thibaud signa la charte de Guillaume VI, duc d'Aquitaine et comte de Poitou, en faveur de l'abbaye de Saint-Vincent de Nieul.  Thibaud I, seigneur de Vouvent, dut mourir vers l'an 1100. De sa femme, appelée Alix par quelques-uns, nous ne lui connaissons que deux fils.

 

Enfants de Thibaud I et d'Alix de Vouvent.

1° Garnier Chabot, que nous croyons l'aîné, parce que dans les chartes de l'Hôtel-Dieu de Montmorillon que nous avons citées à l'article de Pierre de la Tour, il est seul nommé : « Garnier et ses frères, » ne nous est connu que par ces documents. Il y prend part aux donations faites par son père et ses oncles. Garnier dut mourir avant d'être marié ; il est à remarquer que dans la troisième de ces chartes, d'une date nécessairement plus récente, son nom n'est plus cité (11).

2° Sebrand Chabot, qui suit.

HISTOIRE GENEALOGIQUE DE LA MAISON DE CHABOT - BRANCHE DES SEIGNEURS DE VOUVENT ET DE LA ROCHE CERVIÈRE (2)

III

SEBRAND I Chabot,

deuxième fils de Thibaud I, seigneur de Vouvent, et d'Alix de Vouvent, ne se trouve pas désigné nominativement dans les chartes avant l'année 1131. A cette date, Claret de Bargeis ayant fait don au monastère de l'Absie en Gâtine du quart de la dîme de la Grangerie de Mascigné, Sebrand Chabot, son seigneur, confirma la donation (12).

Notice sur le château et la terre du Puy-du-Fou et les familles qui l'ont possédé (2)

Vers la même époque, Sebrand Chabot, seigneur de Vouvent, avec sa femme Hadellie (Hadellia), fille de Hugues du Puy du Fou, donna au même monastère de quoi en agrandir les constructions (coenobium augmentavit). Thibaud leur fils ratifia depuis cette donation (13).

Quelques années après, en 1135, Sebrand, qui paraît à cette date s'être marié en secondes noces, donna au même monastère, conjointement avec sa femme Agnès, et Thibaud son fils, une maison sise à Culdebray (14).

HISTOIRE GENEALOGIQUE DE LA MAISON DE CHABOT - BRANCHE DES SEIGNEURS DE VOUVENT ET DE LA ROCHE CERVIÈRE (6)

La même année 1135, Sebrand, sa femme Agnès et son fils Thibaud, assista à la fondation que fit Guillaume, évêque de Poitiers de l’abbaye de Bellevaux en Bas-Poitou , lui donnèrent une autre maison sise aussi à Culdebray, et des dîmes sur leurs terres (15).

En 1140, le même Sebrand, à la prière de son fils Thibaud, abandonna à l'Absie tout le droit de dîme qui pouvait lui appartenir sur les terres occupées par les religieux (16). Il consentit aussi environ l’an 1140 au don qu’un nommé Bedin fit à Loge – Fougereuse.

 

Sébrand Ier participe à la deuxième croisade sous le pontificat d'Eugène III.

En 1147, le roi Louis VII ayant, sur les exhortations de Saint-Bernard, entrepris la seconde croisade, fut accompagné, dans son voyage, de la principale noblesse de son royaume.

HISTOIRE GENEALOGIQUE DE LA MAISON DE CHABOT - BRANCHE DES SEIGNEURS DE VOUVENT ET DE LA ROCHE CERVIÈRE (4)

Sebrand Chabot se disposa à partir pour la guerre sainte et renouvela, avant de se mettre en route, dans l'église de Saint-Nicolas d'Ardin, les donations qu'il avait faites au monastère de l'Absie, et en particulier la confirmation du don de la dîme de Mascigné.

Son fils Thibaud approuva les libéralités de son père (17).

Ce projet de départ fut-il mis à exécution ? Quoiqu'il n'existe aucun document qui prouve autre chose que l'intention de Sebrand (volens ire in Jérusalem), il est permis de croire qu'il prit part à l'expédition. Son nom, du resté, ainsi que son écusson, a été placé dans la salle des Croisades du Musée de Versailles.

HISTOIRE GENEALOGIQUE DE LA MAISON DE CHABOT - BRANCHE DES SEIGNEURS DE VOUVENT ET DE LA ROCHE CERVIÈRE (5)

On a vu plus haut (article de Thibaud I) que les Chabot prétendaient être en possession de l'avouerie de l'abbaye de Maillezais.

Sebrand fut attaqué, en 1151, dans ce qu'il disait être son droit, par Gaudin, abbé de ce monastère.

Le roi Louis VII le Jeune étant venu à Saint-Jean d'Angély, les deux parties se présentèrent devant son Conseil, composé de plusieurs barons.

Le seigneur de Vouvent offrit d'établir le droit d'avouerie sur l'abbaye et ses dépendances, qu'il tenait de son père (avoir droit d’avouerie et de garde sur cette abbaye, à cause de sa seigneurie de Vouvent, et la tenir à hommage-lige du comte de Poitou), par le duel (Ordalie), par la preuve du fer rouge ou de l'eau bouillante, selon la coutume de l'époque. Malgré cette assurance, il perdit sa cause par un jugement du roi rendu en février 1152 (18).

L'affaire ayant été en même temps soumise à un tribunal ecclésiastique, présidé par Geoffroy, archevêque de Bordeaux, Sebrand y fut, le mois suivant, pareillement débouté de ses prétentions (19).

HISTOIRE GENEALOGIQUE DE LA MAISON DE CHABOT - BRANCHE DES SEIGNEURS DE VOUVENT ET DE LA ROCHE CERVIÈRE (1)

La question ne fut qu'assoupie ; nous la verrons se réveiller sous ses successeurs.

 

Ce jugement de Louis VII contre Sebrand Chabot fut un des derniers actes de ce prince, comme souverain d'Aquitaine.

Ayant répudié sa femme Eléonore, qui lui avait apporté ce vaste domaine, il le perdit, et la noblesse du pays dut quitter le service du roi de France, pour rester fidèle à sa souveraine, la duchesse d'Aquitaine.

Sebrand Chabot, un des principaux seigneurs de la cour d'Aliénor, signa, en mai et juin 1152, comme témoin, une donation de cette princesse en faveur de l'abbaye de Saint-Maixent (20) ; une autre donation, en faveur de l'abbaye de Saint-Jean de Moutierneuf, à Poitiers (21), et, probablement vers le même temps, une charte de la même princesse portant cession de la baillie d'Angles et du marais de Bossière, en faveur de Jean de Longeville (22).

