Histoire généalogique de la maison de Chabot (2)

 On donne en Poitou, et peut-être ailleurs, le nom de chabot à un petit poisson à grosse tête. Est-ce la difformité physique d'un membre de cette maison qui l'a fait comparer à ce poisson, et lui en a fait donner le nom ? Est-ce la possession d'un étang, rivière, cours d'eau quelconque, où ce poisson abondait, qui en a fait désigner ainsi le propriétaire ? Nous ne pouvons le dire; car la raison de ce nom, ou plutôt de ce surnom, qui est devenu le nom de la famille, nous est demeurée aussi inconnue que celle de beaucoup de noms propres, qui n'étaient anciennement que des sobriquets. La première explication que nous avons donnée de ce nom paraît toutefois être assez généralement admise ; nous l'admettrons aussi.

Dès lors, les armoiries des Chabot seront des armes parlantes, c'est-à-dire représentant, comme dans une sorte de rébus, le nom de la famille. Car elle porte : D'or, à trois chabots de gueules, nageant en amont, rangés deux en chef et un en pointe.

La devise « Concussus Surgo. » signifie "Battu, je m'élève"

Elle a toujours conservé ces armes, qui remontent à une haute antiquité, et les a écartelées des macles de Rohan, après son alliance avec cette maison.

Blason famille Rohan-Chabot

La grandeur de la maison de Chabot, comme toutes les grandeurs, a appelé la flatterie. Cette maison, jouissant de la plus haute noblesse, à une époque si reculée, ne pouvait pas manquer d'obtenir de l'imagination de chroniqueurs naïfs et amis du merveilleux une origine légendaire.

Nous laisserons de côté ceux qui la font remonter à l'époque romaine et même au- delà. On sait quelles fables ont inventées, dans les derniers siècles, les faiseurs de généalogies, pour relever les familles dont ils écrivaient l'histoire.

On croyait alors ajouter à la gloire des maisons en leur donnant une origine fabuleuse.

N'a-t-on pas fait descendre l'auteur de la nation française elle-même de Francus, fils de Priam, roi de Troie ? D'autres écrivains sont plus réservés et n'osent pas remonter aussi haut; mais en prétendant assigner une origine plus récente aux Chabot, ils ne sont ni plus véridiques, ni plus vraisemblables.

Un entre autres, dont le témoignage nous a été conservé par Dupuy 1, raconte que Ferri Chabot, vivant au Ve siècle, aurait eu deux fils, Sebran et Adrian, de la soeur de l'Empereur d'Allemagne, qu'il nomme Frédéric. Ces deux fils auraient été envoyés en France, l'an 510, au secours de Louis V, roi de ce pays, et s'y seraient établis.

Signalons les anachronismes grossiers de ce récit : il n'y eut d'empereur d'Allemagne que depuis Charlemagne, plus de trois siècles après ; il n'exista d'empereur du nom de Frédéric qu'au XIIe siècle; Louis V, roi de France, régna en 986.

La suite n'est pas moins absurde. Sebran Chabot, l'aîné, aurait épousé une fille de France, Radegonde, et en aurait eu Philippe Chabot, marié à Marguerite de la Marche, dont naquirent Brian et Hugues. Adrian

Chabot, le puîné, aurait été le mari de Jeanne, fille du comte de Nevers, et aurait eu pour petit-fils Pierre Chabot, connétable de France. Ce récit n'a pas même le mérite de la vraisemblance, puisqu'il renferme presque autant d'erreurs historiques que de mots. Ce qui vient après est plus raisonnable. Un des descendants de ce Pierre, nommé Boniface, aurait été l'époux d'Agnès, fille d'un comte de Poitiers.

Ici nous trouvons la chronique d'accord avec l'opinion assez répandue, plausible, acceptée par plusieurs, et, à tous les points de vue, très acceptable, qui donne pour auteur à la maison de Chabot un descendant des ducs d'Aquitaine, comtes de Poitiers. Hâtons-nous toutefois d'ajouter que la filiation de ces seigneurs contredit cette origine, et qu'en supposant même que leur descendance soit imparfaitement connue, et que les Chabot aient pu avoir pour père un fils innommé des ducs d'Aquitaine, il faudrait, pour pouvoir se glorifier de cette supposition, en fournir la preuve; or nous ne l'avons rencontrée nulle part.

On a dit (2) que Guillaume, duc d'Aquitaine, dit Fier-à-Bras, avait eu un second fils, nommé Pierre. (C'est le même Pierre que nous donnons pour père aux premiers Chabot de notre histoire.)

Ce Pierre, né vers la fin du Xe siècle, aurait eu, en venant au monde, la tête grosse; ce qui lui aurait fait donner le surnom de Chabot. Nous ne nions pas que telle dut être la raison de ce surnom, mais rien ne prouve qu'il fut donné à un fils de Guillaume II, duc d'Aquitaine, et même que ce fils ait existé. Car les historiens ne lui reconnaissent qu'un seul fils, qui fut Guillaume III, et aucun document, aucune preuve ne vient appuyer l'allégation qui lui attribue un autre fils ; elle ne peut donc être admise dans un livre sérieux.

Contentons-nous de dire que, quelle que soit l'origine des Chabot, ils étaient déjà au XIe siècle de puissants seigneurs, ce qui permet de faire remonter leur noblesse à une date très reculée, quoique inconnue. Cette affirmation est assez honorable, pour qu'on ne cherche pas à donner à leur maison un lustre faux ou douteux.

