Time Travel Fontenay le Comte, capital du Bas-Poitou au temps des guerres de religion

Les guerres de religion furent précédées de ces troubles précurseurs des grandes crises. Le peuple des campagnes, poussé par l'excès de la misère, se révolta en maints endroits. Des bandes de voleurs, profitant de l'agitation des esprits et de l'absence presque totale de police, se ruèrent sur les maisons isolées et les villages, et s'attaquèrent même à des lieux plus importants. Une force armée considérable étouffa ces premières tentatives dans le sang et les supplices. Fontenay eut sa part de ces horribles drames, et fournit l'un des chefs de la révolte, nommé Jean Chaigneau, fils d'un boucher. Sa population, qui s'était joyeusement répandue hors de ses murailles, se trouva contrainte d'y chercher de nouveau un abri.

Près d'un siècle écoulé sans guerres civiles, grâce à la politique inaugurée par Louis XI, avait tout à fait annihilé son importance militaire. Une douzaine de vétérans mal armés, sous les ordres d'un officier subalterne, suffisaient à la garde du château. Celle de la ville était confiée au maire et aux bourgeois. Jusqu'en 1550, cette force municipale avait paru animée d'une pensée unique; mais, alors, elle se divisa, en deux partis hostiles. L'un, composé de la majorité des habitants, conservait les traditions du catholicisme; l'autre, recruté parmi les gens riches et quelques pauvres familles d'ouvriers, ne cachait plus ses sympathies pour les doctrines de Calvin. L'échevinage, où s'agitaient les mêmes passions, flottait indécis entre les deux factions.

En 1555 et 1556, les adhérents du protestantisme l'emportèrent deux fois dei suite dans l'élection du maire. Ils appelèrent un ministre, et se montrèrent peu modérés dans la victoire; tandis que, l'année suivante, les catholiques, ayant eu le dessus, chassèrent le nouveau venu, et se portèrent, jusque dans la salle des délibérations du corps de ville, à des actes déplorables envers les vaincus. Peu s'en fallut que le sang ne coulât. L'intervention de Michel Tiraqueau, du lieutenant criminel Jean Imbert, et de quelques hommes sages, calma provisoirement l'orage, qui éclata quatre ans plus tard, avec la plus terrible violence.

Afin de simplifier le récit, nous avons réuni, dans un chapitre séparé, tout ce qui concerne l'église réformée de Fontenay. Le mérite incontestable de la plupart de ses ministres lui assigne une place distinguée entre toutes celles de la province, et ce serait rendre cette notice incomplète, que de ne pas y faire figurer l'historique de ses nombreuses vicissitudes. Nous pourrons ainsi glisser rapidement sur les troubles religieux, dont les diverses phases sont bien connues, et insister davantage sur les sujets qui doivent occuper une plus large part dans ce travail.

Les livres de La Popellinière, Pierre Brisson, D'Aubigné et De Thou, la Chronique du Langon et le Journal de Le Riche, de Saint-Maixent, fourniront sur ce sujet les renseignements les plus détaillés.

Le massacre de Vassy (ler mars 1562) ayant détruit l'effet des tentatives de pacification faites par Catherine-de Médicis, les protestants de presque toute la France se soulevèrent à cette nouvelle.

Ceux de Fontenay, Luçon, la Chataigneraie, Chantonnay, Puybéliard, Thiré, Pouillé, Foussais, Monsireigne, et autres lieux, prirent les armes et surprirent Luçon, le jeudi 30 avril, jour de la Cène.

Ils pillèrent les églises de Saint-Mathurin, de Saint-Philbert et de la Madeleine, ainsi que la cathédrale, dans laquelle ils laissèrent garnison (1).

D'autres bandes se portèrent sur Mouzeuil, Nalliers et le Langon, où ils commirent les mêmes excès.

 

 

Première guerre de Religion

Prise de Fontenay-le-Comte (1562), les protestants prennent la ville par surprise le 23 mai 1562.

 

Le soulèvement, qui d'abord n'avait été que partiel, gagna peu à peu : plusieurs gentilshommes s'y joignirent, et il fut bientôt assez fort pour que les Huguenots s'emparassent de Fontenay, le vigile de la Trinité, jour de marché et de samedi.

 Les temples furent saccagés. Notre-Dame, Saint-Jean, Saint-Nicolas, Saint-Jacques, les Cordeliers et les Jacobins perdirent tous leurs ornements (2).

C'est dans cette malheureuse journée que Notre Dame fut dépouillée des nombreuses richesses que possédait son trésor.

Nous savons, par un acte du 20 janvier 1554, qu'il se composait entre autres choses d'un vaisseau en or où l'on portait le CORPUS DOMINI, avec sa plactayne, des Chiefs de Monsieur Saint-Venant et de Madame Sainte-Anne (3) d'un aultre calyce appelé coulpe, et d'une grande croix d'argent doré, ornée de pierreries, sur laquelle était un crucifix.