Sebrand I Chabot ne vécut pas longtemps après cette date. Il mourut le 17 juillet, nous ignorons de quelle année.

Notice sur le château et la terre du Puy-du-Fou et les familles qui l'ont possédé (3)

Il avait épousé, en premières noces, Hadellie du Puy-du-Fou, mère de son fils aîné Thibaud, et en deuxièmes noces Agnès, « qui semble, dit A. du Chesne, avoir été dame de la Rochecervière et de la Grève (23) »

C'est du moins depuis ce mariage que ces seigneuries se trouvent dans la maison de Chabot.

Sebrand I laissa deux fils. Nous n'avons pu découvrir si, outre Thibaud l'aîné, son second fils appartenait à sa première femme.

 

Notice sur le château et la terre du Puy-du-Fou et les familles qui l'ont possédé (1)

Enfants de Sebrand I.

1° Thibaud II Chabot qui suivra.

2° Sebrand Chabot, deuxième fils de Sebrand I, était entré dans l'Église. Il fut successivement archidiacre de Thouars, puis doyen de l'Église de Poitiers. Il était revêtu de cette dignité, quand, au mois de février 1178, le clergé de Limoges l'élut pour remplacer sur le siège épiscopal de cette ville l'évêque Gérard.

Cette élection déplut à Henri II, roi d'Angleterre, devenu souverain de ces provinces par son mariage avec Eléonore d'Aquitaine.

« Il haioit la noble et ancienne lignée des Chabots, dit Jean Bouchet (24), par ce qu'ils étoient des principaux barons et plus hardis du pays de Poictou, et étoient toujours bons François. » Cette dernière raison, admise par A. du Chesne, nous semble exprimée d'une manière trop absolue.

 Les Chabot, comme les autres seigneurs de la province, étaient sujets de la duchesse d'Aquitaine, devenue reine d'Angleterre, après avoir été reine de France. Leur fidélité à leur souveraine les soumettait au mari qu'elle avait épousé.

Mais s'il est vrai de dire qu'ils ne conservaient pas pour le roi de France et son royaume cette affection et ce dévouement qui en eussent fait de bons François, il est certain aussi qu'ils n'aimaient pas le monarque anglais, et que la comparaison qu'ils pouvaient faire de la domination des deux couronnes ne tournait pas à l'avantage de ce dernier.

Henri II ne l'ignorait pas probablement, et, d'ailleurs, son caractère jaloux et soupçonneux lui faisant redouter tout ce qui pouvait donner de l'influence aux grandes maisons de ses domaines, il ne voulut pas admettre l'élection de Sebrand Chabot au siège de Limoges, et signifia aux chanoines d'avoir à faire un autre choix. Ceux-ci refusèrent, mais n'osant pas proclamer le nouvel évêque dans la ville, qui était le siège du vicomte ou gouverneur pour le roi, ils le firent à Saint-Yrieix, monastère du diocèse de Limoges.

La vengeance de l'Anglais ne se fit pas attendre. Les chanoines furent chassés de leurs demeures, leurs biens furent confisqués, la cathédrale de Saint-Etienne de Limoges fut privée, pendant un an et neuf mois, de son évêque et même de l'exercice public du culte.

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Des plaintes furent portées au pape Alexandre III, qui délégua Guarin, archevêque de Bourges, métropolitain de Limoges, pour instruire l'affaire et décider selon la justice. Les chanoines de Limoges, porteurs de la bulle pontificale, se rendirent à Bourges ; mais en y arrivant, ils apprirent que l'archevêque venait de mourir. « Alors, dit la chronique, l'archiprêtre de Brives mit dans la main du défunt les lettres du pape encore closes, en disant : Ce qu'il n'a pu faire pendant sa vie, qu'il le fasse après sa mort. Alors, par les mérites et l'intercession de l'archevêque, la paix fut rétablie entre le roi et l'évêque de Limoges (25). »

 Jean Bouchet ajoute que Sebrand fut réintégré sur son siège, à la requête du roi de France (ce qui eut lieu vers la fin de 1179), et « qu'il fut homme de vertus et haut de coeur. »

Quelques années après, la ville de Limoges fut troublée par les incursions des Brabançons, aventuriers en grande partie originaires du Brabant, que Henri II passe pour avoir employés à son service (26).

Une troupe de 6,000 de ces routiers, ravageant la contrée, pillant les églises, s'avança jusque près de Limoges. Le jour même de Pâques 1186, l'évêque venait de célébrer les saints mystères, quand l'alarme fut donnée. Sebrand rassembla les habitants pour invoquer le secours du ciel; puis lui-même et le vicomte de Limoges, marchant à la tête des chevaliers et du peuple en armes, tombèrent sur les Brabançons, les mirent en déroute, les poursuivirent jusque dans le pays de Combrailles et les détruisirent presque tous (27).

L'évêque Sebrand gouverna ensuite paisiblement son diocèse.

En 1187, il obtint d'Adhémar, vicomte de Limoges, une charte qui portait qu'aucune fortification ne serait construite dans un rayon de deux lieues de distance autour de l'abbaye d'Uzerches.

Il signa cette charte comme témoin (28).

Nous avons encore de lui deux lettres: la première, datée de la semaine sainte de 1192, constate un accord entre les chanoines de Saint-Junien et Agnès, veuve de Gérauld Vigier ; l'autre, non datée, est relative à Aimery de Rochechouart, mort excommunié et privé de la sépulture ecclésiastique à cause de ses exactions.

Son fils portant le même nom, pour obtenir l'absolution du défunt, se soumet aux conditions imposées par l'évêque touchant la réparation des dommages causés, et offre la garantie de plusieurs seigneurs (29).

Sebrand Chabot, évêque de Limoges, mourut en 1197 et fut enterré dans l'abbaye de Saint-Augustin de Limoges. Il avait donné à son église cathédrale sa plus grosse cloche, qui portait son nom, comme l'indique ce vers gravé sur le bronze :

Me dedit antistes Sebrandus, et hoc mihi nomen.

Quelques auteurs donnent à Sebrand I, seigneur de Vouvent, une fille du nom d'Ameline, ou Adeline. Elle aurait été mariée avec Pierre Lunel, puis, du consentement de son mari, elle se serait faite religieuse à Fontevrauld, en 1150. Il est exact qu'une Adeline, femme de Pierre Lunel, mourut religieuse à Fontevrauld; mais, d'après le cartulaire de cette abbaye, elle était non la fille de Sebrand Chabot, mais la soeur de sa seconde femme Agnès (30).

