Histoire de Fontenay le Comte Les Mauléon, Geoffroy la Grand'dent de Lusignan – Mélusine et l’Hôtel Gobin

Avant que le système féodal pût régulièrement fonctionner, il s'écoula plus de cent années depuis ses débuts, et ce ne fut guère que dans la seconde moitié du Xe siècle qu'il fut en plein exercice, encore reçut-il plus d'une modification par la suite.

Son premier résultat fut de fondre en un seul corps les diverses agglomérations de maisons rangées autour de la forteresse, et de faire de Fontenay un tout plus compact, enceint de fossés et de palissades, en dehors desquels se trouva le quartier de l'ancienne église Saint-Pierre, qui prit de sa nouvelle situation le nom de Marchoux. Cette position défavorable fut le motif réel de l'abandon, par le doyen, de sa résidence primitive. Il laissa tomber l'édifice en ruines et n'eut plus d'église particulièrement affectée à son service. Une simple chapelle de Notre-Dame, dédiée à saint Pierre, lui échut en partage.

Hôtel Gobin, Vestige des fortifications de la ville médiévale de Fontenay le Comte

La ville proprement dite fut ainsi créée, et passa d'abord à l'état de Castellum, qualification que lui donnent les chartes de la fin du Xe siècle, tandis que les documents des premières années du XIe lui attribuent celle de Castrum, d'où il ressort que ses fortifications furent augmentées aussitôt après l'an 1000.

Le donjon, qui était de forme carrée et avait soixante pieds de haut, datait de ce temps. Il s'élevait au-dessus de la Fontaine. On lui fit éprouver un grand nombre de remaniements par la suite. L'un des côtés fut rebâti au milieu du XIIIe siècle ; au XVIe, on y ajouta un escalier formant tour extérieure.

 Réduit, sous Louis XV, à l'état de carrière, ses derniers vestiges ont disparu il y a une soixantaine d'années. A la même époque remontent les restes de la chapelle du château, restaurée sous Philippe le Bel, pour être dédiée à saint Louis, et la crypte de Notre-Dame.

 (Paysages et monuments du Poitou - Église Notre-Dame de Fontenay-le-Comte, sa crypte et son clocher)

 Cette crypte (est un curieux spécimen de l'architecture romane primitive du Poitou. L'art est dans un moment de crise. On sent que, sans rompre avec la tradition romaine, il va entrer dans une voie nouvelle. Ce type de construction fut commun à une partie du Bas-Poitou, ainsi que le prouve la crypte de Curzon, bourg situé à dix lieues de distance de Fontenay.

Quelques années s'étaient à peine écoulées, qu'un progrès considérable s'était opéré, et que les architectes pouvaient construire des édifices tels que le beau clocher englobé dans le château de Talmond.

 (Voyage dans le Temps des Chevaliers du Poitou ; DESCRIPTION DE LA VILLE DE TALMONT SES CHATEAUX)

 Nous avons vu que Notre-Dame était un prieuré fondé au Xe siècle, ou peut-être plus anciennement, par les religieux de l'abbaye de Luçon. Deux inscriptions tumulaires, relevées, avant la Révolution, par Prézeau, ancien juge de paix de Maillezais, nous feraient pencher cependant vers la première opinion. Elles étaient encastrées dans le mur de l'autel latéral du côté de l'Évangile, où on les avait employées comme simples matériaux, au XVe siècle.

Sur la plus ancienne, qui n'était qu'un fragment, on lisait :

Poitou_et_Vendée_Fillon_Benjamin_

La forme des caractères est celle usitée vers le milieu du xe siècle. (Pl. Ire, n° 1.) Cet Hecfred était assurément un abbé de Luçon, mort en ce lieu; peut-être le fondateur du prieuré.

La seconde portait :

Poitou_et_Vendée_Fillon_Benjamin_2

Elle nous paraît être de la première moitié du XIe siècle. (Pl. Ire, n° 2.)