Nous trouvons en effet, au XIe siècle, les Chabot établis et possessionnés dans le Bas-Poitou, (aujourd'hui les départements de la Vendée et des Deux-Sèvres) bienfaiteurs des abbayes de cette région, ce qui nous permet de conjecturer que cette partie de la province fut le berceau de la famille.

Elle s'étendit depuis dans le reste de la contrée et plusieurs de ses branches se fixèrent ailleurs : ainsi les seigneurs de Rays vinrent en Bretagne; les seigneurs de Jarnac en Angoumois ; les seigneurs de la Turmelière en Anjou; les seigneurs de Brion-Charny en Bourgogne ; enfin l'alliance des Chabot avec les Rohan les transporta à Paris et dans les divers domaines de la maison ducale de Rohan.

Une branche, toutefois, est toujours demeurée dans le lieu d'origine, celle des seigneurs du Chaigneau, et ses descendants représentent de nos jours l'illustre maison des Chabot en Bas-Poitou.

  Ajoutons que, dans cette province, le souvenir de cette famille est conservé par les dénominations que portent plusieurs localités, telles que la Chabocière, les Prés-Chabot, les Bois-Chabot, la Chabotterie etc., et par une construction récemment détruite, la Tour-Chabot, à Saint-Maixent.

(Motte Castrale du Château-Neuf – le sentier des douves - Le Millénaire de la Cité Médiévale de Vouvant)

 

Nous venons de citer plusieurs branches de cette maison. Celles qui en sont sorties sont assez nombreuses. On va lire l'histoire de celles du Bas-Poitou, de Vouvent et de la Roche-Cervière, de Rays, de la Grève, de Jarnac, de Sainte-Aulaye, devenue celle des Rohan-Chabot, par le mariage avec un Chabot, en 1645, de l'héritière du fameux duc de Rohan, de Brion-Charny, du Chaigneau, de la Turmelière, de l'Aleu.

De toutes ces branches, deux seulement existent aujourd'hui : celle des Rohan-Chabot, qui a produit plusieurs rameaux, et celle du Chaigneau. Toutes les autres sont éteintes.

Girard Chabot Seigneur de Raitz

Mais nous devons faire observer que les branches, dont nous avons pu établir sur preuves la filiation, ne sont peut-être pas les seules qui soient sorties de cette maison. Outre plusieurs individus portant le nom de Chabot dans la même province, et qu'il nous a été impossible de rattacher à la même famille, il se peut que des Chabot, que nous trouvons dans diverses localités à des époques plus ou moins éloignées, et même encore de nos jours, proviennent de la même tige. Mais, pour affirmer cette provenance, il faudrait pouvoir établir avec exactitude un point d'attache et suivre la filiation sans interruption. Voilà ce qui manque malheureusement à ces diverses familles. La prétention d'appartenir à l'ancienne maison des Chabot n'est point une raison, et la conformité d'armoiries, si elle peut servir à confirmer des preuves positives, n'en peut tenir lieu. Nous avons dû, par conséquent, ne pas les faire entrer dans cette histoire généalogique. D'autres maisons, du même nom, nobles et roturières, existant dans plusieurs provinces, même dans le Poitou, n'ont d'ailleurs jamais appartenu à la nôtre, et nous n'avons pas à nous en occuper.

 

La maison dont nous écrivons l'histoire brille dans les temps anciens d'un éclat quelle a conservé durant une longue suite de siècles, et elle occupe encore de nos jours un rang distingué dans la noblesse française. Ainsi, pour ne citer que les illustrations principales, dès le XIe siècle, un Chabot accompagne le duc d'Aquitaine en France avec les plus grands vassaux du Poitou, un personnage de ce nom est élu évêque de Limoges; au XIIe, plusieurs Chabot figurent parmi les Croisés; un autre se distingue de nouveau sur le siège épiscopal de Limoges ;

au commencement du XIIIe, un Chabot est choisi comme témoin de la trève conclue entre Philippe-Auguste et le roi d'Angleterre Jean-sans-Terre ;

 (Gilles de Rais compagnon d'Armes de Jeanne d'Arc - château de Tiffauges)

 

dans le cours du même siècle, commence la branche des seigneurs de Rays, qui jette pendant plus de 150 ans un grand lustre sur la maison de Chabot ; au XIVe, ils se distinguent au premier rang parmi les défenseurs de la France, dans les guerres avec les Anglais ; au XVe, leurs services et leur bravoure sont l'objet de distinctions accordées par les princes de la maison royale ; au XVIe, un des plus grands généraux du règne de François Ier est l'amiral Chabot, auteur de la branche de Brion-Charny, laquelle conserva plus de cent ans le gouvernement de la Bourgogne ; au XVIIe, un Chabot s'allie avec la maison ducale de Rohan, joignant ensemble deux noms illustres; le XVIIIe siècle voit les Chabot remplir des postes éminents à la cour et à l'armée ; la Révolution en fait des émigrés et les dépouille d'une partie de leur fortune, mais ne peut leur enlever leur illustration ; enfin, au XIXe siècle, les Chabot occupent les fonctions les plus hautes de notre société moderne, telles que celles d'archevêque et de cardinal, de généraux, de pairs de France, de députés, de conseillers généraux, etc.