 

HISTOIRE GENEALOGIQUE DE LA MAISON DE CHABOT - BRANCHE DES SEIGNEURS DE VOUVENT ET DE LA ROCHE CERVIÈRE (7)

IV

THIBAUD II Chabot,

 fils aîné de Sebrand I et de Hadellie du Puy-duFou, seigneur de Vouvent, de la Roche-Cervière et de la Grève, était déjà majeur en 1135, lorsqu'il concourut aux donations faites par son père à l'abbaye de l'Absie et à celle de Bellevaux (31).

Ce fut à sa prière que Sebrand I, en 1140, céda à l'Absie tout le droit de dîme qu'il avait sur les terres occupées par les religieux (32).

Nous trouvons Thibaud II, vers 1150, présent à la donation faite par Pierre Barun aux chevaliers du Temple de Coudrie, et apposant son sceau à l'acte de cette donation (33). Il renouvela, vers 1173, s'il faut en croire A. du Chesne, les prétentions de son père à l'avouerie de Maillezais, mais sans plus de succès (34).

 

 La même année 1173, dans l'acte des conventions du mariage entre Jean, fils puîné de Henri II, roi d'Angleterre, connu depuis dans l'histoire sous le nom de Jean-sans-Terre, et Alix, fille du comte de Mortain, nous trouvons un témoignage du rang distingué qu'occupait la maison de Chabot dans la noblesse du Poitou.

Parmi les grands seigneurs de Normandie et des autres provinces qui étaient présents et qui jurèrent pour le roi d'Angleterre l'observation des conditions, figure le nom de Thibaud Chabot (35).

  Il se trouve encore au nombre des témoins d'une charte donnée par le même Henri II, en 1174, à l'église de Notre-Dame de Saintes, pour lui accorder la franchise des charges de guerre (36).

Vers 1185, « Thibaud Chabot, sentant sa fin approcher, légua, pour assurer le service divin dans la chapelle de Saint-Thomas qui allait être construite à l'Absie, le quart des biens que les seigneurs de Chantemerle lui avaient donnés dans le Candais.

Thibaud son fils et Marguerite sa femme consentirent à cette donation. » C'est ainsi que s'exprime l'Inventaire des donations de l'abbaye de l'Absie (37). Il nous semble pouvoir en conclure que cette Marguerite, femme de Thibaud II, était de l'ancienne maison de Chantemerle, et que ces seigneurs de Chantemerle, Pierre, Guy et Aimery, qui avaient doté leur soeur étaient les trois frères de celle-ci.

En outre, le titre de seigneur de Chantemerle commence dans la personne de Thibaud III, fils de Thibaud II, à être réuni aux autres titres des Chabot.

Plus tard, en 1245, dans une donation de la châtellenie de Chantemerle, faite à Sebrand III Chabot, arrière-petit-fils de Thibaud II et de Marguerite, par Aélis de Mauléon, dame de Pouzauges (38), celle-ci est dite cousine de Sebrand III. Or Aélis ne pouvait posséder la châtellenie de Chantemerle, sans descendre d'un seigneur de cette terre; et ce seigneur devait être frère ou oncle de Marguerite, femme de Thibaud II et bisaïeule de Sebrand III, puisque Aélis est dite cousine de ce dernier. Nous croyons que toutes ces raisons confirment notre opinion qui rattache Marguerite femme de Thibaud II à la maison de Chantemerle.

Thibaud II Chabot dut mourir peu de temps après 1185, laissant deux enfants.

Enfants de Thibaud II et de Marguerite de Chantemerle.

10 Thibaud III Chabot qui suivra.

Eustache ou Eustachie Chabot, épousa Geoffroi I de Lusignan, frère de Hugues, comte de la Marche, et de Guy et Emery de Lusignan, successivement rois de Jérusalem et de Chypre. Geoffroi I était lui-même comte de Jaffa et de Césarée en Palestine (39).

Chronique de Maillezais Emma d'Aquitaine et Geoffroy la grand'dent de Lusignan

Eustachie lui porta en mariage la seigneurie de Vouvent et les prétentions des Chabot à l'avouerie de l'abbaye de Maillezais, que leur fils Geoffroy II voulut soutenir les armes à la main. Mais excommunié pour cette violence, il n'obtint d'être absous, en 1233, que moyennant une renonciation formelle à ses prétentions.

Ce Geoffroy II de Lusignan, appelé Geoffroy à la Grand-Dent, est donné pour fils à la fée Mélusine dans les légendes. Mais comme dans une charte de donation en faveur de l'aumônerie de Saint-Thomas de Fontenay, il nomme lui-même Eustachie, sa bonne mère, alors défunte (40), il faut en conclure que cette légende de la fée Mélusine est une fable contredite par les documents historiques.

 

V

THIBAUD III Chabot,

 fils unique de Thibaud II et de Marguerite de Chantemerle, chevalier, seigneur de la Roche-Cervière et de Chantemerle.

La première mention que nous trouvions de Thibaud III est relative à un fait de guerre analogue au glorieux exploit de son oncle Sebrand, évêque de Limoges. Voici en quels termes Raoul de Dicé le raconte, à l'année 1175 :

« Wulgrin comte d'Angoulême, accompagné d'une troupe de scélérats Brabançons, eut l'audace d'envahir à main armée le Poitou. Mais Jean, évêque de Poitiers, ayant appelé de tous côtés à son aide et réuni un grand nombre de soldats mercenaires, fort surtout de l'appui de Thibaud Chabot, alors chef (princeps) des hommes d'armes de Richard duc d'Aquitaine, lequel résidait en Angleterre à la cour du roi son père (Henri II), résolut d'arracher aux mains des ennemis le peuple dont il était le pasteur.

On marcha en quatre corps de troupes contre les routiers, démolisseurs des châteaux, ravageurs des campagnes, incendiaires des églises, violateurs des religieuses. La rencontre eut lieu près de Barbezieux, et les Brabançons furent taillés en pièces, les défenseurs du Poitou n'ayant perdu que quatre des leurs (41). »

Thibaud III épousa à Fontenay Mirable ou Mirabelle (Mirabilis), fille d'Engelelme de la Roche. Cette alliance est constatée,

1° par une charte de Thibaud, dans laquelle, «prenant pour femme, à Fontenay, Mirable, » il fait plusieurs donations à l'Absie (42) ;

2° par une autre charte, dans laquelle « Mirable, fille d'Engelelme de la Roche, et femme de Thibaud Chabot, de son consentement, donne au couvent de femmes de Montazai, ordre de Fontevraud, un moulin à draps, situé sous la tour de Civray (43).». »

 3° Enfin par une charte de Thibaud Chabot, lequel, « du consentement de son épouse Mirable, pour l'amour de Dieu, donne aux religieux de l'Absie les tailles et autres redevances, payées par les séculiers sur leurs terres (44). »

Ces trois chartes ne sont pas datées, mais elles paraissent aux savants, qui nous les ont conservées, se rapporter à la période écoulée entre 1170 et 1180.

