Juillet- Aout 1224 - Prise de Niort, Saint Jean-d’Angely et La Rochelle (Louis VIII – Savary de Mauléon)

Peu après et en 1223 Philippe-Auguste venait de mourir (le 14 juillet 1223), son fils Louis VIII l'avait remplacé sur le trône de France.

Sacré le 6 août 1223, avec la reine Blanche qu'il avait épousé 23 ans auparavant. La cérémonie à lieu à la Cathédrale de Reims et est célébrée par l'Archevêque Guillaume de Joinville.

C’est pendant le règne de son père que Louis VIII fut Surnommé « le Lion » en remportant sur Jean sans Terre, roi d'Angleterre, la victoire de La Roche-aux-Moines en 1214.

Alors ce prince qui jeune, s'était mesuré avec le parti anglais, résolut de se servir du prétexte du défaut d'hommage du roi d'Angleterre, comme duc d'Aquitaine, pour entreprendre la conquête de ce pays. Profitant ainsi de la minorité d'Henri III, pour s'emparer des dernières possessions Plantagenêts.

Au cours d'une campagne rapide, Louis VIII s'empare de la majorité des terres de l'Aquitaine. Les villes du Poitou, de la Saintonge, du Périgord, de l'Angoumois et d'une partie du Bordelais tombent les unes après les autres.

Devant les protestations du Pape Honorius III, Bordeaux et la Gascogne ne furent pas attaquées.

 

Louis VIII le lion, Soumission du Poitou et de la Saintonge 1224

 

Il réunit, en conséquence, une armée à Tours, et se dirigea sur les terres du vicomte de Thouars.

 

Saint-Maixent. 1224. Avant le 3 juillet.(a)

(J. 190 A. Poitou, I, n° 4. Copie ancienne.)

Ludovicus Franciae rex, visis duobus litteris Richardi regis Angliae, quibus praefatus rex omnes furnos suos apud Nyortum, in Bello Campo, et vetus mercatum suum apud BeIIum Campum, nec non quidquid habebat in prato de Nyorto de Subsala, Willelmo, coco suo, et ejus heredibus in donum contulerat, notum facit se omnes praedictas res Richardo, praefati Willelmi filio, confirmasse et eum de us in hominem suum ligium recepisse.

Le roi Louis de France, voyant les deux lettres du roi Richard d'Angleterre, par lesquelles ledit roi avait tous ses fours à Niort, à Beauchamp, et son ancien marché à Beauchamp, et tout ce qu'il avait dans le pré de Niort de Subsala, William, son sergent, et le sien qu'il avait conféré à ses héritiers en cadeau, et il fait savoir qu'il avait confirmé toutes les choses susdites à Richard, le fils dudit William, et qu'il avait reçu de nous son lieutenant.

 Ut hoc perpetuum robur obtineat, presentem paginam sigilli nostri auctoritate et regii nominis karactere inferius annotato confirmamus.

Pour obtenir cette force perpétuelle, nous confirmons la présente page avec l'autorité de notre sceau et le symbole du nom royal annoté ci-dessous.

 

Actum apud Sanctum Maxencium, anno Dominice incarnacionis M° CC° vicesimo quarto, regni vero nostri anno secundo; astantibus in palatio nostro quorum nomina supposita sunt et signa: Dapifero nuilo. [Signum] Roberti buticularii. Barthotontei camerarii. Mathel constabularii. Datum per manum Garini Silvanectensis episcopi, canceliarii

Décrété à saint Maixent, l'année de l'Incarnation de Notre-Seigneur, la vingtième année de notre règne, à ceux qui se tiennent dans notre palais dont les noms et les signes sont placés : Au chef personne. [Signe] Robert boucher. Barthonte Chamberlain. Mathel Constable. Donné par  Frère Guérin, évêque de Senlis, chancelier du royaume de France et premier des conseillers de la couronne. De sable à la croix d'argent

 

 Louis VIII, qui s'acheminait sur la Rochelle, était à Niort le 3 juillet. (Tillemont, Préliminaires de la vie de saint Louis, édit. de la Société de l'hist. de France, I, 333.) Cette charte, datée de Saint-Maixent, ville située à 6 lieues N.-E. en avant de Niort, sur la route de Poitiers à la Rochelle, est donc nécessairement antérieure au A juillet.

 -Les deux chartes de Richard, roi d’Angleterre, ont été publiées dans le premier volume, sous les nos 369 et 379.

Plus avant, c'était Savari de Mauléon qui commandait pour l'Angleterre. Ce guerrier se renferma dans Niort, qu'investit Louis VIII le 3 juillet. (b)

 La place se défendit bien; mais, foudroyée par une masse énorme de pierres jetées par les machines en usage dans ces temps éloignés, la place fut obligée de capituler vers le 15 du même mois.

Savari et les siens obtinrent de sortir libres, sous la promesse de ne pas combattre contre le roi de France jusqu'à la Toussaint, excepté à la Rochelle. C'était là où devait se rendre Savari de Mauléon et où il arriva en effet.

 

Niort. 1224. (Juillet.)

Ludovicus rex jus communiae burgensibus Niorti concedit.

(J. 329. Toulouse, XX, n° 2. Copie.)

Ludovicus Dei gratia Francorum rex.

Notum facimus quod nos concessimus dilectis et fidelibus nostris burgensibus Niorcii (sic) ut habeant communiam cum libertatibus ad communiam pertinentibus apud Niortum, et usus suos, et liberas consuetudines suas, et libertates ac donationes quas habuerunt et tenuerunt temporibus Henrici et Richardi quondam regum Angtie.–

Quod ut ratum permaneat in perpetuum etc, (sic).

–Actum apud Niortum,anno Domini M° CC° vicesimo quarto, regni nostri secundo.

Tillemont, Préliminaires de la vie de saint Louis, I, 333, dit que Louis VIII arriva à Niort le 3 juillet.

Par la grâce de Dieu le roi Louis des Francs
Nous faisons savoir que nous avons accordé à nos bien-aimés et fidèles bourgeois de Niorcii (sic) qu'ils puissent avoir en commun les libertés appartenant à la commune de Niort, et leurs usages, et leurs libres coutumes, et les libertés et dons qu'ils possédait et détenait au temps d'Henri et de Richard, autrefois rois d'Angleterre.
Qu'il puisse rester valable pour toujours etc. (sic).
- Acté à Niort en l'an de notre Seigneur, la vingt-quatrième année de notre règne.


Après la prise de Niort, Louis VIII se dirigea sur Saint- Jean-d'Angély qu’il emporta, puis il investit la Rochelle.

Guerin qui ne quitta pas Louis VIII dans son expédition contre les Anglais, fit les fonctions de chancelier dans une charte que le Roi donna en faveur de l'abbaye de St-Jean d'Angely au camp de Dompierre devant la Rochelle quatorze juillet 1224.

Sur les ordres du roi Louis VIII, Mathieu II de Montmorency fait le siège de La Rochelle le 15 juillet 1224.

Juillet- Aout 1224 - Prise de Niort, Saint Jean-d’Angely et La Rochelle ( Savary de Mauléon - Louis VIII )

 Là se trouvait encore Savari de Mauléon, mais bien fourni de troupes et de munitions, et ayant notamment avec lui 300 chevaliers. Des attaques fréquentes eurent lieu, et la résistance fut forte et bien entendue.