Ces objets ne se trouvent plus mentionnés dans l'inventaire fait, le 18 juillet 1568, peu de temps avant la seconde entrée des protestants.

La précipitation avec laquelle cette sacrilège expédition fut effectuée, empêcha les pillards de découvrir dans une armoire placée à côté de l'autel Sainte-Anne, deux Calices d'argent doré dont l'un avait pour pied une image de Saint-Sébastien ; une petite chasse d'argent doré ayant cinq vitres, une petite croix d'argent avec deux Croyzons; une autre plus petite ornée de pierres précieuses, et divers ornements de moins d'importance. Les statues et tableaux disparurent également (4).

Les Cordeliers eurent plus à souffrir que les autres couvents de la ville. Leur monastère fut quasi entièrement brûlé, et ils furent forcés de l'abandonner (5).

Ils bâtirent dans la suite celui qu'ils occupaient en dernier lieu. La translation complète ne s'effectua qu'au commencement du XVIIe siècle.

Les protestants continuèrent à porter le meurtre et l'incendie dans les paroisses voisines. Toute la semaine qui suivit la surprise de Fontenay fut employée à ruiner les églises de la banlieue.

Il faut lire dans la chronique du Langon, le récit de ces brigandages inexcusables. L'aveugle folie, qui pousse, dans les temps de révolution, à détruire tout ce qui rappelle des idées opposées à celles du parti qui triomphe, n'est pas nouvelle, et les premiers chrétiens, les huguenots, les démagogues de 93 et les Cosaques de 1814, n'ont rien à s'envier.

Pendant tout le temps que Fontenay fut occupé, il fut traité comme ville conquise; les catholiques nourrirent gratuitement tous les protestants et les faiseurs de pauvres gens qui s'y donnaient rendez-vous (6).

Mais les vainqueurs n'étaient pas tranquilles, dans la crainte de l'arrivée de M. du Lude (7),  gouverneur du Poitou, qui était à Niort; aussi faisaient-ils bonne garde jour et nuit Leur position devint même telle, que plusieurs d'entre eux, vers la seconde moitié de juillet, se retirèrent, emmenant le ministre, Claude du Moulin, homme d'un rare mérite, mais fanatique outré. Il avait d'abord résisté, et n'avait cédé que sur la menace de n'être pas secondé (8). Les catholiques reprirent alors courage et se rendirent maîtres de la ville.

 

Le 25 juillet, on fit défense de porter des armes sous peine de la hart, ce qui n'empêcha pas un huguenot de répondre à ceux qui le sommaient au nom du roi de laisser les siennes, qu'il ne les quitterait ni pour le roi ni pour la reine. Il fut saisi et mis en prison (9).

Le culte, interrompu depuis longtemps, fut immédiatement rétabli.

Le 8 août, l'autel de Saint-Venant, à Notre Dame, fut restauré pour y dire le lendemain dimanche, une messe à laquelle accourut la population entière avec celle des paroisses environnantes. Afin de conserver la ville, les catholiques s'adressèrent à M. du Lude, qui leur envoya une compagnie dans les premiers jours de septembre 10. Ces soldats allaient vivre en partie sur les champs d'alentour.

L'arrivée de ce renfort était loin d'avoir chassé toute crainte. Les portes restaient toujours fermées et la petite garnison faisait de temps à autre des sorties vers les points occupés par les protestants, ramenant chaque fois quelques prisonniers.

La misère commençait à se faire sentir, sans que l'on pût espérer un terme à cet état déplorable, parce que le commerce était interrompu et que les marchés se tenaient dans les prairies hors des murailles de peur de surprise. Il n'y eut pas non plus de foire de la Saint-Venant.

L'année se termina de la sorte dans des transes continuelles, qui furent encore augmentées, au mois de mars 1563, à la nouvelle d'une expédition tentée par Sainte-Gemme et du Landreau (11)

 

On en fut quitte pour la peur, et ces deux chefs ne s'emparèrent que du bourg de l'Hermenault, sans oser attaquer Fontenay (18 mars) 12.

Peu à peu les craintes se calmèrent, et les protestants de la ville rentrèrent même chez eux. Le ministre du Moulin vint recommencer ses prêches, qui durèrent jusqu'à Pâques 1564, époque à laquelle le comte du Lude arriva et les lit cesser. Celui-ci nomma gouverneur le sieur de la Marcousse, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et lieutenant de sa compagnie ; son second fut Philippe Frézeau, seigneur de la Frézelière (13), guidon (14) de la même compagnie.

Le nouveau gouverneur fit réparer les murailles aux frais des habitants. Les travaux s'exécutèrent sous la direction du maire, Pierre Brisson, de Raoul Gallier, échevin, et de Henry de Sallenove, conseiller.

 

L’hiver de cette année fut un des plus rigoureux qui se soient fait sentir. La neige tomba en si grande abondance, que, lors du dégel, arrivé le lundi 26 février 1565, les eaux firent d'épouvantables ravages.