En 1184, Thibaud III témoigna sa charité envers un autre monastère, celui d'Orbestier, près des Sables-d'Olonne, par un acte de donation où nous trouvons des détails intéressants.

« Pour le salut de son âme, de l'âme de son fils Sebrand, de sa femme, mère de celui-ci, il donne à Dieu et à l'abbaye de Saint-Jean d'Orbestier le lieu appelé la Sebrandière (45), près de Fontenay-le-Comte. »

Son oncle Sebrand, évêque de Limoges, atteste dans l'acte que ce même lieu dépend légitimement de son propre patrimoine et de celui de Thibaud. Faut-il voir dans ce nom de Sebrandière la désignation de la terre échue en héritage à l'évêque Sebrand, et devant revenir à Thibaud son neveu et son héritier légitime ? Nous inclinons à le croire.

Dans la même charte, Thibaud donne aux moines d'Orbestier la permission d'avoir des chiens pour la garde de leurs habitations, de leurs bestiaux et de leurs troupeaux. En échange de ces libéralités, les religieux associent Thibaud et son fils à leurs prières, promettent d'insérer dans leur calendrier les noms du père, de la mère et du fils, après leur mort, et d'ériger dans leur église une chapelle en l'honneur de la bienheureuse Marie toujours vierge, où deux religieux célébreront les saints Mystères.

L'année suivante est signalée par une nouvelle charte en faveur de l'abbaye de l'Absie. Thibaud, fils de Thibaud Chabot, y confirme, en présence de l'abbé Rainier  toutes les donations de terres sises à Massigné et dans toute la plaine voisine, faites précédemment par son père Thibaud et son aïeul Sebrand.

 Cette charte est de 1185, « Guillaume, évêque de Poitiers, souffrant alors glorieusement la persécution pour les droits de son église ». » Dans une autre charte, « Thibaud, fils de Thibaud Chabot, fait remise aux religieux de l'Absie de la taille appelée commandice, qu'il percevait sur deux de leurs maisons, et leur fait donation de sa haie (ou enclos) sise près de la maison de Ulmellis, du consentement de Sebrand son fils et d'Olive sa femme (48). Cet acte fut dressé dans sa maison de la Chabocière en 1192.

Une donation d'un autre genre fut faite par Thibaud III, dans le château de la Roche-Cervière, en 1197, à l'abbaye de la Madeleine de Geneston, diocèse de Nantes : celle d'un serf nommé Giraud Ploin, « devant être à perpétuité, avec la métairie qu'il occupe (cum borrefia sua), possédé par les religieux (49). »

L'année 1206 vit Thibaud Chabot participer à un fait historique important. Philippe-Auguste venait d'enlever à Jean-Sans-Terre, roi d'Angleterre, toute la partie située au nord de la Loire des provinces occupées par le monarque anglais.

Celui-ci, pour préserver la partie située au sud de la Loire, demanda une trêve. Elle fut signée à Thouars, en octobre 1206 (50).

 L'élite de la noblesse des deux royaumes assista à cet acte solennel et garantit les engagements pris par son souverain respectif.

Du côté du roi d'Angleterre, nous lisons dans le traité, à la suite des noms du vicomte de Thouars, de Savary de Mauléon, de Hugues l'Archevêque, seigneur de Parthenay, etc., celui de Thibaud Chabot (51).

 

 

C'est un témoignage remarquable de la haute situation occupée par les Chabot dans la noblesse du Poitou.

La même année 1206, Thibaud III donna à l'abbaye de l'Absie tout ce qu'il possédait par acquets et succession à Benest (52).

 

 Le dernier acte, que nous connaissions, de Thibaud III, est une charte qui ressemble fort à une donation testamentaire, par laquelle « il donna à Dieu et à Notre-Dame de la Villeneuve (diocèse de Nantes), et aux religieux qui y servent Dieu, pour le salut de son âme et des âmes de ses prédécesseurs et successeurs, le droit qu'il avait à la Botelle, près du ruisseau de Touffou, moyennant quoi, l'abbé Bertrand lui accorde la confraternité de l'Ordre, et un anniversaire pour lui et sa femme Olive, qui sera célébré chaque année dans l'octave de Saint-Jean-Baptiste. » Cet acte fut passé à la Roche-Cervière, le 23 juin 1207 (53).

Nous avons vu plus haut qu'une charte de Thibaud III, datée de 1192, nommait sa femme Olive ; cette dernière charte, donnée en 1207, indique aussi le même nom. Ce double témoignage ne permet pas de douter que Thibaud III ne se soit marié deux fois. Qui était cette Olive? Nous ne l'avons découvert nulle part. Les deux donations, où elle figure à côté de son mari, faites en faveur de monastères du diocèse de Nantes, sembleraient indiquer qu'elle était originaire de cette contrée. Nous ignorons si Thibaud en eut des enfants, ne lui en connaissant pas d'autres que Sebrand, qui avait eu Mirable pour mère.

 

VI

SEBRAND II Chabot,

fils unique de Thibaud III et de Mirable de la Roche, seigneur de la Roche-Cervière, de Chantemerle, de la Grève et d'Oulmes, a été appelé Thibaud par quelques auteurs ». Les actes que nous allons rapporter établissent son véritable nom.

Nous avons sur lui peu de détails, mais ceux que nous avons pu recueillir sont intéressants, surtout pour un degré d'où sortent deux branches importantes de la maison de Chabot.

En 1218, Sebrand II était depuis longtemps marié avec Agnès d'Oulmes, puisque, à cette date, il était père de deux enfants majeurs. Car dans une charte de cette année, qui nous a été conservée intégralement et où il prend le titre de seigneur d'Oulmes, il donne à l'abbaye de l'Absie, du consentement d'Agnès sa femme et de ses fils Thibaud et Girard, tous les droits terriens (terragia) qu'il percevait dans son domaine d'Oulmes, à Champdonné, à la Roched'Isar, etc.(55).