 

A toutes ces illustrations se joint celle des alliances. Nous ne prendrons pas la peine de les énumérer ici ; il suffira, pour les connaître, de parcourir cette histoire. Qu'il nous soit seulement permis de dire qu'elles unirent les Chabot aux familles les plus distinguées, les plus éminentes même, tant du Poitou que des autres provinces, et que ces unions, sans ajouter au lustre de leur maison, la maintinrent dans le rang élevé que méritaient son ancienneté et l'éclat de sa noblesse. Remarquons aussi que l'union d'Eustachie Chabot, fille de Thibaud II Chabot, qui vivait au XIIe siècle, avec Geoffroi I de Lusignan, et celle de Jacques Chabot, baron de Jarnac, au XVe, avec Madeleine de Luxembourg, rattachent les Chabot aux maisons impériales et royales de l'Europe, à la maison de France, qui toutes descendent des Lusignan et des Luxembourg.

Ce n'était donc pas par pure étiquette, mais bien plutôt à cause de leur parenté avec les Chabot, que les rois de France leur donnaient le titre de cousins.

Il nous reste à exposer en peu de mots notre manière de procéder. Nous avons démêlé, non sans peine pour plusieurs degrés, la filiation que nous avons soigneusement établie; nous avons distingué avec clarté les différentes branches et indiqué leurs points d'attache ; nous avons raconté, sur chacun des personnages, tant des aînés que des puînés, les faits principaux de leur vie, qu'il nous a été possible de connaître, même les faits moins honorables, ainsi que le demande l'impartialité de l'histoire, etc.

Notre récit est fait simplement et avec sobriété, sans les digressions dont il est si facile de grossir un livre de ce genre ; mais surtout avec une exactitude scrupuleuse, car nous nous sommes imposé la loi de ne rien avancer qui ne soit appuyé sur les documents. Nous croyons avoir ainsi, malgré notre insuffisance, travaillé à faire mieux connaître l'illustre maison de Chabot, et avoir répondu à la confiance dont nous ont honoré ses représentants actuels en nous chargeant d'être leur historien.

Nous avons la preuve certaine de l'existence, au milieu du XIe siècle, de Guillaume Chabot en 1040, et de Pierre Chabot vers 1060, auteurs respectifs de deux branches; mais s'il nous est permis de supposer qu'ils descendent d'un auteur commun, nous devons avouer que, malgré nos recherches, nous n'avons pu en obtenir la preuve positive.

Nous sommes réduits à proposer de leur donner pour père Pierre Chabot, que l'auteur de la Généalogie imprimée en 1834 sur des documents que nous n'avons pu contrôler, présente comme formant le premier degré de la descendance. Il est vrai que le même généalogiste ne lui donne pour fils que Guillaume, et fait de Pierre, qui vivait vers 1060, son petit-fils. Nous avons dit que cet auteur, ainsi que ses devanciers, est peu exact dans la description des degrés des anciennes branches, faute d'avoir pu profiter de documents qui lui sont restés inconnus. Nous avons pu établir sur des preuves, citées en leur lieu, la descendance de ce Guillaume dans laquelle Pierre ne figure pas.

D'un autre côté, ces deux personnages portant le nom de Chabot, et occupant, à la même date, une situation importante dans la même province, nous paraissent pouvoir descendre d'une souche commune, et, à défaut d'autre attribution prouvée, nous proposons de faire de Guillaume et de Pierre Chabot deux frères et de leur donner pour père ce premier Pierre Chabot, cité d'après l'auteur de la Généalogie de 1834, dans des titres de 1008, 1018, 1020, et vivant encore en 1030, lequel aurait épousé Béatrix de Pierre-Buffière.

 

Enfants présumés de Pierre et de Béatrix.

1° Guillaume Chabot, auteur de la branche éteinte, dite du Bas-Poitou.

2° Pierre Chabot, auteur de la branche des seigneurs de Vouvent et de la Roche-Cervière.

Nous devons mentionner ici, mais sans prétendre les compter au nombre des fils de Pierre Chabot, deux autres personnages du nom de Chabot, que nous trouvons cités à la même époque :

Lezin Chabot, seigneur de la cour de Philippe Ier, lequel souscrivit une charte pour S.-Martin-des-Champs, en 1070 (3);

Itier Chabot, élu évêque de Limoges vers 1050, qui occupa ce siège jusqu'à sa mort arrivée en 1073. « Il était, disent les auteurs de la Gallia christiana, d'une origine très noble, appartenant à la famille des Chabot (4) »

La descendance de Pierre Chabot n'étant que présumée, nous ne le compterons pas dans la série des degrés de notre histoire généalogique.

 

 

Histoire généalogique de la maison de Chabot (1)

 

LIVRE PREMIER  CHAPITRE I.

BRANCHE DES CHABOT DU BAS-POITOU.

NOUS donnons le nom de Branche du Bas-Poitou à celle dont Guillaume I Chabot est l'auteur au XIe siècle, parce que c'est surtout dans les Cartulaires des Monastères du Bas-Poitou que se trouvent les documents qui la concernent. On peut donc supposer avec vraisemblance que ses membres avaient leurs possessions principales dans cette partie de la province.

I

GUILLAUME I Chabot, présumé fils aîné de Pierre Chabot et de Béatrix de Pierre-Buffière, eut pour femme Aenor (5).

 

C'est, sans aucun doute, ce Guillaume qui signa, comme témoin, avec Henri I, roi de France, Guillaume VI, duc d'Aquitaine, Guillaume II, seigneur de Parthenay, et d'autres principaux seigneurs du Poitou et de l'Anjou, la charte de dotation de l'abbaye de la Sainte-Trinité de Vendôme, faite par Geoffroy II, dit Martel, comte d'Anjou, et par Agnès de Bourgogne, sa femme, veuve de Guillaume IV, duc d'Aquitaine, en 1040 (6).