Mais la ville était mal approvisionnée, et des secours qui étaient promis par Henri III n'arrivèrent pas, ou le vaisseau qui devait apporter des vivres et des fonds n'était chargé au dire de certains chroniqueurs, que de son et de pierres (.1).

Toujours est-il qu'alors force fut de traiter, et les Aquitains consentirent à se soumettre au roi de France, tandis que leur général, Savari de Mauléon et les Anglais, avec Geoffroi de Nevill leur chef, obtinrent la liberté de se retirer librement au-delà du détroit (2).

 

 

(Juillet 1224)

Charte de Louis VIII, roi de France, accordant aux consuls et à la commune de la Cité de Limoges, les coutumes et franchises dont ils ont été en possession du temps d'Henri II et de Richard, rois d'Angleterre.

Ludovicus, Dei gratia Francorum rex. Noverint universi presentes litteras inspecturi quod nos dilectis et fidelibus nostris consulibus et universitati burgensium Civitatis Lemovicarum concessimus consuetudines et libertates quas habuerunt et tenerunt tempore Henrici et Ricardi, quondam regum Anglorum.

Actum in obsidione Rupelle, anno Domini millesimo ducentesimo vicessimo quarto, mense julio.

 

Louis, par la grâce de Dieu roi des Francs Qu'ils soient tous connus pour examiner la présente lettre, que nous avons accordé à nos bien-aimés et fidèles consuls et à tous les bourgeois de l'état de Limoges les coutumes et libertés qu'ils avaient et détenaient au temps d'Henri et de Richard, autrefois rois. des Anglais.

Fait au siège de La Rochelle eut lieu au mois de juillet de l'an de grâce mil deux cent vint-quatre.

Arch. Nationales, JJ. 2G f 91 r, 2° colonne,

 Les termes de la lettre ne nous permettent pas de reconnaître si elle à été adressée aux consuls de la Cité ou ceux du Château, Il est probable que la lettre fut adressée aux consuls des deux villes.

 

 

 

(An. Aout 1224.)
LETTRE DE LOUIS VIII, Par laquelle il notifie le serment fait en sa présence, par Hugues de Lusignan, comte de la Marche, de faire jouir les habitants de l'île d'Oléron des mêmes privilèges et franchises que les Rochellois.
(Biblioth. Cotton. Julius, Ed. I, f° 4, v°. — Bréq. t. LXIII.)

 

In nomine sancte et individue Trinitatis, amen.  LUDOVICUS, Dei gratia Francorum rex.
Au nom de la sainte et indivise Trinité, amen. Louis, par la grâce de Dieu roi des Francs



 Noverint universi, presentes pariter et futuri, quod karissimus et fidelis noster Hugo de Lizegnano, comes Maracie, in presencia nostra constitutus,juravit super sacrosancta (evangelia), se firmiter observaturum hominibus manentibus (in) insula de Lorron usus, consuetudines et libertates quas habent burgenses nostri de Ruppella.
Qu'ils sachent tous, présents et futurs, que notre cher et fidèle Hugues de Lusignan, Comte Marche, nommé en notre présence, a juré sur le sacré (les évangiles) qu'il observera fermement les coutumes et les libertés dans lesquelles les gens demeurent (dans) l'île d’Oléron, nos bourgeois de la Rochelle.

Si autem idem comes de hoc faciendo deficeret, nos possemus assignare, sine meffacere, ad res ipsius comitis, et eas in manu nostra tenere, donec id esset competenter emendatum.
Mais si le même comte manquait à le faire, nous serions en mesure d'assigner, sans nuire, à l'affaire du comte lui-même, et de les tenir dans notre main jusqu'à ce qu'elle ait été convenablement amendée.


Homines vero de Lorron fecerunt eidem comiti fidelitatem, salva fidelitate nostra et heredum nostrorum.
Les hommes d’Oléron, cependant, ont fait fidélité à ce comte, tout en préservant notre fidélité et nos héritiers.

 Ut igitur premissa perpetue fidelitatis robur obtineant, presentem paginam sigilli nostri auctoritate, et regii nominis karactare inferius annotato confirmavimus.
Aussi, afin que ce qui précède possède une perpétuelle force de fidélité, nous avons confirmé la présente page par l'autorité de notre sceau, et des personnages du nom royal, annotés ci-dessous.

Actum apud Ruppellam, anno dominice incarnacionis M° CC° vicesimo quarto, regni vero nostri secundo. Astantibus in palacio nostro quorum nomina supposita sunt et signa. Dapifero nullo.
Fait à La Rochelle, l'an de l'Incarnation de Notre-Seigneur, l'an vingt-quatrième de notre règne et l'an deuxième de notre règne. Ceux qui se tiennent dans notre palais dont les noms et les signes ont été placés. Au Sergent pour rien.


 Signum Roberti buticularii. S. Bartholomei camerarii. S. Mathei constabularii. Datum permanum Guarini Silvanectensis episcopi, cancellarii.

Nous suivons la date de l'année marquée en marge par Rymer; cette lettre est dans sa collection, t. I, n° 21, (et dans la nouvelle édition, t. I, IIe partie, p. 178.) B.
Le règne de Louis VIII commença le 14 juillet 1223, et la seconde année de ce règne, le même jour de l'année 122 à. Les termes chronologiques de cette lettre portent donc sa date après le 14 juillet 1224.
Ce fût en effet au commencement d'août que le roi Louis s'empara de la Rochelle, d'où elle fut écrite.
En l'année 1199, la reine Éléonore et le roi Jean confirmèrent ou concédèrent divers privilèges à la commune d'Oléron. Voyez le recueil de Rymer, à cette date. C. F.


 

 

La Rochelle. 1224. Mardi 13 août

Charta fidelitatis juratae domino regi a communia de Rupella

La Charte d'allégeance au Roi par les Communes de La Rochelle

 (J. 627'. Serments de villes, n" 6. Original scellé.)

 

Universis presentes Iitteras inspecturis major et universitas de Ruppella salutem.

A toutes les personnes présentes pour inspecter la lettre et les grandes universités de La Rochelle, salutations.

 

Universitati vestre notum facimus quod nos juravimus karissimo domino nostro Ludovico, regi Francie illustrissimo, et heredibus ejus in perpetuum fidelitatem contra omnes homines qui possunt vivere et mori, et quod nos honorem, vitam et membra et jura domini regis et heredum suorum bona fide conservabimus, et ballivos suos et rentes suas ad totum posse nostrum contra omnes homines, et quod non receptabimus aliquos in Ruppella de inimicis domini regis qui super nos habeant potestatem de villa Ruppelle.

Nous certifions entièrement que nous avons juré à notre très cher seigneur Louis, le plus illustre roi de France, et à ses héritiers à jamais fidélité contre tous ceux qui peuvent vivre et mourir, et que nous en conserverons de bonne foi l'honneur, vie et membres et droits du seigneur roi et de ses héritiers et que nos baillis et leurs alliés pourraient être dirigés contre tous les hommes, et que nous n'en recevrons aucun à La Rochelle des ennemis du seigneur roi, qui ont autorité sur nous depuis le ville de Rochelle.