A la même date, Sebrand « Chaboz », du consentement d'Agnès, sa femme, et de ses fils, Thibaud et Girald (sic), donna à l'abbaye de Fontevraud six setiers de beau froment, à la mesure de Mallec, à prendre sur l'aire de Mascigné, le jour de l'Assomption.

 En retour, l'abbesse de Fontevraud lui céda les deux tiers de la forêt de Brosses, dont Sebrand possédait déjà l'autre tiers, en se réservant, pour son monastère, un pré situé entre cette forêt et la rivière de Vendée (56).

C'est à la même année 1218 que se rapporte un autre acte, par lequel Sebrand Chabot, ayant pris la croix et voulant aller au secours de la Terre-Sainte, engagea à l'abbaye de Saint-Maixent, du consentement d'Agnès, sa femme, et de Thibaud, son fils aîné et héritier, ses terres et revenus, dont le détail se trouve dans l'acte, pour cinq années, moyennant 10,000 sols tournois. L'acte fut passé en présence de Guillaume, archevêque de Bordeaux (57).

Sebrand II dut faire, nous ne savons à quelle date, une donation à l'abbaye des Châtelliers, sur laquelle les détails nous manquent. Mais elle est rappelée dans une charte du mois de mars 1232, où ses trois fils, Thibaud, Girard et Sebrand, confirmèrent les donations faites à ce monastère par leurs aïeux et leur père Sebrand Chabot (58).

La même charte nous prouve qu'il était mort avant cette année 1232. Sebrand II laissa d'Agnès d'Oulmes cinq enfants : trois fils et deux filles :

Enfants de Sebrand II et d'Agnès d'Oulmes.

1° Thibaud IV Chabot, qui va suivre.

Girard Chabot, tige de la branche éteinte des seigneurs de Rays.

3° Sebrand Chabot, auteur de la branche des seigneurs de la Grève, tige de celles de Jarnac et du Chaigneau.

4° Bellassez Chabot, mariée à Brient Leboeuf, seigneur de Nozay, d'une famille ancienne du Poitou, qui paraît originaire de Charroux.

Bellassez fut dotée par son frère Girard Chabot, seigneur de Rays, de domaines sis au Port-Durand, dans les paroisses de Couëron et de Chef-Chef, au diocèse de Nantes ; lesquels domaines firent retour plus tard à la fille du donateur, soit que Bellassez fût décédée sans enfants, soit que la donation en sa faveur n'eût été que viagère. Bellassez était morte en 1264 (59).

5° Jeanne Chabot, femme de Pierre Marbeuf. Tout ce que nous savons d'elle, se borne à une donation, faite à son mari et à elle par son frère Thibaud IV, du droit d'usage dans la forêt de la RocheCervière, en 1230 (60).

 

 

VII

THIBAUD IV Chabot,

fils aîné de Sebrand II et d'Agnès d'Oulmes, seigneur de la Rochecervière, des Essarts, de Chantemerle, d'Oulmes, etc., etc.

Le premier acte que nous ayons de lui est la donation faite, en 1230, à sa soeur Jeanne, mariée à Pierre Marbeuf, du droit d'usage dans la forêt de la Roche-Cervière (61). Deux ans après, en mars 1232, les trois frères, Thibaud, Girard et Sebrand Chabot, confirmèrent les dons et privilèges accordés à l'abbaye des Châtelliers, par Marguerite, femme de Thibaud II, leur bisaïeule, par Thibaud III, leur aïeul, et par Sebrand II, leur père ; ils y ajoutèrent d'autres droits (62).

L'année 1239 est marquée par plusieurs donations faites par Thibaud IV à divers monastères. Ainsi, il donna à l'abbaye de l'Absie tout le droit qu'il avait sur une vigne, occupée par Pierre Michel, dans la paroisse de Logefougereuses (63) ; le 18 mai, à l'abbaye de Saint- Maixent, cent sols de rente sur les tailles du Bourg-Chabot, etc., pour fonder un anniversaire dans l'église de ce monastère (64) ; le 6 juin, à l'abbaye de Maillezais, pour son salut et celui des siens, dix-sept deniers de rente, et au même monastère, pour le prieuré de Fontaines, douze deniers (65).

A la date d'avril 1244, nous trouvons dans le cartulaire de Rays (66) une longue charte de Thibaud IV, assez intéressante pour que nous en fassions ici une analyse détaillée.

Thibaud Chabot, chevalier, seigneur d'Oulmes et de la Rôchecervière, y donne à son frère Girard les terres de Saint-Hilaire-des-Bois et de la Chapelle-Themer, plus le fief de Pierre Vivier, dans la châtellenie de Mareuil, en pleine propriété ; à son autre frère Sebrand, du consentement dudit Girard, tout ce qu'il avait à Saint-Maixent, moyennant quoi ceux-ci consentent :

1° Que Aénor, femme de Thibaud, ait, à titre de douaire, les terres de l'Ile Saint-Simon de Logefougereuse, le moulin de la Chabecière, des rentes assignées sur diverses terres;

2° Que chacune des trois filles de Thibaud, Agnès, Olive et Marguerite, ait en mariage 200 livres de rente;

3° Que son fils Thibaudin, en payant 50 livres de rente à celui de ses oncles auquel la succession de Thibaud pourra être dévolue par droit de viage, ait les terres du fief de Gastine et celles qui sont situées entre Parthenay et la Sèvre, jusqu'à la Molière, etc.;

4° Qu'à défaut dudit Thibaudin, Guillaume de Chantemerle, son frère, succède aux mêmes droits.

En mai 1244, Thibaud IV confirma les donations faites, en 1185, par Thibaud III Chabot, son aïeul, à l'abbaye de l'Absie, et, en août 1246, celles que Geoffroy de la Mothe avait faites à la même abbaye (67).

Le cartulaire de cette abbaye nous fournit, en 1245, des lettres de Thibaud Chabot, seigneur de la Rochecervière et de Chantemerle, par lesquelles, en qualité de seigneur suzerain, il pacifia un différend entre Guillaume de Saint-Aubin, chevalier, et Pierre de Saint-Aubin, valet, son cousin, d'une part, et Jernigant, valet, d'autre part, au sujet de certains héritages tenus de Thibaud, dans la terre de Chantemerle (68).

L'année suivante, 1246, Thibaud IV eut à remplir une fonction du même genre. Chargé par Alphonse, comte de Poitiers, de décider comme arbitre d'un différend survenu entre Pierre de Volvire et Regnault de Précigné, au sujet des seigneuries de Mansé et de Marans, il réussit à accorder les deux contendants, et il rendit compte à Alphonse du résultat de sa mission (69).