C'est par mégarde que, sur notre planche, ces deux inscriptions ont été données comme provenant de Gaillardon.

La reconstruction de Notre-Dame coïncida avec le moment où elle devint le centre d'une paroisse, sans cesser de servir de chapelle au petit monastère. Derrière son abside, les moines de Maillezais possédaient le prieuré Saint-Hilaire, à eux donné par le comte Guillaume le Grand, et qui avait pour chapelle celle de ce qu'on appelait alors le petit domaine rural de Fontenay (Capella de rusculino fonteniacensi; rusculinum diminutif de rusculum), c'est-à-dire de Theodebertiacum, tombé à cet état misérable, depuis sa ruine totale par les pirates du Nord (1).

Guillaume le Grand ou son successeur se dessaisirent de Fontenay, en faveur des vicomtes de Thouars, par suite d'une transaction dont le texte et la date n'ont pas été conservés. Au milieu du XIe siècle, il appartenait à Savary, frère du vicomte Amaury III, qui contribua, en 1066, à la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Bâtard.==> 14 octobre 1066 - Les Chevaliers du Poitou à la conquête de l’Angleterre avec Guillaume le Conquérant.

Les comtes de Poitou y conservèrent toutefois quelques propriétés, puisque ce fut sur deux d'entre elles que Guillaume X fonda l'Hôtel-Dieu et rebâtit l'église Saint-Thomas, donnée plus tard à l'ordre de Saint-Lazare.

La châtellenie leur avait peut-être fait retour, quelques années après avoir été détachée de leur domaine.

Sceau de Savary de Mauléon

 Sceau de Savary de Mauléon.

Nous faisons remonter vers ces mêmes temps certaines dénominations de quartiers, maisons et ténements de la ville et de ses environs, telles que celles de la Tuée, appliquée à la vallée où fut bâti le quartier du Reclus (2), appelé depuis Bédouard, et que conserve encore une ruelle grimpant le long du coteau; des Horts, dont l'étymologie est incertaine, car on ne peut décider si elle vient du latin hortus, jardin, ou du hort, hourd, de la langue d'oil, signifiant enceinte fermée de planches ; du Fief-Ranconnais, sis sur les limites de la paroisse de Charzay, baptisée au XIIe siècle par la famille de Rancon, qui posséda une partie de Fontenay; de la Courpe, à la sortie du pont Saint-Nicolas, où se faisaient les exécutions, avant que le gibet eut été transporté dans la campagne, sur le chemin de Niort; de Jéricho, apportée de Palestine par quelque croisé; du Four-du-Comte-Guillaume, près du pont des Sardines, que l'on croit avoir été construit par Guillaume IX, autre preuve à l'appui du retour de Fontenay entre les mains des comtes de Poitou.

Quoi qu'il en soit, la ville passa aux Mauléon, dans le dernier tiers du XIIe siècle.

Elle eut successivement pour seigneurs trois membres de cette puissante maison : Raoul, Guillaume et Savary, l'un des hommes les plus marquants de son époque. Pendant les guerres qui éclatèrent entre Philippe-Auguste et Jean sans Terre, Guillaume prit parti pour le roi de France, tandis que Savary figura dans les rangs anglais.

Le couvent des Dominicains ou Jacobins fut fondé par ce dernier, vers 1229. Cette fondation ayant eu lieu à la suite de l'atroce guerre des Albigeois, à laquelle Savary prit part, elle eut vraisemblablement pour but d'extirper quelque hérésie, dont-Fontenay et ses alentours se trouvaient atteints, ou d'en préserver le pays (3).

Du temps des Mauléon datait une grosse tour ronde, placée dans le château, qui fut démolie tout à fait au commencement du XVIIIe siècle.