Vers 1055, Guillaume Chabot fit, avec sa femme Aenor et son frère Geoffroy, une donation de terres, salines, dîmes et rentes à l'abbaye de Maillezais, pour le salut de leurs âmes et pour obtenir d'être associés aux prières des religieux (7).

Guillaume Chabot figure comme témoin, vers 1060, dans une charte d'Aimery de Rochechouart, par laquelle celui-ci restitue à l'abbaye d'Uzerches des terres qui lui avaient été données par son père (8).

Nous trouvons encore, en 1075, un Guillaume Chabot, témoin d'un acte de Guillaume duc d'Aquitaine, confirmant les donations faites par sa mère à l'abbaye de Vendôme (9). Mais il se peut que ce Guillaume Chabot soit Guillaume II, fils puîné de Guillaume I.

Celui-ci en mourant ne laissa que deux fils.

Enfants de Guillaume I et d'Aenor.

1° Gautier, qui suivra.

2° Guillaume II Chabot. Ce Guillaume, fils puîné de Guillaume I, nous est mieux connu que son père. Sa femme se nommait Pétronille.

Elle était soeur de Geoffroy Gilbert et de Guillaume, archidiacre et depuis évêque de Poitiers (10), de 1117 à 1123.

Nous voyons Guillaume II Chabot donner, avec son frère Gautier, à l'abbaye de Sainte-Croix de Talmond, vers 1080, «pour le salut de leurs âmes et des âmes de leurs parents, » une dîme sur des terres sises à Saint-Martin en l'Ile (de Rhé) et à Saint-Vincent du Beuil (11) ; vers 1085, le quart de la dîme des vignes qui leur appartenaient dans une terre nommée Ulmosa à cause des ormes (ulmi) qui la couvraient (12).

Guillaume II figure seul, en 1087, dans la donation de l'église et de la terre de Saint-Sulpice, diocèse d'Angoulême, faite à l'abbaye de Charroux (13). Mais la même année 1087, nous voyons les deux frères réunis donner à l'abbaye de Talmond un demi-quartier d'une terre sise aux Sables et dépendant de leur fief, que Raoul, moine de cette abbaye, avait plantée de vignes (14).

En 1091, Guillaume II souscrit une charte de Hugues l'Archevêque, seigneur de Parthenay, par laquelle celui-ci donnait Châteaubourdin à l'abbaye de Saint-Julien de Tours (15).

Du temps d'Alexandre, abbé de Sainte-Croix de Talmond, qui siégeait en 1092, Guillaume II Chabot, Pétronille sa femme, et ses fils Brient, Guillaume et Gilbert, donnent à ce monastère tout ce qu'ils possèdent à Lamairé, et confirment cette donation à deux reprises (16)

 A la même époque, « Guillaume Chabot concéda à la même abbaye, sous le village de Lamairé, tout ce que ses prédécesseurs avaient donné à Saint-Léger; savoir : la dîme de toute la terre de la paroisse de Saint-Léger, lorsqu'elle aura été plantée en vignes...

Plus tard ledit Guillaume, étant dans sa maison à Parthenay, fit ratifier cette concession à Chabot le jeune et à Brient, ses fils, et à Pétronille sa femme. » L'absence du nom de Gilbert dans ce dernier acte permet de croire qu'il était mort ; il n'est d'ailleurs mentionné en aucun autre acte. (17)

Guillaume II Chabot vivait encore en l'an 1105, auquel il autorisa la donation faite à Sainte-Croix de Talmond par Dalmace et Garin frères, de la dîme d'une vigne sise à Saint-Vincent, laquelle dépendait de son fief (18). On ignore la date de sa mort. Il avait eu pour fils :

1° Brient Chabot. Après ce qui a été dit de lui dans l'article de Guillaume II son père, nous ajouterons ce qui suit : Son oncle maternel Geoffroy Gilbert étant mort, ce très nobles hommes, ses neveux, savoir Brient Chabot et les autres ses héritiers, furent bannis de la Gastine par la méchanceté et la persécution de Guillaume dit l’Archevêque (19). » Ce fait eut lieu vers 1150, d'après l'éditeur du Cartulaire de Talmond.

 Le 27 mai 1152, Brient Chabot est témoin, avec Sebrand Chabot, son cousin, de la donation de la forêt de Vastes faite à l'abbaye de Saint-Maixent, par Eléonore (Aliénor), duchesse d'Aquitaine (20).

Nous ignorons si Brient Chabot laissa des enfants de Sybille sa femme (21).

2° Guillaume III Chabot. Il est cité dans les actes mentionnés à l'article de Guillaume II son père. Il fut, vers 1150, victime, comme ses autres frères, de la persécution de Guillaume l'Archevêque (22).

En 1152, nous trouvons une charte de Guillaume Chabot en faveur des chanoines de la Trinité de Mauléon (23). Guillaume prit part, en 1164, à un accord entre Hugues Chabot, que nous croyons avoir été son frère, et l'abbaye de Noaillé (24). Le même Guillaume était présent, en 1176, à l'acte de donation d'une île de la Loire, faite à l'abbaye de Turpenay, diocèse de Tours, par Guillaume de Montsoreau (25).

C'est aussi Guillaume III, probablement, qui signa comme témoin l'acte de fondation de l'abbaye des Fontenelles au diocèse de Luçon, par Guillaume de Mauléon, seigneur de Talmond, et Béatrix de Machecoul, sa femme, vers 1180.