La même année, Thibaud Chabot assista, comme témoin, à une donation faite par Thibaud Chasteigner à Pierre et à André Josseaume de Pousauges, son gendre et son petit-fils (70) ; il engagea sa caution, envers le comte de Poitiers, pour deux cents livres tournois, dues par Maurice de Belleville, pour droits de rachat et pour amendes ; il figure lui-même, dans ce dernier document, comme homme-lige du comte de Poitiers (71).

En 1250, Thibaud Chabot fut chargé, avec Aimery, vicomte de Thouars, et plusieurs autres seigneurs du Poitou, de défendre, garder et aider de leurs conseils Abbé de la Roë, chevalier. (72)

Les actes de Thibaud IV, qui suivent offrent le caractère d'actes de dernière volonté. Ainsi, en juin 1250, il régla définitivement le douaire de sa femme Aénor, du consentement de Girard et Sebrand Chabot, chevaliers, ses frères (73) ; il donna, pour son anniversaire et celui de ses père et mère, à l'abbaye de l'Absie, toutes les haies (enclos) qu'il possédait près de la Grolière (74).

Le jour de l'Ascension de l'année suivante, 1251, Thibaud IV fit son testament, par lequel il assigne plusieurs legs à diverses églises, entre autres, cinquante sols de rente à l'Absie (75), sur les terres de la Rochecervière, les Essarts, Chantemerle, Logefougereuse, la Largère, Hérisson, etc.

 Il déclare que Thibaud (alias Thibaudin), son fils, et Guillaume de Beaumont, son gendre, ont engagé leurs biens jusqu'à entier acquittement de ses dettes ; il nomme pour ses exécuteurs testamentaires « Messires Girard et Sebrand Chabot, ses frères, l'abbé de l'Absie et l'abbé de la Roë ; » il prie le vicomte de Thouars, son seigneur et cousin, de faire observer son testament, et reçoit le serment de Girard, son frère, de Sebrand et de Thibaud, ses fils, qui s'engagent à accomplir ses dernières volontés (76).

Thibaud IV avait épousé Aénor des Brosses, dame des Essarts, fille de Bernard des Brosses, qui descendait des vicomtes de Limoges. Il en eut trois fils et trois filles, nommés tous, moins Sebrand, l'aîné, dans la charte d'avril 1244, analysée plus haut. Mais la disposition qui s'y trouve, relativement au droit de viage, ne permet pas de mettre en doute l'existence d'un fils aîné, autre que Thibaudin et Guillaume, qui sont désignés par leur nom.

 

 

Enfants de Thibaud IV et d'Aénor des Brosses.

1° Sebrand lll Chabot, qui suivra.

2° Thibaudin ou Thibaud Chabot. Nous avons vu dans l'analyse de la charte donnée par son père en avril 1244, comment il fut partagé. Nous savons d'ailleurs, par le testament de Thibaud IV, qu'il était marié en 1251 ; car il y est dit « avoir engagé tous ses biens, moins ceux de sa femme, » pour acquitter les dettes de son père. Il donna, pour son anniversaire, à l'abbaye de Saint-Maixent, cent sols de rente sur le Bourg-Chabot qui lui appartenait. Nous connaissons ce dernier fait par un traité passé, en 1269, entre Etienne, abbé de Saint-Maixent, et Sebrand III, frère aîné de Thibaud, par lequel le monastère fait remise de cette rente (77). Cet acte nous apprend en même temps que, à cette date, Thibaud était mort. Là, se borne tout ce que nous savons de lui.

3° Guillaume Chabot, seigneur de Chantemerle ; nous le trouvons ainsi désigné dans la charte de 1244. Il est nommé dans une enquête faite en 1258, touchant l'assiette de la taille de la vicomtéde Thouars (78).

En dehors de ces documents, nous connaissons une transaction, du mois d'août 1292, entre Simon Gormont, valet, et Catherine Choenelle, veuve de feu Guillaume Chabot, au sujet d'une donation faite par celui-ci à sa femme (79). Est-ce de Guillaume Chabot, seigneur de Chantemerle, qu'il s'agit ? Nous ne saurions l'affirmer, surtout devant l'omission du nom de son fief.

4° Agnès Chabot. Nous ne connaissons d'elle que son nom, qui figure dans la charte de 1244.

5° Olive Chabot, dame de la Rochecervière, épousa Hervé de Volvire, dont elle eut vingt-deux enfants, ainsi que le constate un document de 1340 environ (80).

6° Marguerite Chabot épousa, en juin 1243, Guillaume de Beaumont, qui, d'après le testament de Thibaud IV, engagea ses biens pour l'acquit des dettes de son beau-père. Ce Guillaume de Beaumont paraît être le même que celui qui mourut maréchal de France, en 1250, lequel appartenait certainement à la maison de Beaumont-Bressuire.

 

 

 

VIII

SEBRAND III Chabot,

 fils aîné de Thibaud IV et d'Aénor des Brosses, seigneur de la Rochecervière, de Chantemerle, des Essarts, etc., avait reçu, en 1245, ayant la mort de son père, de sa cousine Aélis de Mauléon, dame de Pouzauges, la châtellenie de Chantemerle, ainsi qu'on l'a dit plus haut (81).

 

 En 1251, Sebrand Chabot et Amicie, sa femme, qui avaient fait précédemment au prieuré de Méron, en Anjou, un don de trente livres de rente, que Sebrand avait reçues d'Aimery, vicomte de Thouars, furent obligés de garantir leur donation contre la veuve d'Aimery, qui prétendait la retenir. Ils le firent résolument, et, en attendant l'issue du débat, ils payèrent pour cette année, au prieur de Méron, la somme de trente livres, équivalente à la rente objet du litige (82).

 

Quelques années après, de 1258 à 1267, le comte de Poitiers, Alphonse, frère de saint Louis, dont les vassaux ne s'empressaient pas de s'acquitter de leurs redevances, voulut composer avec eux.

 Il nomma une commission formée des principaux seigneurs du Poitou, qu'il chargea de régler les droits respectifs du suzerain et des vassaux. Sebrand Chabot fut un des commissaires auxquels fut confiée cette mission délicate (83).

En 1267, Sebrand III rendit à l'abbé de Saint-Maixent, en plein chapitre du monastère, l'hommage-lige auquel il était tenu (84).