 A la mort de Savary, survenue en 1223, de nombreuses contestations s'élevèrent, au sujet de sa succession, entre Raoul de Mauléon, fils qu'il avait eu d'un problématique mariage avec Amabilie Du Bois (4), et Geoffroy de Lusignan, possesseur de plusieurs fiefs dans Fontenay et ses environs, du chef de Bourgogne de Rancon, son ayeule, et d'Eustache Chabot, sa mère.

Les habitudes de violence de Geoffroy sont trop bien connues, pour qu'il ne soit pas permis de supposer que la force mit fin au procès, dans un moment surtout où sa famille était toute puissante en Poitou et dans les provinces voisines. Le malheureux Raoul et sa mère conservèrent à peine quelques minces domaines dans la châtellenie, dont ils se dessaisirent, en 1245, en faveur d'Alfonse, frère de Louis IX.

Le seul souvenir, existant aujourd'hui à Fontenay de cette vaillante race, est la Grange- Mauléon, petite borderie, sise entre la Pommeraie et le cimetière Saint-Jean.

Geoffroy devint la terreur du pays et la bête noire des paysans et des moines, qui, sous le surnom de Grand'Dent, en ont fait le héros de plusieurs de leurs légendes les plus émouvantes. La mémoire d'Eustache Chabot, sa mère, n'a pas été davantage épargnée, et la tradition populaire la confond volontiers avec Mélusine, la fée protectrice des Lusignan.

Il faut avouer que le seigneur de Fontenay mérita sa réputation, et que ce ne fut pas sans motif qu'on le voua ainsi à l'exécration de la postérité. Louis IX en délivra le pays en 1242, après s'être emparé par la force du château et de celui de Vouvent, pour le punir d'avoir pris part à la rébellion de son proche parent, le comte de la Marche, auquel il avait transporté l'hommage de ses fiefs, les séparant ainsi, de gré ou de force, de la juridiction de la tour du Palais de Poitiers (5).

La prise de Fontenay par saint Louis a servi de thème à l'une des légendes dont nous venons de parler. Elle a été recueillie par Biaille-Germon, maire de la ville sous la République. Là, Geoffroy de Lusignan apparaît avec son cortège d'êtres fantastiques et merveilleux que la tradition se plaît à lui donner.

« Le Borgne de Py-Chabot, l'àme damnée de la Grand'Dent, a enlevé la fille de Thibaut- le-Manchot, vieillard privé du bras droit, perdu à la guerre, ce qui le met hors d'état de tirer vengeance d'un tel affront.

Dans sa détresse, l'infortuné père implore le secours du Roi, occupé alors à rosser les Anglais dans le voisinage. Le Roi accourt sans plus tarder; mais le Borgne trouve asile, avec sa proie, dans le château de Fontenay, dont le siège est immédiatement entrepris et poussé avec tant de vigueur, que le chevalier manchot, à la tête de mille bons compagnons, pénètre le troisième jour dans la forteresse.

Déjà les cris de victoire se font entendre, déjà la porte du donjon cède sous les efforts des assaillants, lorsqu'à leurs yeux étonnés s'élève dans les airs la Mrelusine, à califourchon sur une acouette (manche à balai), emportant en croupe son terrible fils, Py-Chabot, et sa captive, les 799 gibiers de potence qui défendaient la place, et son gros matou noir, fort occupé à ressouner (dîner) d'un moineau venu trop près de sa griffe.

» L'acouette, rapide comme l'éloise, franchit coteaux, bois et ravines, et va déposer sa charge sur la motte de Vouvent, où Mrelusine se hâte de ramasser, dans son devanteau de mousseline, une dornée de pierres, dont elle bâtit plus bas, « en virant la main, la grosse tour, pr'y caller, sans bourder, tot le drigail qu'a traînait dare lé. »

» A peine la porte s'est-elle fermée sur le dernier payen, ayant le chat à ses trousses, qu'on voit arriver le Roi à bride abattue. Mieux édifié cette fois sur l'espèce d'ennemis qu'il a à combattre, il fait signe à l'armée de s'arrêter. Suivi d'un seul moine avec un bénitier, il s'avance à portée du trait, saisit le goupillon, et sa forte main lance une telle quantité d'eau bénite, qu'elle retombe en pluie furieuse sur la tour, qui s'écroule incontinent et laisse à sa merci hommes et choses, armes et bagages, y compris l'endiablé matou.