 

Et sciendum quod quittavimus in perpetuum dominum regem et heredem suum de conventione veniendi ad locum qui est inter villam que vocatur Burgus novus Templi et abbaciam Sancti Leonardi, Cisterciensis ordinis, prope Ruppellam, in vigitia instantis Nativitatis Domini, infra horam vesperarum.

Et il faut reconnaître que nous avons laissé pour toujours le seigneur roi et son héritier avec l'accord de venir au lieu situé entre la ville et le bourg du nouveau Temple et l'abbaye de St Léonards, de l'ordre cistercien, près de La Rochelle, à la vingt-huitième heure de Noël.

 

 Ad majorem vero hujus rei certitudinem, nostras patentes litteras, sigillo nostre communie roboratas, domino regi dedimus.

Mais pour une plus grande certitude de cette chose, nous avons donné nos lettres patentes, confirmées par notre sceau commun, au roi.

 Actum apud Ruppellam, tercia feria ante festum Assumptionis beate Marie, mense augusti, anno grade M° CC° XX° quarto.

Décrété à La Rochelle, le troisième jour de semaine avant la fête de l'Assomption de la Bienheureuse Marie au mois d'août, en la quatrième année de l'année 1220.

 

Cette charte est scellée, sur simple queue, d'un sceau en cire verte qui représente sur la face un homme à cheval, en costume civil, nu-tête, tenant un bâton de la main droite et les rênes de son cheval de la main gauche, avec cette légende : SIGILLUM MAJORIS DE ROCHELLA

Au contre-sceau un vaisseau avec un mât soutenu par des haubans et portant une voile avec cette légende : SIGILLUM COMMUNIE DE ROCHELLA

Comparez ce sceau aux deux sceaux de la commune de la Rochelle décrits dans l’Inventaire, sous les n° 5458 et 5459, d'après des types appendus à des actes datés de 1308 et 1437.

 

 

La Rochelle. 1224. (Août.)

Charta Ludovici regis pro communia S. Johannis Angeliacensis.

La Charte du Roi Louis pour les Communes de Saint-Jean-d'Angély

 (J. 190 A.-Poitou, f, n° 5. = J. 190 B. Poitou, I, n° 80. Copies anciennes.)

 

In nomine sancte et individue Trinitatis amen. Ludovicus, Dei gratia Francie rex.

Au nom de la sainte et indivise Trinité, Amen. Louis, par la grâce de Dieu roi de France.

 

 Noverint universi, presentes pariter et futuri, quod nos concedimus in perpetuum dilectis et fidelibus nostris universis juratis communie Sancti Johannis Angeliacensis et eorum heredibus perpetuam stabilitatem et inviolatam firmitatem communie sue jurate apud Sanctum Johannem Angeliacensem, ut tam nostra quam sua propria jura melius possint defendere et magis integre custodire, salva tamen et retenta fidelitate nostra et jure nostro et heredum nostrorum ; salvo etiam jure sancte et venerabilis ecclesie Beati Johannis Angeliacensis et omnium aliarum ecclesiarum.

Que tous, présents et futurs, sachent que nous accordons à nos fidèles assermentés à jamais bien-aimés et fidèles de la loi commune de saint Jean d'Angély et à leurs héritiers la stabilité perpétuelle et inviolable de leur loi commune. tout en maintenant et en conservant notre fidélité, nos droits et nos héritiers ; sauf aussi le droit de la sainte et vénérable église du bienheureux Jean d'Angély et de toutes les autres églises.

 

Volumus igitur, precipimus et statuimus ut omnes liberas consuetudines ville Sancti Johannis teneant, in perpetuum custodiant, manuteneant et défendant, et ut ad eas manutenendas, custodiendas et defendendas, et ad jura nostra et heredum nostrorum, et ad sua jura propria et sancte ecclesie conservanda, totam vim et totum posse communie sue, salva fidelitate nostra et heredum nostrorum, contra omnem hominem, si necesse fuerit, exerceant et apponant.

Nous allons donc ordonner et décréter qu'ils peuvent maintenir toutes les coutumes libres de la ville de Saint-Jean, les garder pour toujours, les maintenir et les défendre, et qu'ils peuvent les maintenir, les protéger et les défendre, et pour nos droits et nos héritiers, et pour la préservation de leurs propres droits et de celui de la sainte église que, sans préjudice de notre fidélité, et de nos héritiers, ils puissent exercer tout le pouvoir et tout le pouvoir de sa république, contre tout homme, si nécessaire , laissez-les faire de l'exercice et ajoutez-le.

 

Concedimus etiam ut eis et eorum heredibus ad libitum suum puellas et viduas suas nuptui tradere, et juvenes uxorare, et ballia juvenum et puellarum habere, sine ahqua contradictione, libere liceat et secure; et ultima testamenta sua, prout voluerint, ordinare sive ore proprio, sive per ministerium amicorum.

Nous leur permettons également, ainsi qu'à leurs héritiers, de donner leurs filles et veuves en mariage à leur gré, et d'épouser les jeunes hommes, et d'avoir la ballia des jeunes hommes et des filles, sans aucune contradiction, autorisée librement et en toute sécurité ; et en arrangeant ses dernières alliances, comme ils le voulaient, soit par sa propre bouche, soit par le service de ses amis.

 

Precipimus autem ad ultimum ut communiam suam et libertatem teneant secundum formam et modum communie Rothomagensis

Nous ordonnons à la fin qu'ils conservent leur droit commun et leur liberté selon la forme et la manière du général de Rouen

 

Quod ut perpetuum robur obtineat, sigilli nostri auctoritate et regii nominis karactere inferius annotato presentem paginam confirmamus.

Pour obtenir cette force durable, nous confirmons la présente page par l'autorité de notre sceau et le cardage du nom royal ci-dessous.

 

Actum apud Ruppellam, anno Dominice incarnationis M" ce" vicesimo quarto, regni vero nostri anno secundo; astantibus in palacio nostro quorum nomina supposita sunt et signa Dapifero nullo. Signum Roberti buticularii. Signum Bartholomei camerarii. Signum Mathei constabularii.

Datum per manum Guarini Silvanectensis episcopi, cancellarii.

 

 Louis VIII reçut la soumission des habitants de Saint-Jean d'AngéIy en juillet, avant de commencer le siège de la Rochelle. (Tillemont, Préliminaires de la vie de saint Louis, t. I, p. 334).

Mais ces lettres, datées de la Rochelle, sont évidemment postérieures à la reddition de cette ville, qui eut lieu le 15 août. Nous les publions d'après la pièce cotée J. 190 B, n° 80, qui est une copie ancienne mais non authentique, où elles sont insérées dans les lettres de confirmation accordées aux habitants de Saint-Jean d'Angély par Louis IX, en octobre 1228.

Le n° 5 du carton coté J. 190 A, est également une copie qui renferme de plus la confirmation accordée par Alphonse, comte de Poitiers, en juillet 1241, mais 'cette copie est moins correcte.

 

 

 

La Rochelle. 1224. (Août.)

(J. 192. Poitou, II, n° A. Copie authentique.)

Ludovicus Franciae rex ratas habet et confirmat litteras a Ricardo ut comite Pictavensi; item litteras ab eodem ut rege Angliae;  item litteras Alienoris Angliae reginae, ducissae Normanniae, Aquitaniae, comitissae Andegavensis, datas de pondere Rupella: Petitae uxori Guillelmi Legerii et ejus lieredibus concesso.