Quelle était l'origine de cet hommage-lige? S'il faut en croire l'auteur de la généalogie imprimée en 1834, suivi par Filleau, il remonterait à Guillaume Chabot, qui, au XIe siècle, se serait engagé envers l'abbaye de Saint-Maixent à un hommage de deux cierges de treize livres chacun, en reconnaissance d'une victoire qu'il devait à l'intercession du saint. Nous ne voulons pas contester cette opinion. Il nous suffit de remarquer que c'est en 1267 seulement que nous trouvons la première mention d'un hommage de ce genre, rendu à la fois par Sebrand III et par un Geoffroi Chabot, chevalier, l'un des membres de la famille, dont nous ignorons la filiation.

Deux ans après, en mai et juin 1269, Sebrand passa un traité avec l'abbé Etienne et les religieux de la même abbaye de Saint-Maixent, par lequel il fut affranchi de l'obligation de payer cent sols de rente donnés, pour anniversaire, par Thibaud Chabot, son frère puîné, et assis sur le Bourg-Chabot, situé à Saint-Maixent (85).

Ce fut aussi en mai 1269, que Sebrand Chabot prit part à un acte important dans l'histoire de la féodalité en Poitou, l'abolition des rachats de fiefs à merci.

On sait que dans le régime féodal, la possession d'un fief obligeait, à chaque mutation de propriétaire, à payer un droit au suzerain de qui le fief était tenu. Ce droit se nommait relief ou rachat. Depuis la domination anglaise en Poitou, cette obligation était devenue très onéreuse.

Les rois d'Angleterre, au lieu du revenu d'une année qui était l'usage commun, exigeaient le revenu de plusieurs années, et en étaient venus à fixer le taux du rachat selon leur bon plaisir ; ce qui introduisit l'usage et le nom de rachats à merci. Les grands barons de la province avaient suivi l'exemple du souverain, et levaient ce droit d'une manière arbitraire sur leurs vassaux.

En 1256, le vicomte de Thouars donna l'exemple d'un retour aux anciens usages : il fixa dans ses terres le droit de rachat au revenu d'une année. Le comte de Poitiers, pressé par les principaux feudataires de la province, se décida à imiter cet exemple, et dans une déclaration rendue en mai 1269, signée et approuvée des hauts barons du Poitou, parmi lesquels figure Sebrand Chabot, il fixa le droit de rachat à une année du revenu, évalué amiablement par quatre prud'hommes en cas de contestation.

 Le comte, toutefois, ne se montra pas gratuitement généreux. Il exigea des seigneurs, pour accorder ce règlement, une somme de 16,500 livres, à laquelle chacun devait contribuer, selon l'importance de ses biens (86).

Sebrand III jouissait, comme son père, de la confiance du comte de Poitiers et d'une grande considération parmi ses pairs. Nous en trouvons plusieurs nouvelles preuves en cette même année 1269.

 Ainsi, Alphonse lui écrit pour le charger du jugement d'un procès intenté par Guillaume de Piquegny, chevalier, au sujet du fils et héritier de feu Guy de Chausseraie, chevalier, lui donnant plein pouvoir de faire une enquête et de terminer le débat (87) ; Savary, vicomte de Thouars, en prenant l'engagement de payer au comte de Poitiers 7,759 livres poitevines pour le droit de rachat de sa vicomte, présente pour pleige ou caution Sebrand Chabot, chevalier, fils de Thibaud (88) ; Guionnet, fils d'Aimery, vicomte de Thouars, dans un engagement du même genre de payer 2,250 livres pour le rachat de Talmont, présente aussi comme sa caution Sebrand Chabot (89) ; enfin, Maurice de Belleville faisant des difficultés pour la portion qu'il devait payer dans la somme exigée par le comte de Poitiers, pour accorder l'abolition des rachats de fiefs à merci, une commission de quatre chevaliers, dont Sebrand Chabot fait partie, est chargée de régler sa contribution (90).

 

 Le dernier document que nous connaissions de Sebrand III, est une charte du 18 mars 1292, par laquelle « Sebrand Chabot, chevalier, seigneur de la Rochecervière et des Essarts, » confirme l'acquisition faite par les religieux de Maillezais, de Jean de Vaux, chevalier, de diverses terres et rentes dépendant de ses fiefs et arrière-fiefs (91).

Nous ignorons la date de la mort de Sebrand III. Il avait épousé une femme dont le nom seul d'Amicie nous a été conservé. Il n'eut, d'après A. du Chesne (92), que deux filles.

 

Enfants de Sebrand III et d'Amicie.

1° N... Chabot, qui porta en mariage la terre de la Rochecervière dans la maison de Ruffec.

Mahaud Chabot, dame d'Oulmes et des Essarts, mariée à Savary de Vivonne, chevalier, seigneurs de Thors.

Ainsi finit la branche des Chabot, seigneurs de Vouvent et de la Rochecervière, de laquelle étaient sorties les branches des seigneurs de Rays et des seigneurs de la Grève, qui vont suivre.....

 

 

 

 

 

 

Histoire généalogique de la maison de Chabot originaire du Bas - Poitou<==.... ....==>

 

 

 


 

1147 Partant pour la croisade, donation à l'Absie de Sébrand Ier Chabot, seigneur du petit château de Vouvant et de Mervent 

Donation à l'Absie de Sebrand I Chabot, partant pour la croisade. (Vers 1147) (p. 25.) Bibl. nation. -F. franc. 17048, f. 33. Sebrandus Chabot, volens ire in Jherusalem, coram Deo et reliquiis Sanctorum, accepto baculo et pera, in ecclesia beati Nicolai, reconcessit Rainerio (l) abbati et monachis Absie, terragia de Macinee, sicut vice prima dederat et concesserat, et terram Hugonis Rufi (2), et omnes terras à feodatis suis illis datas.

 

1. de Montmorillon, ap. Arm. de Baluze, XLI.

2. A. du Chesne. Maison de Chastillon.

3. Cette tour était située à Saint-Maixent (Deux-Sèvres). Elle vient d'être détruite pour faire place aux constructions de l'école des officiers.

4. Cartul. de Montmorillon, ap. Arm. de Baluze, XLI.

5. Cart. de Montmorillon.

6. A. du Chesne. Maison de Chastillon.

7. A. du Chesne. Maison des Chasteigners. Preuves, 179.

8. Cartul. de la Chaise-le-Vicomte. B.

9. A. du Chesne. Maison de Chastillon, p. 482.

10. Besly, Hist. des comtes de Poitou, p. 59.

11. de Montmorillon, ap. Arm. de Baluze, XLI.