Quant à la fée, dans sa frayeur des brûlures de l'eau bénite, elle entr'ouvre du talon la terre, et va sortir à la Fumerie-de-Jazeneuil, à treize lieues de là, sous la chaise de Catuche-la-Revêche, qui dormait en triant des mogettes au nez de son voisin Micha.

 Le choc est si rude, qu'il envoie la vieille, avant de retomber à la même place à côté de son jadeau, passer par- dessus la lune, où elle laisse échapper de sa main, dans un champ labouré, quatre mogettes, qui fournissent l'espèce à ce pays, réduit jusqu'alors à la gesse de Saintonge et au pois limousin, dont se nourrissent les gorets maigres et les habitants de Bourneau.

» Le Borgne, moins bien avisé, est pendu au chêne de la Grand-Rhée, comme s'il était Jacques Bonhommet, le meunier de Pilorge ; le chat noir est brûlé vif devant l'église de Vouvent; les 799 payens sont livrés aux grolles; et la Grand'Dent, que sa qualité de cousin du Roi protège, se met en route, sous l'habit de moine, pour Jérusalem, afin d'y demander à Dieu pardon de ses méfaits.

» La légende n'apprend pas si la jeune beauté, cause première de tant de bruit et de combats, se trouva heureuse d'échapper aux mains de son ravisseur; elle dit seulement qu'elle épousa, le lendemain, Gilles Mussaprès, le plus beau garçon du Poitou.

» Depuis cette mésaventure, Mrelusine a cessé de hanter ses anciens domaines, et Mervent, Vouvent et Lusignan, privés de leur fée, s'en sont allés en devallant. »

 M. Port, archiviste de la préfecture de Maine-et-Loire, nous a communiqué une empreinte du sceau de Geoffroy, que nous avons fait graver. Il est représenté à cheval, sonnant de l'oliphant, avec un chien sur la croupe de son coursier, qu'il caresse de la main gauche. Il va partir pour chasser dans sa forêt de Mervent.

1280px-Sceau_Geoffroy_de_Lusignan_-_XIIIè_siècle

Le contre-sceau porte les armes de la maison de Lusignan : Burelé d'argent et d'azur, au lion de gueules, brochant sur le tout.

La numismatique apprend que la branche aînée, celle des comtes d'Angoulême et de la Marche, portait simplement : Burelé d'argent et d'azur. (Poey d'Avant, pl. LVI.)

XVI. Louis IX réunit Fontenay aux autres domaines d'Alfonse, qu'il avait fait, en 1241, comte de Poitiers. Ce changement de maître donna à la ville une importance qu'elle avait été loin jusque- là d'atteindre. Seule place un peu forte des possessions privées du frère du Roi dans cette partie du Poitou, elle devint, par cela même, le centre féodal de la contrée.

Aussi sépara-t-on de la mouvance de la tour de Maubergeon, pour les joindre à la sienne, Talmond, Olonne, Curzon, Champagné, Luçon, le Petit-Chàteau de Vouvent et Coulonges-les-Royaux. On y établit un sénéchal, ayant droit de juridiction supérieure sur tous ces fiefs, et elle s'appela désormais Fontenay-le-Comte (Fontiniacum comitis).

 

Ici se faisait la jonction de l’ensemble castral et des fortifications urbaines : la poterne dite «  Porte aux Canes » permettait alors d’entrer dans la ville fortifiée, près de la Fontaine. Près de la tour, la ligne de sol pavé rappelle la présence de la muraille disparue.