Le roi Louis de France a ratifié et confirmé une lettre de Richard comme comte de Poitiers ; aussi une lettre du même que le roi d'Angleterre; de même les lettres d'Aliénor, reine d'Angleterre, duchesse de Normandie, d'Aquitaine, comtesse d'Anjou, datées du poids de la Rochelle : Pétitions accordées à la femme de Guillaume Legeri et à ses héritiers.

 

Actum apud Rupellam, anno Dominice incarnationis M° CC° vicesimo quarto, regni vero nostri anno secundo; astantibus in palatio nostro quorum nomina supposita sunt et signa Dapifero nullo.

Signum Roberti buticularii. Signum Bertholomei camerarii. Signum Mathei constabularii. Datum permannm Garini Silvaneetensis (locus monogrammatis) episcopi, cancellarii. »

 

 

La Rochelle. 1234. (Août.)

(J. 190 B. Poitou, n° 83 et 84. Copies.)

Ludovicus Franciae rex notum facit se Girardo de Caméra, dilecto et fideli burgensi suo de Rupella, et ejus heredibus dcdisse et concessisse quietanciam de tallagio, submonitionibus, exercitu et auxilio exrrcitus, necnon quietanciam, pro omnibus rebus et marcbandisiis eorum, ab omnibus consuetudinibus ad se pertinentibus per totam terram suam, tam per terram quam per aquam; et insuper voluisse ut predictus Girardus et ejus heredes non ponerentur in placito de aliqua re nisi coram rege vel corarn capitali ejus ballivo Pictavensi, utque omnes terras, tenementa et feoda, ab eis ratiouabiliter acquisita et acquirenda, libere et pacifice tenerent.-

Le roi Louis de France fait savoir que Girard de Camera, son bien-aimé et fidèle bourgeois de La Rochelle, et ses héritiers, avaient donné et accordé quittance de l'impôt, sommation, armée et entretien de l'armée, ainsi que quittance pour tous leurs biens et marchandises, de toutes les coutumes à lui concernant tout leur pays, tant par terre que par eau; et il voulut aussi que le susdit Girard et ses héritiers ne fussent placés en plaidoirie de rien que devant le roi ou son grand bailli de Poitiers;


 « Que omnia, ut perpetue stabilitatis robur obtineant, presentem paginam sigilli nostri auctoritate et regii nominis caractere inferius annotato confirmamus.

Actum apud Rupellam, anno Dominice incarnationis M° CC° vicesimo quarto, regni vero nostri secundo; astantibus in palacio nostro quorum nomina supposita sunt et signa : Dapifero nullo.

 Signum Robert buticuiarii. Signum Bartholomei camerarii. Signum Mathei constabularii. Datum per manum Guarini (locus Monogrammatis) Silvanectensis episcopi, cancellarii.

Toutes ces choses, afin d'obtenir une force de stabilité durable, nous confirmons la présente page avec l'autorité de notre sceau et du cachet du nom royal annoté ci-dessous.

Décrété à La Rochelle, l'année de l'Incarnation de Notre-Seigneur, la vingt-quatrième année de notre règne ; à ceux qui se tiennent dans notre palais dont les noms et les signes ont été placés: "Personne au premier ministre."


Le n° 83 porte des traces de sceau; le n° 84 est une copie dont le texte est identique, mais qui n'a pas été scellée.– Sur la date de mois assignée à cette pièce, voyez l'observation à la suite du n° 1663.

 

 

1667 La Rochelle. 1224. Août.

Ludovicus rex fructus regalium episcopatus Lemovicensis Hugoni de Lizegnano in recompensationem Mausiaci concedit

Le roi Louis a accordé les revenus de l'évêché royal du Limousin à Hugues de Lusignan de Mauzé

(J. 347. Régate, t, n°126. Orginal. == J. 270. La Marche, n° 6 bis. Déficit.)

 

 

Ludovicus Dei gracia Francie rex, omnibus presentes litteras inspecturis salutem.

Louis, par la grâce de Dieu roi de France, à tous ceux qui examineront la présente lettre, salut.

Noveritis quod, cum karissimus et fidelis noster Hugo de Lizegnano, comes Marchie, teneret Mausiacum pro dotalitio Agathe neptis sue, et super Mausiacum haberet quingentas libras Turonensium quas dederat dicte nepti sue in maritagium, sicut dicebat, et sexcentas et sexaginta sex libras Turonensium quas posuerat in fortericia Mausiaci facienda, et diceret quod habere debebat ballum Mausiaci usque ad decennium, Nos, quia recepimus Guillelmum  de Asperomonte in hominem ligium de Mausiaco, volentes jus dicti comitis illesum conservari, tradidimus eidem comiti fructus regalium episcopatus Lemovicensis habendos et percipiendos quamdiu nobis placuerit.

Vous saurez que lorsque notre cher et fidèle Hugues de Lusignan, comte de Marche, tenait Mauzé en dot à sa nièce Agathe, et sur Mauzé avait cinq cents livres Tournois, qu'il avait données en mariage à sa nièce, comme il disait , et six cent soixante-six livres de Tournois qu'il avait placées.

En commettant les forteresses de Mauzé, et en disant qu'il devait avoir la caution de Mauzé pour dix ans, nous, depuis que nous avons reçu Guillaume d’Apremont comme lieutenant de Mauzé, souhaitant pour conserver indemne le droit dudit comte, nous avons donné à ce comte les fruits de l'évêché royal du Limousin pour être tenus et reçus tant qu'il nous plaira.

 

Si autem contingeret quod nos fructus dictorum regalium ad manum nostram revocaremus, vel quod idem comes propria voluntate sua eos dimitteret, idem comes rediret ad demandam suam de Mausiaco, et nos facere teneremur quod inde dictarent karissimi et fideles nostri Ingerannus de Cociaco, Robertus de Cortenaio Francie buticularius et Matheus de Montemorenciaco Francie constabularius, in quos nos et idem comes super premissis fecimus compromissionem ; ita quod, si dicti tres interesse non possint huic dicto proferendo, nos et cornes staremus dicto duorum dictatorum ex predictis; et quicquid receperit comes de fructibus regalium episcopatus Lemovicensis comnputabitur eidem comiti in eo quod ei teneremur facere per dictum dictorum trium dictatorum, vel duorum ex ipsis, si tres interesse non possint.

Mais s'il était possible que nous ramenions entre nos mains les fruits de ladite royauté, ou que le même comte les délivrât de son plein gré, le même comte reviendrait à sa demande de Mauzé ; mais boucher de France et Mathieu II de Montmorency, connétable de France, en qui nous et le même comte avons fait un compromis sur les lieux ; de sorte que, si lesdits trois ne pouvaient être intéressés à prononcer cette déclaration, nous et lesdits deux dictateurs des susdits tiendrions des comtes ; et tout ce que le comte recevra des fruits de l'épiscopat royal du Limousin sera compté à ce compte parce que nous y avons été obligés par lesdits trois dictateurs, ou deux d'entre eux, si trois n'ont pu y assister.

 

-Volumus etiam ut dominus Mausiaci et homines ejusdem loci reddant comiti predicto debita que debent eidem et hominibus suis, si tamen eadem debita recognita fuerint vel probata. Actum apud Rupellam, anno Domini M" cc° xxmi°, mense augusto.