D'après l'accord avec l'abbaye de Noaillé que nous venons de mentionner, Guillaume III Chabot avait épousé une femme du nom de Béatrix.

Là se borne tout ce que nous savons de Guillaume III, dont nous ignorons la descendance.

3° Gilbert Chabot. Tout ce que nous connaissons de lui est rapporté dans l'article de Guillaume II son père.

4° Hugues Chabot nous paraît devoir être donné pour quatrième fils à Guillaume II. Nous trouvons en effet, en 1164, un accord, cité plus haut, entre Hugues Chabot et l'abbé de Noaillé, touchant la dîme de Sainte-Gaudence, dans le Niortais. Cet accord est consenti par Hugues, sa femme Maximille, Hugues et Pierre ses fils,

Philippe et Villane ses filles, Guillaume son frère et Béatrix femme de Guillaume, qui tous cèdent à cette abbaye ce qui était tenu d'eux féodalement dans ladite dîme (26). La date, la communauté des droits, le nom du frère nous paraissent justifier l'opinion qui ferait de ce Hugues un fils de Guillaume II. Il est vrai que son nom ne figure pas dans l'énumération des fils de Guillaume II, cités dans l'acte de donation au monastère de Sainte-Croix de Talmond ; mais on pourrait répondre que Hugues était alors trop jeune pour figurer dans un acte de cette importance.

Hugues Chabot, nous venons de le voir, avait épousé une femme du nom de Maximille, dont il avait eu deux fils, Hugues et Pierre, et deux filles, Philippe et Villane, sur lesquels nous ne possédons aucun renseignement.

Peut-être faut-il regarder Hugues, fils aîné de Hugues Chabot, comme le père d'un Briand Chabot, qui, dans une charte de 1209, rendit à Aenor, veuve de P. Topinel, la baillie de Pasnai et autres fiefs, que son père Hugues Chabot avait cédés de son vivant à ce P. Topinel (27). Celui-ci, en 1221, du consentement d'Aeline de Madré sa femme, fille de Hugues de la Lande, donna à l'abbaye de Moutierneuf, à charge de messes et d'anniversaires, le quart d'une dîme sise à Lyssec (28), et enfin, en 1241, donna à l'abbaye de l'Absie, la terre de Jarrocère (29), etc.

 

 Toutefois, nous ne pouvons rien affirmer touchant l'origine de ce Briand Chabot, et, faute de documents, nous arrêterons ici la descendance de Guillaume II Chabot, fils, puîné de Guillaume I.

GAUTIER I Chabot, fils de Guillaume I et d'Aenor sa femme, dut être le frère aîné de Guillaume II, car il est toujours nommé le premier dans les actes. Il épousa Valence, dont on ignore le surnom.

Vers 1078, Gautier Chabot confirma, avec d'autres seigneurs, un jugement arbitral rendu, dans une contestation, au sujet de la propriété de plusieurs vignes, entre Rainulfe Gastule et Euvrard, abbé de Sainte-Croix de Talmond (30).

Quelques années plus tard, vers 1080, il donna avec son frère Guillaume « à Euvrard, abbé, et à l'église de Sainte-Croix, pour le salut de leurs âmes et des âmes de leurs parents, une dîme sise à Saint-Martin en l'Isle (de Rhé) et à Saint-Vincent du Beuil (31). » La même année, ils sont tous deux témoins d'une donation faite à cette abbaye (32).

Vers 1085, Gautier et Guillaume Chabot frères « donnent aux religieux de Sainte-Croix la quatrième partie de la dîme des vignes sises en leur terre appelée Ulmosa, à cause des ormes (ulmi) qui la couvrent. » (33)

En 1087, les deux frères font ensemble de nouvelles donations à la même abbaye (34).

De 1093 à 1100, nous voyons figurer le nom de Gautier Chabot au nombre des témoins de divers actes concernant Sainte-Croix de Talmond. Dans une circonstance, il y joua un rôle plus important.

« Du temps de l'abbé Alexandre (1095), Barbotin, fils de Goscelin de les Castaneis, fit une chicane audit abbé, au sujet d'une terre donnée par son père à Sainte-Croix, prétendant qu'il avait agi par contrainte. Les barons opinèrent que l'abbé devait produire un témoin qui pût attester que la donation avait été libre, et qui en voulût faire le serment. Alors Gautier Chabot s'avança et dit que pour l'amour de Sainte-Croix il s'engageait à faire ce serment. Le jour fut fixé pour le recevoir. L'époque étant arrivée, Gautier se présenta pour prononcer son serment ; mais Barbotin, le voyant prêt, renonça au serment et rendit la terre (35). »

Vers 1100, Gautier Chabot et Valence sa femme « donnent, pour leurs âmes et celles de leurs parents, au monastère de Bois-Grolland la dîme des salines sises apud Dorsum-Asini, en Bas-Poitou. »

Gautier I dut mourir peu après cette donation, en laissant plusieurs enfants; mais il est assez difficile d'établir exactement sa descendance. Deux fils, Payen et Gaudin, peuvent lui être attribués, sinon avec certitude, du moins avec une grande probabilité. Payen, frère de Gaudin, d'après un acte que nous citerons plus loin, eut pour fils Gautier, lequel, d'après le même acte, avait un autre Gautier pour aïeul. Cet aïeul, à notre avis, ne peut être que celui qui est l'objet de cet article. Cette filiation se trouvera éclaircie quand nous parlerons de Gautier II, fils aîné de Payen.