Histoire de Fontenay le Comte Les Mauléon, Geoffroy la Grand'dent de Lusignan – Mélusine et l’Hôtel Gobin

Hôtel Gobin, Vestige des fortifications de la ville médiévale de Fontenay le Comte.

 

Dit « la Sénéchaussée » Hôtel du Gouverneur est donc un hôtel particulier, érigé sur l'emplacement d'un logis précédent, ruiné en 1574 lors d'un siège du château.

En 1595, Jacques Gobin, receveur de Tailles (percepteur) fait construire cette vaste demeure (nommée la « Sénéchaussée » par erreur depuis le 19e siècle) près du rempart. La tour d’escalier lui donne cet air de petit château. L’architecture simple est agrémentée par le décor sculpté de la Renaissance.

L’édifice sert de demeure noble, on peut penser qu'il abrita, entre 1621 et 1627, le duc de la Rochefoucault, gouverneur du Poitou. En 1684, l'hôtel reçoit l'hôpital général et pendant la Révolution, il sert d’hôpital, de prison.

la cheminée aux Griffons

En 1850, Octave de Rochebrune achète son plus bel ornement : la cheminée aux Griffons parmi les riches décorations de la hotte, on retrouve également, une Mélusine, visible aujourd'hui au château de Terre-Neuve.

La Ville achète le bâtiment en 1980, le restaure pour lui donner une nouvelle destination, celle de Trésor public, à partir du 21 avril 1997. L'édifice abrite les Services financiers et RH de la Communauté de Communes depuis 2015

 Du bâtiment originel subsistent donc la tourelle avec, au fronton de la fenêtre du deuxième étage, une Mélusine, notre fée poitevine, lissant ses longs cheveux. Et les caves voûtées dont les nervures retombent en corolles sur des piliers octogonaux.

 

Poitou et Vendée  Fillon, Benjamin

 

 

 Sur la Terre de nos ancêtres du Poitou - Aquitania (LES GRANDES DATES DE L'HISTOIRE DU POITOU )<==.... ....==> SAVARY DE MAULÉON, LE POITOU A SON ÉPOQUE et Maintenant

 ==> Chronologie Historique des Comtes de la MARCHE - Liste des comtes de la Marche

 ==> JUSTICE DE POITOU. L'ancienne sénéchaussée de Poitou

 

 


 

(1) Besly, Histoire des comtes de Poitou, p. 307.

Nous avions cru d'abord reconnaître dans cette chapelle celle du château; mais nous nous trompions certainement, puisque les moines de Maillezais n'ayant jamais possédé, dans Fontenay, qu'un seul domaine, celui où se trouvait la chapelle en question, il faut bien en conclure qu'il ne faisait qu'un avec le prieuré Saint-Hilaire, dont la situation à côté de Notre-Dame n'est l'objet d'aucune incertitude. La copie de Besly porte ruscunilo pour rusculino.

(2) Il y avait en ce lieu une de ces logettes murées où s'était enfermé quelque dévot exalté.

(3) Derrière le couvent des Jacobins, au point où se réunissaient le Chemin-Vert et celui des Sauniers, était le cimetière sacré, vieux lieu de sépultures, où se trouvent des auges en pierre remontant à la période comprise entre les IXe et XIIIe siècles. On y a rencontré des pièces de Charles le Chauve et des deniers angevins contemporains de Philippe-Auguste.

(4) La famille Du Bois, à laquelle appartenait Amabilie, possédait plusieurs fiefs aux alentours de Fontenay et dans la ville même. Elle s'est éteinte au XVe siècle, dans la personne des propriétaires de la Caillère du Poiré-de-Velluire.

(5) Geoffroy était petit-fils de Hugues XIII de Lusignan et, dès lors, cousin germain de Hugues X, comte de la Marche, que sa femme Isabelle d’Angoulême, veuve du roi Jean sans Terre, poussa à la révolte.