Nous voulons aussi que le seigneur Mauzé et les hommes du même lieu payent les dettes dues au susdit comte et à ses hommes, si toutefois les mêmes dettes ont été reconnues ou approuvées. Fait à La Rochelle en l'an de grâce 1224 au mois d'août.

 

Traces de sceau pendant sur double queue. Le duplicata de ces lettres de Louis VIII, coté autrefois la Marche, n° 6 bis (J. 270), et qui actuellement est en déficit, était également scellé. Ce duplicata est indiqué dans l'inventaire de Dupuy sous la date de 1214, mais l'erreur est évidente.

 

 

 

1668 La Rochelle. 1224. Août.

(J. 374. Comtes de la Marche et d'Angoulême, n" 1. 3. Original scellé. = J. 270. La Marche, n° 6 bis. Déficit.)

 

Litterae Hugonis de Lizegnano super compromisso a se inito cum domino rege quoad Mausiacum. Quae quidem ipsissimis verbis ac praecedentes Ludovici regis litterae constant, mutatis scilicet mutandis.

 Actum apud Rupellam, anno Domini M° CC° vicesimo quarto, mense augusto

 

Une lettre d'Hugues de Lusignan concernant un accord passé par lui avec le seigneur roi quant à Mauzé. Ces mots consistent dans les mots mêmes et les lettres précédentes du roi Louis, étant changés, à changer.

 Fait à La Rochelle, en l'an de grâce 1224, au mois d'août

Scellées, en cire blanche, sur double queue, du sceau de Hugues X de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, décrit dans l'Inventaire sous le n° 834.

 

 

 ==> Les communes limousines envoyèrent à La Rochelle des députés chargés de présenter à Louis VIII les clés de leurs villes et de prêter serment au vainqueur.

La Rochelle remise entre les mains du roi de France le 3 août 1224, Savari de Mauléon s'embarqua pour passer en Angleterre. Mais, pendant la traversée il fut en proie aux attaques les plus violentes on le représenta comme l'auteur de tous les désastres de la campagne, et on manifesta même l'intention de s'assurer de sa personne.

Ce seigneur, exaspéré par ces propos et reconnaissant l'existence de menées dirigées contre lui (3), parvint à éviter le piège qui lui était tendu. Il retourna en France (4), où Louis VIII, dit, le Lion, l'accueillit favorablement, et reçut son hommage pour ses nombreuses possessions, qui lui furent restituées sans difficulté.

Savari de Mauléon fit plus jadis à la solde de l'Angleterre, il avait été secourir les Albigeois.

 

Redevenu Français, il assista à une assemblée des notables tenue à Paris le 28 janvier 1226 où on arrêta les mesures à prendre contre eux. Le guerrier poitevin les indiqua même, et il fut cette fois faire la guerre avec le roi Louis VIII a des populations plutôt égarées que coupables.

On sait que Louis le Lion mourut dans cette expédition (5) et que se vérifia ainsi la prédiction de Philippe-Auguste (6)

 « Les gens d'église eugagent mon fils à faire la guerre aux hérétiques Albigeois, il ruinera sa santé à cette expédition ; il y mourra, et par là le royaume demeurera entre les mains d'une femme et d'un enfant. » Or, cette femme était Blanche de Castille; cet enfant c'était Louis IX, dit le Saint.

Pouvait-on désirer une plus habile régente! Pouvait-on espérer un roi plus vertueux et plus véritablement grand!

Réconcilié avec le roi de France, Savari fut chargé de la garde des côtes du Poitou (7) et autres adjacentes.

C'était une sorte d'amirauté qu'on constitua pour lui dans cette province et au-delà. Ce fut pendant qu'il était absent qu'eut lieu l'expédition du comte de Salisbury pour reprendre la Rochelle, et qui se borna, ainsi que nous l'apprend un historien (8) à une simple descente au prieuré de Notre-Dame-des-Chàteliers en l'île de Ré après une tempête, et à un rembarquement subit pour l'Angleterre.

Il parait qu'après la mort du roi de France, Louis VIII (9), et sans doute pendant les troubles qui furent le prélude de la régence de Blanche de Castille, Savari de Mauléon changea pour la dernière fois de parti en quittant la fortune de la France pour s'attacher à celle de l'Angleterre (10).

Il entra, du reste dans la ligue formée par un grand nombre de seigneurs poitevins contre la mère de Louis IX.

On a prétendu qu'il avait même engagé Richard, frère du roi d'Angleterre à venir attaquer la Rochelle, et qu'il se livra lui-même à des brigandages multipliès, c'est l'expression dont se sert Arcère.

On trouve en effet que vers cette époque et notamment en 1226 et en 1227, Savari de Mauléon allié avec le roi d'Angleterre, et Richard, frère de celui-ci se livra à une guerre de piraterie sur les terres du roi de France et particulièrement en Aunis et en Poitou, enlevant tout ce qui tombait en ses mains, et n'épargnant, assure-t-on, ni le rang, ni l'âge, ni le sexe (11).

Néanmoins, entré dans la ligue des seigneurs confédérés, ceux-ci, dans leur conférence de Tours (12), ne parvinrent pas à s'entendre.

Le comte de Bretagne se détacha du parti et traita. Alors le prince Richard d'Angleterre convint d'une trêve avec la France il en fut accordé aussi une au vicomte de Thouars, et l'autre à Savari de Mauléon (13), et celui-ci obtint même qu'on lui rendrait les meubles qui lui avaient été enlevés lorsqu'il défendait la Rochelle, et la restitution de ses revenus, d'après une estimation.

Plus tard Savari recommença ses pirateries; car Henri III, roi d'Angleterre, dans une lettre du 16 mai 1230, mande à ses baillis de ne pas empêcher les hommes de son cher et fidèle Savari de Mauléon de s'enrichir aux dépens de ses ennemis, et particulièrement des habitants de la Rochelle (14).

On sait que les armements du personnage qui nous occupe se faisaient dans le port de la côte appelé le port Savari, et l'un des hommes qui ont le plus éclairé notre histoire nationale (15) prétend que c'était surtout dans un havre existant alors sur un point près de Luçon que le seigneur de Mauléon et de Talmont faisait ses armements.

 

On retrouve encore quelques actes de Savari de Mauléon sur le continent.

Nous citerons, par exemple, la confirmation du don fait précédemment par un comte de Poitou, de l'île de Choupeau, au monastère de Luçon (16). Il faut aussi noter que précédemment, pour réparer les vexations qu'il reconnaissait avoir faites au prieuré de Fontaine, il donna aux religieux de cet établissement trois mille sous d'or et quinze livres tournois (17).

La renommée de Savari de Mauléon était alors si grande, que c'était beaucoup dans l'opinion publique, que de lui tenir par les liens du sang. Aussi Eustachie, sa sœur prend-elle ce titre dans son testament où elle donne au monastère de l'Absie-en-Gâtine un vignoble dans l'île de Ré, avec les fùts vinaires qui étaient attachés à ce domaine (18).