Faut-il donner pour troisième fils à Gautier I, Hervé ou Arvé Chabot, seigneur de Mareuil, dont le fils Thibaud et la fille Beline approuvèrent la charte de fondation de l'abbaye de Trizay, au diocèse de Luçon, vers 11242 ? Nous ne pouvons répondre à cette question, nous contentant de citer les noms de cet Hervé Chabot et de ses enfants. Nous ne donnons donc à Gautier I et à Valence sa femme, que deux fils.

 

Enfants de Gautier I et de Valence.

1° Payen Chabot qui suivra.

2° Gaudin Chabot nous est connu par quelques documents que nous allons indiquer.

En 1090, nous trouvons Gaudin Chabot, chevalier, présent au jugement de la cour de Pierre, seigneur de la Garnache, rendu contre Jean de Pedetorto, relativement à des droits du prieuré de Salertaine, dépendant de l'abbaye de Marmoutier (37).

En 1100, il est témoin, avec son frère Payen, d'une donation de terre faite à l'abbaye de Talmond (38).

Vers 1140, il est encore témoin de deux donanations au prieuré de Salertaine (39) et d'une charte de Pierre, seigneur de la Garnache, en faveur des Templiers (40).

Un peu plus tard, entre 1140 et 1150, Gaudin, avant de mourir, répara une injustice dont il s'était rendu coupable envers l'abbaye de Sainte-Croix de Talmond. On a vu plus haut que Guillaume II Chabot, son oncle, avait donné à ce monastère la dîme de certaines vignes, sises à Saint-Vincent du Beuil, et lui avait cédé une terre de son fief sise aux Sables et plantée de vignes par un des religieux. Payen, frère aîné de Gaudin, avait, après la mort de leur oncle, respecté ses libéralités, et, non content de laisser le monastère jouir en paix de ces donations, y avait ajouté de nouvelles concessions (41).

Payen étant mort vers 1140, Gaudin succéda aux droits de son frère d'après la coutume du Poitou, appelée viage, laquelle investissait le frère cadet des fiefs du frère aîné défunt, au détriment des enfants de celui-ci, qui ne succédaient à l'héritage de leur père qu'après la mort de son dernier frère.

Gaudin ne respecta pas les volontés de son oncle et de son frère. Il enleva aux religieux de Sainte-Croix les terres objet des donations, ainsi qu'une vigne donnée au même monastère par Pierre Tetmer, et située à la Planche, et se les appropria, Cette injustice le fit excommunier.

« Quelques années après, il arriva que Gaudin Chabot tomba lui-même malade. Sentant sa fin approcher et reconnaissant combien il s'était rendu coupable envers l'abbaye de Sainte-Croix et la mémoire de son frère, il résolut de réparer sa faute.

En plein chapitre, en présence de l'abbé et de tous les religieux de Talmond, il leur restitua leurs vignes, rendit au prieuré de Saint-Vincent le demi-quartier de vignes des Sables, et y ajouta plusieurs autres terres (42). »

Gaudin dut mourir peu de temps après cette restitution, c'est-à-dire vers 1150. Nous ignorons s'il laissa des enfants, si même il avait été marié. Ses biens revinrent à Gautier II Chabot, fils aîné de son frère Payen.

III

PAYEN Chabot, fils aîné de Gautier I et de Valence, figure comme témoin dans plusieurs actes. Ainsi, vers 1095, il assiste à la donation de la dîme de Longeville, faite à l'abbaye de Talmond, par Eude, fils d'Auger (43); en 1098, il est présent à la preuve par le duel employée par les moines de Fontaines contre ceux de Talmond, pour établir leur droit sur les marais d'Angles » ; de 1099 à 1120, nous trouvons le nom de Payen Chabot au bas de plus de vingt chartes dans le seul cartulaire de Sainte-Croix de Talmond ; enfin, en juillet 1122, il souscrit une charte contenant la ratification d'une donation du prieuré de Saint-Christophe, faite à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur par Geoffroy de Sanzay, ratification approuvée par la femme du donateur (45).

Quelques années plus tard, Payen, devenu héritier de son oncle Guillaume II Chabot, probablement pour une partie de ses biens seulement, puisque les enfants de celui-ci vivaient encore, confirma les donations faites par lui à l'abbaye de Talmond et y ajouta de nouvelles terres (46).

Enfin, vers 1140, « Payen Chabot, dit le Cartulaire de Talmond (47), étant gravement malade et sentant sa fin approcher, fit venir l'abbé de Sainte-Croix, lui demanda et reçut l'habit monastique. Il le pria en outre de se charger d'un enfant, auquel, pour l'amour de Dieu, il fournissait le nécessaire, et de le faire moine ; ce qui lui fut accordé.

Ce seigneur, sur les biens qui lui appartenaient par droit d'héritage, donna aux serviteurs de l'église de Sainte-Croix sa part de la dîme de la Martelle, et la dîme de ses enclos, sis près du château, sur le chemin qui conduit à Orbestier. » Nous avons dit, à l'article de Gaudin, frère puîné de Payen, ce qu'il arriva de ces donations après la mort de celui-ci.

Payen Chabot eut de sa femme, dont nous ignorons le nom, deux fils et deux filles.

 

Enfants de Payen et de N...

1° Gautier II Chabot qui suit.

2° N... Chabot, cité comme frère de Gautier dans un acte de 1147 (48).

3° Villane, mariée à Soldène (Soldenus).