12. de l'Absie, f. franc. 17048, f. 24.

13. D. Fonteneau, VIII, f. 72.

14. Mss. Dupuy, DCCCXXVIII, p. 107.

15. D. Estiennot. Antiq. bénéd. F. lat. 12758, f. 81 et 279.

16. Mss. Dupuy, DCCCXXVIII, f. 117.

17. Cartul. de l'Absie. F. franc. 17048, f. 33.

18. Lettre de Louis VII, ap. Besly, Hist. des comtes de Poitou. Preuves.

19. Jugement de l'archev. de Bordeaux. Ibid.

20. Fonteneau, XVI, f. 19.

21. F. lat. 17147, f. 47 verso. — D. Estiennot, Antiq. benédict. f. lat. 12755, f. 639.

22. Cartul. du prieuré de Fontaines, n° 24.

23. A. du Chesne, Maison de Chastillon, p. 483.

24. d'Aquitaine, IIIe partie, chap. 5.

25. Raoul de Dicé, ann. 1179. ap. Historiens de France, XIII, 204.

26. Art. de vérifier les dates. T. I. Angleterre, art. de Henri II.

27. Speculum Sanctorale Lemov. XIV sec, ap. Labbe, Bibl. nov. II, p. 299.— J. Bouchet, loc. cit.

28. Mss. A. du Chesne, T. XXII, f. 230.

29. Bibl. nat. Pièces originales, T. 643, f. 200 et 202.

30. Mss. A. du Chesne, T. XXII, f. 402 verso.

31. V. l'art, de Sebrand I.

32. Ibid.

33. Cartul. de Coudrie.

34. A. du Chesne. Maison de Chastillon, p. 484.

35. Rymer, T. I, p. 34.

36. Cartul. de N.-D. de Saintes, n° 83.

37. Mss. Dupuy, T. DCCCXXVIII, f. 107.

38. Mss. A. du Chesne, L. f. 417. — D. Villevieille. Trésor généalogique.

39. Besly, Généal. de Lusignan, ap. A. du Chesne, Maison de Chastillon, p. 484.

40. P. Marchegay. Cartulaires du Bas-Poitou, p. 304.

41. Raoul de Dicé, ann. 1175, ap.Historiens de France,XIII, 199.

42. Invent, des Chirographes de l'Absie, ap. Dupuy, DCCCXXVIII, f. 117.

43. D. Fonteneau, XVIII, f. 407.

44. Cartul. de l'Absie, ap. Arm. de Baluze, LI.

45. Cartul. d'Orbestier, n° 6.

46. Rainier, troisième abbé de l'Absie, était un Chabot, d'après l'abbé Drochon (Cartulaire de l'Absie.) Voir les Pièces justificatives, à la fin de la Généalogie.

47. Labbe, Bibliot. nova, II, p. 729.

48. Cartul. de l'Absie, ap. Arm. de Baluze, LI.

49. F. lat. 17,092, f. 45. — Gallia christ., XIV. 856.

50. Rymer, I, p. 141.

51. La généalogie des Chabot publiée par M. Bauchet-Filleau, fournit ici une preuve du peu de soin que l'auteur a apporté à la lecture des textes. Il dit à l'occasion de cette trêve, que « lépreux chevalier (Thibaud) resta toujours fidèle au roi de France ; car on le voit figurer parmi les grands seigneurs de la suite de Philippe-Auguste, jurant avec eux, au nom de ce prince, la trêve conclue avec Jean-Sans-Terre. »

C'est le contrepied de la vérité. Thibaud Chabot était de la suite de Jean-Sans-Terre et jura du côté du monarque anglais, comme on peut le voir dans le traité.

52. Invent, de l'Absie, ap. Dupuy, DCCCXXVIII, f. 116.

53. F. lat. 17,092, f. 206. — Gallia christ., XIV. 865.

54. Généal. de 1834. — Filleau, Nobil. du Poitou.

55. Cartul. de l'Absie, ap. Arm. de Baluze, LI.

56. Arch. de Maine-et-Loire. Fontevraud.

57. D. Fonteneau, XVI, f. 135.

 

58. Ibid. V. f. 119.

59 de Rays, nos 38, 47,77, 100.

60 D. Morice. Hist. de Bretagne. Preuves, I, 867.

 

61. Ibid.

62. D. Fonteneau, V. f. 119.

63. Cartul. de l'Absie, ap., Arm. de Baluze, LI.

64. D. Fonteneau, XVI, f. 167.

65. Ibid., XXV, f. 207.

66. Cart. de Rays, n° 19.

67. D. Villevieille, Trésor généalogique.

 

 

 

 

68. Cart. de l'Absie, ap., Arm. de Baluze, LI.

69. Trésor des chartes. Layettes. J. 190 A. Ce carton, dont le détail figure dans l'inventaire de Dupuy, est aujourd'hui en déficit aux Archives nationales.

70. A. du Chesne, Maison de Chasteigner. Preuves, nos 5 et 25.

71. Comptes du comte de Poitiers, ap. Arch. histor. du Poitou. T. IV, p. 19.

72. Cartul. du Bas-Poitou, f. 307.

73. Arm. de Baluze, LIV, f. 242.

74. Cart. de l'Absie, ap. Arm. de Baluze, LI. — D. Villevieille, Trésor généal.

75. Invent, des titres de l'Absie, ap. Dupuy, DCCCXXVIII, f. 113.

76. Cartul. de l'Absie, ap. Arm. de Baluze, LI. — D. Villevieille, Trésor généal.

77. D. Fonteneau, XVI, f. 207.

78. Trésor des chartes. Layettes. Poitou, I.

79. D. Fonteneau, XXIV, f. 297.

80. D. Fonteneau, XVII, f. 122.

81. Mss. A. du Chesne, L, f. 427. — D. Villevieille, Trésor généal.

82. Arch. de Saint-Aubin d'Angers.

83. Trésor des chartes. Layettes. Poitou.

84. D. Fonteneau, XVI, f. 192.

85. D. Fonteneau, XVI, f. 207.

86. Trésor des chartes. Layettes. J. 192, n° 49. —V. Boutarie, Saint Louis et Alphonse de Poitiers, p. 490.

87. Arm. de Baluze, LIV, f. 108.

88. Trésor des Chartes. Layettes. J. 192, n° 51.

89. Ibid.

90. A. Du Chesne, Maison de Chasteigner. Preuves, n° 31.

91. D. Fonteneau, XXIV, f. 239.

92. A. Du Chesne, Maison de Chastillon, p. 485.