Dans les dernières années de sa vie, Savari de Mauléon se fixa tout à fait en Angleterre, et il parait même qu'il y mourut eu 1234 (19), «  parce que, dit l'abbé de la Rue, la garde-noble de son fils était, cette même année, dans les mains du roi, avec des réserves pour le douaire et les droits de viduité d'Amabilie du Bois, sa mère (20). »

Alors, a fini la vie agitée du natif de la localité que nous nommons à présent Chatillon-sur-Sèvre et que le guerrier et troubadour Savari a fait connaître au monde du XIIIe siècle en portant le nom de Mauléon.

Quelques mois avant, en 1232 (21) et en vertu des ordres du pape l'archevêque de Bordeaux avait légitimé un fils appelé Raoul, que Savari de Mauléon avait en de la mème Amabilie du Bois, que l'on prétendait n'être que sa concubine.

 

Le roi d'Angleterre l'avait légitimé également, par lettres du 10 mai 1232.

Néanmoins, plus tard, l'état de Raoul de Mauléon fut encore contesté, et Alphonse, comte de Poitou, s'empara de ses biens.

Aussi, lorsqu'en 1242 Henri III, roi d'Angleterre, excité par sa mère, la comtesse-reine, Isabelle d'Angoulême, commença contre la France cette guerre que termina la mémorable bataille de Taillebourg, il prit pour prétexte (22) que Louis IX s'était emparé de l'héritage de Savari de Mauléon, et il ajoutait qu'il ne déposerait les armes que quand l'héritage usurpé aurait été restitué.

Probablement que cette restitution fut opérée sous condition, car on trouve qu'en 1248 Alphonse comte de Poitou,  autorisa Raoul de Mauléon à engager ses terres de Talmont, de Brandois et d'Aunis, envers le vicomte de Thouars, pour 4,000 livres tournois (23).

 Raoul de Mauléon mourut sans enfant, et après avoir testé, en 1253; et Alphonse, comte de Poitou, renouvela encore ses prétentions en soutenant la non-légitimité de Raoul (24).

Néanmoins les biens importants de la maison de Mauléon passèrent à la maison de Thouars, par le mariage de Gui, vicomte de Thouars, avec Alix de Mauléon, l'ainée des sœurs de Savari.

Un si riche héritage augmenta beaucoup les richesses des vicomtes de Thouars dont il augmentait notablement le territoire (25).

 

 

 

 

Revue anglo-française : destinée à recueillir toutes les données historiques et autres, se rattachant aux points de contact entre la France, l'Aquitaine et la Normandie, la Grande-Bretagne et l'Irlande / rédigée par une société de savans et de littérateurs, et publiée... sous la direction de M. de La Fontenelle de Vaudoré

 

 

1224 trêve de Montreuil Bellay d’ Aimery VII vicomte de Thouars, accordée à Louis VIII le Lion, roi des Français  <==

 

 ==>Fontenay le Comte – Terrasse du parc Baron - Panoramique du Temps - Alphonse de Poitiers maître du Poitou

Sacre des Rois de France -17 juillet 1429 - Charles VII est sacré à Reims  <==

La Rochelle au Moyen Age - Le château Vaucler d’Henri II Plantagenêt et Aliénor d’Aquitaine  <==

 

 

 

 


(a) Le 27 juin 1190 Richard Cœur de Lion donne à un de ses sergents Willelmus Cocus (Guillaume Lequeux, William Cook, s’il s’agit d’un Anglais), personnage considérable à Niort sous les PLantagenêts, «  omnes furnos suos sitos apud Niortum nec non veterem mercatum suum apud Bellum Campum » Layette de Teulet, I, 158. Il est cité avec Philippe Auguste en 1204-1205 lors du siège de Chinon ==> Le roi de France Philippe II Auguste reprend la forteresse de Chinon aux mains des Plantagenêt

Tours 1190 27 juin

Ricardus rex Angliae, dux Normanniae, Aquitaniae, comes Andegavensis, justiciariis, senescallis, etc., et fidelibus

totius terrae suae notum facit se Willelmo Coco servientisuo dedisse et concessisse omnes furnos suos sitos apus Niortum  nec veterem mercatum suum apud Bellum-campum a dicto Willelmo et ejus heredibus de se et suis herdibus in homagium perpetumm teneda.

Testibus : Wg. Humeto constabulario, Willelmo, filio Radulfi, senescallo Normannie, Roberto de Harrecort, Gaufrido de Laceles, Philippo de Columbariis, Willelmo Marescallo, Radulfo, filio Godefridi, camerario.

Datum per manu Johanis Alenconis, archidiaconi Lexoviensis, vicecancellariinostri, apud Turones, XXVI die junii

Richard roi d'Angleterre, duc de Normandie, d'Aquitaine, comte d'Anjou, juges, intendants, etc., et les fidèles,  fait savoir qu'il avait donné à William Coco un serviteur de toute sa terre, et a accordé que tous ses fours étaient l'abeille de Niort  que son ancienne place du marché à Beauchamp  ne devrait pas être tenue pour toujours en hommage audit William et à ses héritiers et à ses héritiers.

 Vicaria Bassiacensis, sur l’emplacement du Niort Gallo-Romain quelques maisons se sont élevées, sur le chemin du Pré Leroy, autour des prieurés de Saint Etienne et de Saint Martin, sur le pont.

Le Pré Leroy, c’est une prairie d’atterrissement, sur la Sèvre, au bas du coteau de Saint André, et qui, comme toutes terres abandonnées par les eaux, faisait partie du domaine du comte ou du roi. Nous croyons qu’il s’agit du Pré Leroy dans la donation que fait Richard à Guillaume Lequex en 1190 de « quisquid habebat in prato de Nyort de sub sala »

De fors le pont ; maison de pont. La banlieue occidentale de Niort semble avoir porté au XIIIe siècle le nom de « Niorteau », en latin Niortellum. (Clouzot)

(b) Ludovicus rex jus communiae burgensibus Niorti concedit (J. 329. Toulouse, XX, n° 2. Copie.)

Ludovicus Dei gratia Francorum rex. Notum facimus quod nos concessimus dilectis et fidelibus nostris Lurgensibus Niorcii (sic) ut habeant communiam cum libertatibus ad communiam pertinentibus apud Niortum, et usus suos, et liberas consuetudines suas, et libertates ac donationes quas habuerunt et tenuerunt temporibus Henrici et Richardi quondam regum Anglie.–Quod ut ratum permaneat in perpetuum etc, (sic).–

Actum apud Niortum, anno Domini M° CC° vicesimo quarto, regni nostri secundo.

 Tillemont, Préliminaires de la vie de saint Louis, I, 333, dit que Louis VIII arriva à Niort le 3 juillet.

 

(1)   L'auteur des gestes de Louis VIII prétend qu'on n'avait envoyé, en effet, les caisses que lui apporta un navire qui entra dans le port de la Rochelle, que du son des ferrailles et des pierres. La Chronique de St-Denis dit que (les habitants de la Rochelle) « ils trouvèrent en une huche pierres et brun que ils enidoient que li roys Henry d'Angleterre leur eust envoyée pleine d'argent.

 

 On lit encore dans Guil. Guyard, la branche aux royaux lignages :

Li rois Henris leur ot tramise

Une huche et lot on la mise ;

De deniers pleines la cuidoient,

Leurs serjans payer en devoient ;

Mais de bran rasée la vinrent,

Et de pierres quand ils l’ouvrirent.