4° Gélose, femme de Pierre Agne (Agnus). Voici tout ce que nous savons de ces deux filles :

Après la mort de Payen leur père, et de Gaudin leur oncle, elles contestèrent, d'accord avec Gautier II, leur frère aîné, aux religieux de Talmond la dîme de la Martelle, que ceux-ci tenaient de leur père. Mais bientôt après, Villane tomba malade, et, craignant de mourir, elle leur abandonna à perpétuité, du consentement de son mari, sa part de cette dîme. Gautier II, comme nous le dirons, en fit autant, et Gélose, leur soeur, ne tarda pas à imiter leur exemple. Tombée malade elle-même, elle fit consentir son mari à céder à perpétuité à l'abbaye sa part de la même dîme (49).

IV

GAUTIER II Chabot, fils aîné de Payen et petit-fils de Gautier I, épousa une femme du nom de Ponce (Poncia).

Après la mort de Payen son père, et de Gautier son oncle, Gautier II, investi de leurs héritages, comme nous l'avons dit, contesta aux religieux de Sainte-Croix de Talmond, d'accord avec ses deux soeurs, la dîme de la Martelle. Mais, « revenu à de meilleurs sentiments, et comprenant combien il se rendait coupable envers Dieu et les âmes de ses parents, il ratifia leur donation, du consentement de Ponce sa femme (50). »

Plus tard, il voulut ajouter à leurs libéralités envers la même abbaye,. et, « du temps de l'abbé Giraud, dit le Cartulaire de Talmond (51), s'étant présenté dans le chapitre, il nous donna une partie de son verger située derrière la maison de l'Aumône, jusqu'à l'extrémité du château, d'accord avec Ponce son épouse. Pour cette présente donation, il fut associé à nos prières. Il demanda qu'il fût dit un trentain de messes dans notre monastère pour son salut, celui de son frère défunt, de Gautier Chabot son aïeul, de Payen, de Gaudin et de tous ses parents. » C'est cet acte, qui, ainsi que nous l'avons remarqué à l'article de Gautier I, nous paraît établir la descendance de celui-ci, père de Payen et de Gaudin, et aïeul de Gautier II fils de Payen.

Nous ignorons quels furent les enfants de Gautier II Chabot et de Ponce sa femme. Mais il nous paraît très probable que sa fille ou l'une de ses filles épousa Maurice de Beaulieu. Voici sur quelles raisons nous appuyons cette conjecture.

Nous lisons dans le Cartulaire de Talmond que, en 1223, Maurice de Beaulieu, héritier et seigneur de la terre et du fief de Gautier Chabot, qui dépend du fief du seigneur de Mauléon, fit une donation à Sainte-Croix (52) ; que, en 1229, le même Maurice de Beaulieu fit une nouvelle donation au même monastère, « du consentement et de la volonté de Chaboce, son épouse (53). » Le titre d'héritier de Gautier Chabot, le nom de la femme, le rapport des dates nous paraissent devoir justifier notre opinion.

Nous devons arrêter ici la description de la branche que nous avons intitulée branche du Bas-Poitou.

On trouvera peut-être qu'il nous a fallu beaucoup de patience et de soin pour reconstituer les détails d'une branche, dont nos devanciers n'avaient pas même soupçonné l'existence. Nous rencontrons encore, dans les nombreux documents que nous avons eus sous les yeux, beaucoup de noms qui, probablement, pourraient y être rattachés. Mais en l'absence de preuves, fidèle à notre méthode d'exactitude scrupuleuse, nous ne devons pas leur donner place dans la généalogie. Nous nous contenterons de citer ici, isolément, ce que nous avons trouvé concernant les divers Chabot qui nous paraissent appartenir à la branc

 

 

NOMS ISOLÉS.

Gauscelin et Rainauld Chaboth sont témoins de la cession faite à l'abbaye de Marmoutier, par Herbert, de l'église de Saint-Pierre de Christeuil, vers 1080 (54).

Jean Chabot, beau-père d'Aimeric Auger d'Olonne, est témoin de la donation d'une dîme sise à Olonne, faite par celui-ci à l'abbaye de Sainte-Croix de Talmond, vers 1140 (55).

Guigue et Eude Chabot, cousins, sont présents à la vente d'un pré sis à Durbon, faite aux Chartreux de Durbon, 1146 (56).

Guillaume Chabot est témoin de la fondation du prieuré de Saint-Lambert de Mauléon, par Guillaume de Mauléon, 1205 (57).

Guillaume Chabot et Hilaire sa femme donnent vingt-cinq sols de monnaie poitevine pour une lampe à l'abbaye des Fontenelles, 1215 (58).

Arnaud Chabot, chevalier, et Cécile sa femme, donnent à Sainte-Croix de Talmond leur part du fief de Mandriteria, tant en vignes qu'en terres, dans lequel fief ladite abbaye avait déjà une autre part, 1230 (59).

Hommage de Guillaume Chaboz, chevalier, rendu pour son fils Guillaume Chaboz, valet, et en cas de mort de celui-ci pour Aimeri Chaboz, son frère, à Geoffroy d'Argenton, pour les fiefs qu'il tenait de lui, 1239 (60).

G. Chaboz, chevalier, est témoin du legs de Aimeri de Morie à Bois-Grolland, 1244 (61).

Guillaume Chaboz le Vieil, Pierre Chaboz, Aimery Chaboz, clerc, sont témoins d'une transaction entre Guy de Lusignan et les religieux du prieuré de Frontenay (Labbatu Rohan –Rohan), touchant la propriété d'une pièce de terre, 1301 (62), etc.