 

 

Ce serait cette sorte de moquerie du monarque anglais qui aurait excité un long débat entre la garnison anglaise et les chevaliers d'Aquitaine, :et aurait engagé ceux-ci à traiter avec le roi de France.

D'après les textes cités, était très-rationnel de la part de Rapin Thoyras d'adopter leur version et Arcère a tort de s'en étonner. Mais il est, un autre document, cité par Mathieu Paris, qui aplanit entièrement cette difficulté, au moins à notre avis. Nous voulons parler de l'espèce d'acte d'accusation dressé, en 1239, par le roi Henri III contre Hubert, comte de Kent.

Le monarque anglais reproche à ce personnage d'avoir causé la perte de la Rochelle et de tout le pays qui l'entoure en n'envoyant aux assiégés renfermés dans cette ville qui attendaient des secours d'Angleterre que des tonneaux pleins de sable, au lieu de l'argent destiné à sauver la ville et la terre; lequel argent il avait, méchamment et furtivement soustrait.

On voit que la chose est claire, car Savari de Mauléon, en ouvrant les tonneaux qui lui étaient adressés et qui devaient contenir de l'argent, n'y aurait en effet trouvé que du sable. Seulement, si Henri III avait bien expédié de l'argent, le comte de Kent l'aurait enlevé pour y substituer ce qu'on trouva à l'arrivée.

(2) On lit pourtant dans un document  que « Savary se sauva de nuit laissant là les bourgeois. »

La Rochelle. 1224 Mardi 13 août. La charte de fidélité au seigneur roi par les généraux de la Rochelle.

A toutes les personnes présentes pour inspecter la lettre et les grandes universités de La Rochelle, salutations.

Nous certifions entièrement que nous avons juré à notre très cher seigneur Louis, le plus illustre roi de France, et à ses héritiers à jamais fidélité contre tous ceux qui peuvent vivre et mourir, et que nous en conserverons de bonne foi l'honneur, vie et membres et droits du seigneur roi et de ses héritiers et que nous n'en recevrons aucun à la Rochelle des ennemis du seigneur roi qui aura pouvoir sur nous depuis la ville de la Rochelle.

Et il faut reconnaître que nous avons laissé à jamais le seigneur roi et son héritier sur la promesse de vendre en un lieu situé entre la ville et le bourg, le nouveau Temple et l'abbaye de St Léonards, de l'ordre cistercien, près de La Rochelle, le vingt-huitième jour de Noël, dans la soirée.

Mais pour une plus grande certitude de cette chose, nous avons donné nos lettres patentes, confirmées par notre sceau commun, au roi.

Décrété à La Rochelle, le troisième jour de semaine avant la fête de l'Assomption de la Bienheureuse Marie au mois d'août, en la quatrième année de l'année 1220.

 

Charta fidelitatis juratae domino regi a communia de Ruppela

Universis presentes Iitteras inspecturis major et universitas de Ruppella salutem. Universitati vestre notum facimus quod nos juravimus karissimo domino nostro Ludovico, regi Francie illustrissimo, et heredibus ejus in perpetuum fidelitatem contra omnes homines qui possunt vivere et mori, et quod nos honorem, vitam et membra et jura domini regis et heredum suorum bona fide conservabimus, et ballivos suos et rentes suas ad totum posse nostrum contra omnes homines, et quod non receptabimus aliquos in Ruppella de inimicis domini régis qui super nos habeant potestatem de villa Ruppelle.

Et sciendum quod quittavimus in perpetuum dominum regem et heredem suum de conventione venlendi ad locum qui est inter villam que vocatur Burgus novus Templi et abbaciam Sancti Leonardi, Cisterciensis ordinis, prope Ruppellam, in vigitia instantis Nativitatis Domini, infra horam vesperarum.

Ad majorem vero hujus rei certitudinem, nostras patentes litteras, sigillo nostre communie roboratas, domino regi dedimus.

 Actum apud Ruppellam, tercia feria ante festum Assumptionis beate Marie, mense augusti, anno grade M° CC° XX° quarto.

Cette charte est scellée, sur simple queue, d'un sceau en cire verte qui représente sur la face un homme à cheval, en costume civil, nu-tête, tenant un bâton de la main droite et les rênes de son cheval de la main gauche, avec cette légende :[SIGILLUM MAJORIS DE ROCHELLA

Au contre-sceau un vaisseau avec un mât soutenu par des haubans et portant une voile avec cette légende : SIGILLUM COMMUNIE DE ROCHELLA

–Comparez ce sceau aux deux sceaux de la commune de la Rochelle décrits dans l’Inventaire, sous les n°5458 et 5459, d'après des types appendus à des actes datés de 1308 et 1437.

(3) On lit, par exemple, dans une lettre écrite par le corps de ville de Bayonne an roi Henri III et qui se trouve dans la collection de Rymer que la ville de la Rochelle avait, été livrée aux Français, et qu'elle aurait bien pu être conservée à l'Angleterre si Savari de Mauléon et les bourgeois de la ville avaient fait pour la défendre ce que leur commandait la foi qu'ils avaient jurée. Voir aussi M. Massiou Hist. de Saintonge.

(4) Chron, de St Denis. – Citron. A Mart. Tur.

(5) Le 8 novembre 1226.

(6) Art de vérifier les dates.

(7) Mari prœfectus in Pictavia.

(8) Mathieu Paris, qui parle de ce fait, ajoute que Mauléon, visitant alors les iles de la côte avec de nombreux hommes d'armes, aurait pu s'emparer du comte de Salisbury, qui fut reconnu par deux sergents d'armes; mais que ceux-ci pour sauver le prince, l'engagèrent à se rembarquer précipitamment ; ce qu'il fit.

(9) Arrivée le S novembre 1220, a Montpensier, en Auvergne.

(10) Dans la suite, dit Arcère, Hist de la Rochelle il trouva de nouveaux prétexter pour rompre ses anciennes liaisons avec l'Angleterre. » C'est ici une erreur.

(11) Chron. Turon.

(12) Du 20 février 1227.

(13) Joinville, Hist. du St Louis. – Guil. De Nangis, Annal du règne de St Louis.

(14) Rymer, Faedera.  

(15) Duchesne. On a déjà dit un mot de cette opinion.

(16) Ms de D. Fonteneau. – Hist. du monastère et des évêques de Luçon, par l'auteur, et actuellement sous presse.

(17) On doit pourtant dire que, si Savari de Mauléon affranchit de tous droits envers lui le prieuré de Fontaine, il parait d'après un document que l'abbé de Marmoutiers, d'où dépendait ce prieuré, lui avait compté neuf cents sous afin d'arriver à cet affranchissement.

(18) Ms de D. Fonteneau.

(19) Mémoire Ms.

(20) Ce seigneur (Savari de Mauléon) vivait encore, dit Arcère, eu 1231 ignore la date de sa mort.

Il y a sur quelques-uns des Savaris que l'on possède la lettre A dans le champ. On a pensé (M. G. Lecointre-Dupont, Monnaies du Poitou) que c'est peut-être l'indication du nom d'Amabilie ou d'Amablc, veuve de Savavi de Mauléon qui après la mort de son mari, aurait fait frapper cette monnaie dans la ville de Mauléon, dont elle jouissait à titre de douaire.