 

 

 

 

Sur la Terre de nos ancêtres du Poitou - Aquitania (LES GRANDES DATES DE L'HISTOIRE DU POITOU )<==.... ....==>HISTOIRE GENEALOGIQUE DE LA MAISON DE CHABOT - BRANCHE DES SEIGNEURS DE VOUVANT ET DE LA ROCHE CERVIÈRE

 


 

Chronologie Historique des Comtes de la MARCHE - Liste des comtes de la Marche -

La Marche, bornée au septentrion par le Berri, à l'orient par l'Auvergne, à l'occident par le Poitou et l'Angoumois, au midi par le Limousin, tire son nom de sa situation, qui la rend limitrophe du Poitou et du Berri. On la nomme aussi Marche Limousine, parce qu'avant le milieu du dixième siècle, elle faisait partie du Limousin.

 

1. Dupuy, Ms ., t. 37.

2. Généal. de 1834.

3. Besly, Histoire des comtes de Poitou.

4. Gallia christ. II, p. 515. — Voir le récit de son élection dans Labbé, Concil. T. IX, p. 1060.

5. D. Fonteneau, XXV, f. 13.

6. A. du Chesne, Hist. de Châtillon, p. 482.

7. D. Fonteneau, XXV, f. 13.

Vente et donation à l'abbaye de Maillezais P_ar Guillaume J Chabot, 'etc .. (Vers •1055) (p. 6).

Qui de suo aliquid in presenti seculo auget Dei ecclesie, in usuris inibi servientium, in future divinorum largitate munerum inefabiliter recipit cen¬tuplum. Quam rem considerans, ego Willelmus Chaboz, et uxor mea no¬mine Aenors, et frater suus Gauffridus, vendimus abbati Huniberto, cunc¬teqne coagregationi Malleacensi centum sexaginta acras salinorum (sic) et totarn terram que adtinet sitam in Bugerpisse. Damus autem omnem con¬suetudinem nostram illis, videlicet decimam et censurn, pro salure anima¬rum. Quin etiam accipimus societatern monachorum; et propter hanc con-vencionem fecimus cartam scribere, et posuimus super altare, quod est in honore sancti Petri; ut si quis contentionis post hec reclamare voluerir, co-
acnrs     Iegibus vig.inti li bras au ri persolvar, repetitioque sua in anis re-
maneat.
Ergo quo hoc scriptum raturn habeatur," bonorum hominum testirnonio signavimus.
Signum Willelmr qui banc venditionern fecit. - S. Aenoris uxoris sue. - S. Gaufridi fratris sui.

8. Mss. de la bibl. nation., fonds lat. ; 17117, f. 71.

9. Arm. de Baluze, XLVII, f. 280.

10. Cartul.de Talmond, n° 293.

11. Cartul. de Talmond, no 37.

12. Ibid., n°44.

13. D. Fonteneau, IV.

14. Cartul. de Talmond, n° 305. - D. Fonteneau, XXVI, f. 15.

15. D. Villevieille. Trésor généalogique, verbo Chabot.

16. Cartul. de Talmond, n° 107.

17. Cartul. de Talmond, n° 107.

18. Ibid., no 212.

19. Ibid., n° 307.

20. D. Fonteneau, XVI, f. 19.

21. Invent, de l'Absie, ap. Du Puy, t. DCCCXXVIII, f. 113.

22. Cartul. de Talmond, n° 309.

23. D. Fonteneau, XVII.

24. Cartul. de Noaillé. — D. Fonteneau, XX, f. 601.

25. Cartul. de Turpenay, n° 28.

26. Cartul. de Noaillé. -Fonds latin, 5450, f. 104. — D. Fonteneau, XX, f. 661.

27. D. Fonteneau, XVI, f. 125.

28. Ibid., XIX, f. 369.

29. D. Villevieille. Trésor généalogique.— Cartul. de l'Absie, ap. arm. de Baluze, LI.

30 Cartul. de Talmond, n° 51.

31. Ibid., n° 37.

32. Ibid., n° 41.

33 Ibid., n° 44.

34. D. Fonteneau, XXVI.

35. Cartul. de Talmond, no 60.

36. Gallia christ. II. Instrum. Col. 422.

37. D. Villevieille. Trésor généalogique.

38. Cart. de Talmond, n° 154.

39. Cart. de Salertaine, n°s 4 et 7.

40. Cartul. de Condrie, ap. Arch. histor. du Poitou, t. XI.

41. Cartul. de Talmond, n° 3o5.

42. Cart. de Talmond, nos 330 et 336.

43. Ibid., nos 151.

44. Cart. du prieuré de Fontaines, 15.

45. D. Villevieille. Trésor généalogique.

46. Cart. de Talmond, n° 305.

47. Ibid., n° 336.

48. Cartul. de Talmond, n° 348.

49. Cartul. de Talmond, n° 339.

50. Cartul. de Talmond, n° 339.

51. Ibid., no 348.

52. Ibid., n° 487.

53. Ibid., no 516.

54. Cartul. du prieuré de Quemiqueris, n° 1.

55. Cartul. de Talmond, n° 354.

56. Cart. de la Chartreuse de Durbon.

57. Cartul. d'Orbestier, n° 13.

58. Notes de Besly, ap. Mss. Dupuy, t. DCCCXXVIII, f. 63.

59. Cartul. de Talmond, n° 529.

60. D. Fonteneau, VIII, f. 29.

61. D. Fonteneau, I, f. 523.

62. Cart. de Noaillé. — Fonds lat. 5450, f. 74.