Quoi qu'il en soit, on trouve sous l'an 1256 une charte par laquelle Amable, veuve de noble seigneur Savari de Mauléon, de Malleone, assigne sur les terrages de blé de Saint-Michel-en-l’Herm, dont elle jouissait pour son douaire, une rente de cent livres, léguée par Savari son mari et par Raoul leur fils à l'abbaye de Charroux.

(21) Documents fournis par l'abbé de La Rue.

(22) Rex omnibus etc. Sciatis quod potestatem dedimus Hugoni de Rohum comiti Essex, etc., quod si Ludovieus,  rex francorum, reddiderit nobis terras quoe fuerunt Savarici de Maloleone, quas de exitibus quos indé percepit, postquàm terras illas occupavit, dies rationabiles possint dare de emendis, recipiendis, etc. Apud Pentem, 30 die maii, Rymer, Foedera.

(23) On trouve peu d'actes de Raoul de Mauléon fils de Savari- Néanmoins nous en indiquerons deux de l'an 1248.

Par le premier, où il se qualifie du seigneur de Talmont et de Châtelaillon, il confirme les acquisitions faites par le monastère de Saint-Maixent dans le territoire de ses seigneuries, et dans l'autre il assigne sur sa terre de Saint-Michel-en-l’Herm de cent livres léguée par son père au monastère de Charroux.

On voit, d'après cela, que Ra, comme on l'appelait, ou plutôt Raoul de Mauléon était revenu sur le continent et qu'il jouissait de son héritage paternel, sauf douaire de sa mère, qui probablement avait la possession de Mauléon.

Toujours cst-il que le fils de l'illustre Savari ne poussa pas loin sa carrière, car il mourut en 1254 et nous trouvons sous la date de 1250 le testament de Raoul de Mauléon, sire de Talmont et de châtelaillon, où il indique comme ses exécuteurs testamentaires, L'abbé de Talmont, Me Hugues du Bois, son oncle (c'était le frère de sa mère), et Thibault Chasteigner, chevalier de cette très-ancienne et illustre famille du Poitou encore existante.

(24) En effet, à la mort sans enfant, en 1253, de Raoul de Mauléon on le prétendit bâtard, et Alphonse, comte de Poitou s'empara d'abord de sa succession comme seigneur féodal.

 Aymeri VII, vicomte de Thouars, fils du vicomte Gui 1er et d'Alix de Mauléon, sœur de Savari ; Aymcri de Rochechouart et Jeanne de Mauléon, sa femme, autre sœur de Savari et Geoffroy de Tonnay - Charente du chef de ses enfants issus d'une autre sœur de Savari de Mauléon, réclamèrent inutilement la succession de Raoul de Mauléon.

 Enfin Alphonse abandonna ses prétentions: et remit les biens qu'il avait usurpés, sauf la baronnie depuis comté de Benon qu'il se fit abandonner par le vicomte de Thouars.

 (25) Cet état de choses résulta d'une transaction faite en octobre  1254 entre  Aymeri, vicomte de Rochechouart, et de Jeanne de Mauléon, sa femme, d’une part, et Aymerie VII, vicomte de Thouars, de l’autre, par laquelle les premiers abandonnèrent au dernier, moyennant certaines redevances, toute la succession de Savary de Mauléon et de Ro ou Raoul de Mauléon, son fils.

 Nous allons donner ici la copie entière de cette charte, qui fit passer tous les biens de la maison de Mauléon dans celle de Thouars, par le motif surtout que cette pièce dans l’idiome dont on se servait alors dans le pays, est un curieux morceau de linguistique.

 A toz ceaux qui cestes presentes lettres verront e orrunt, Aymeris vicons de Rochechchaward, e Johana sa femme, salu en nostre segnor Jhucrist. Sachet que cum nos demamde som pocio e partie avenant, en le héritage e la descedue fau Savari de Mauléon ayné a may Johene, e Ro son fil de Mauléon, dans quaus li nobles home Aymeris, vicons de Thoars est , en l’ommage e en la foi au cunte de Peitiers ; a la par fin ou le conseil de prodes homes fut aparié entre nos e dit vicons de Thoarz e lau mamnère que ledit vicons de Thoarz nos asit quatre vinz livres de rente durable de monei usable en pais pour raison del héritage e la descendue fau Savari de Mauléon, e trente livres de rende, que il nos done de grace e de don, e nos asiet lo dit viscons de Thoarz e lesditets quatre-vinz livres à nos et à nos hers, qui de mei Aymeric et Johana ma femme sunt issu on istront durant le mariage entre nos, à prendre e avoir le devaut dites rendes chescun an apries la mort Amable femme fau Savari de Mauléon en minage de Niort portant cum li dit minage vaudreit o les appartenances ; e si qui endred defaillet dans quatre-vint livres de rende del héritage et trente livres de rende de don desus diz ; cou qui en defrudet nos aurom e prendrom en l’ile de Ré duche q a parfscement de la somme devaunt dite. E si aucunes maisons est appartenance audit minage, el est nostre sans conter en rende. C’est encore à savoir que en candementres cum ladite Amable vivra, ledit viscons nos est tenus à hers de mis diz e à nostre certein comandement rendre e bailler cinquante livres de monei usable ou pays ou taillées de Talamond, chescun an, à nau tutn solement dau diz quatre-vinz livres de rende, qui nos avom de don, si cum ol est de suis diz, retorneront a dit visconte de Thoars e à ses hers e à ses succenors. Eisi nos Aymeris et Johana devant dite por nos, e por noz hers, et successors clamon quité a dit visconte de Thoarz e à ses hers e à ses successors tot le héritage e la descendue dexant dite o tote lor appartenances e o totes les choses qui porreint e devroint escheer por raison de fau Savari de Mauléon, for tant solement cou qui à non porreil e devroit escheer po droit et à venir en aucun tens à nos hers per raison de la partie de iceles qui sont serors à moi Johana devant dite, si aucune de e les o tot morreint sans hers en tens qui est à venir. E ceste paix e cestes convenances nos e aus li diz ciscons de Thouarz avom jure suis les seins evangeles à tenir e à garder leaument por nos e por noz hers, et por nos successors sans venir en cotre. E est encore à savoir que li diz visconte de Thouarz noz a quité icele partie, que nos doussom mettre au palit e a rechat que il a feil au conte de Peitiers dans devant dites choses. E si ol adveneit que rechau ou plaiz de mortemain fut fait au viage de moi Aymeric daucant dit de choses devaunt dites, ge ni suis tenuz à rien mettre, mais après ma mort, ma devant dite femme, et un hoir, e mi successor sunt tenu à mettre au plait e à rechat de mortemain segom nostre partie de suis nomée, que nos avom de choses, e segom cou qui nostre autre paràonir mettront au plait, et à rechat por caus por raison de lors partie segum le usage e la costume daupais. E por cou que nos Aimeris e Johana dauvant dite, e nostre heir, e nostre successors ,ne poissom en aucun tens venir en contre ceste choses, no en donom à dit visconte de Thoarz e ces hers e à ces successors cestes présentes lettres saalées de nos seus en garantie de vérité. Ceu fut fait en l’an de l’incarnation nostre Seignor Jhésus-Christ 1254 au mois d’octobre.

Original orné de deux sceaux, l’un perdu, et l’autre ayant d’un côté les armes des Rochechouart et l’autre un cheval.