Elles passèrent par-dessus le bot ferré de la porte des Loges, inondèrent tout ce quartier, où elles étaient hautes de deux ou trois pieds, et firent tomber les deux tours et la porte, avec son couronnement en planches, qui renfermait une cloche, une horloge ayant un cadran du côté de la ville et de celui du faubourg, et une montre de lune, pour connaître son plein, son quartier et son renouveau , le tout fait magnifiquement (15).

Le 8 mai, il y eut une nouvelle inondation ; mais cette fois elle ne causa aucun dommage grave : les foins et les autres récoltes s'en ressentirent seulement, et leur perte augmenta la détresse commune, que put voir à son passage (septembre) le connétable Anne de Montmorency, venant de la Rochelle accompagner Charles IX.

 (Anne de Montmorency (1493 - 1567) - rue de la Poëlle Fontenay le Comte)

 

La tranquillité, dont Fontenay avait un besoin si pressant, dura enfin pendant deux années entières.

Elles furent employées à fermer les blessures de la guerre, bien loin, hélas ! d'être toutes cicatrisées, quand arriva la prise d'armes d'octobre 1567.

 

Deuxième guerre de Religion

Prise de Fontenay-le-Comte (1568), les protestants assiègent (28 août-5 septembre), prennent la ville et la saccage.

 

La compagnie du comte du Lude, formant la garnison, aidée d'un nouveau renfort, fut employée incontinent à pourchasser les huguenots de bourgades en bourgades, jusqu'à ce qu'ils eussent été forcés de se retirer à Marans.

Les troupes rentrèrent à Fontenay, le 8 janvier 1568, et le surlendemain, on y publia un ordre de saisir tous les biens des réformés (16). Elles ne purent toutefois empêcher les Rochelais de prendre Luçon et de piller la cathédrale, que défendit héroïquement le chanoine Innocent Chanteclerc (17).

Une fois maîtres de cette ville, les vainqueurs se rendirent à Sainte-Gemme, dont ils dévastèrent l'église, et la garnison de Fontenay les ayant attaqués, ils la repoussèrent jusqu'à Mouzeuil.

Tandis que cela se passait, le jeudi saint, 15 avril, on apprit le traité de paix conclu à Paris, le 27 mars.

A cette nouvelle, les compagnies du comte du Lude se retirèrent. Leur départ fut funeste à Fontenay, car, à la fin d'août, Christophe Claveau, seigneur de Puyviault-Claveau (18), chef protestant, s'en empara.

Le commandant Hautecombe s'était jeté dans le château avec sept bourgeois. Ces braves résistèrent quelques jours à toute une armée; mais, voyant qu'on dressait des échelles et qu'on mettait le feu aux portes, ils demandèrent à capituler. Puyviault leur promit la vie sauve et obtint la reddition de la forteresse, le 5 septembre.

Les huguenots ne leur tinrent point parole, et le commandant fut conduit à la Rochelle, où on le mit à mort 19.

Les excès qui signalèrent la première entrée des protestants, se renouvelèrent encore. Les églises, le couvent des Jacobins et les restes de celui des Cordeliers furent incendiés. Notre-Dame mise à sac, puis ensuite abattue, le jour de la prise du château.

La Chronique du Langon raconte ainsi le moyen employé pour faire tomber les voutes : « Le même jour (5 septembre ), furent les piliers des églises de Notre-Dame, de Saint-Jean et de Saint-Nicolas sappés.

On plaça de petits lopins de bois le long, et, après qu'il y en eut à tous les piliers, on mit de la résine et de la poudre, et le feu ayant brûlé lesdits lopins de bois, tout à coup tombèrent les voutes et les couvertures par terre 20. »

Fontenay devint une des principales places du parti de la Réforme. Le prince de Condé y fit établir, au mois d'octobre, un magasin de paille, foin, avoine, froment, brouettes, chevaux et autres objets nécessaires à la guerre. Les sieurs de Chiré et de Jazeneuil, gouverneurs de la ville, veillèrent à l'exécution des ordres de leur général. Tous ces énormes préparatifs furent faits aux dépens de la population et la rendirent si misérable, que les habitants « désiraient plutôt mourir que vivre, voyant sur eux un faix insupportable. »

Les événements qui se succédaient sans cesse, influaient chaque jour sur la position du bas Poitou.

Vers les premiers jours de février 1569, du Landreau, jusque- là zélé protestant, passa au service du roi (21), et signala sa défection par la prise de Tiffauges et de Montaigu (23 - mars).

Les religionnaires de Niort, Fontenay et la Rochelle, vinrent inutilement au secours de la dernière place : ils arrivèrent trop tard. Ils se contentèrent de s'emparer de Bournezeau, où ils délivrèrent les prisonniers de du Landreau , au nombre desquels était le procureur du roi de Fontenay, Louis Frouard, huguenot et homme d'une rare activité, que nous retrouverons plus tard.

Sur ces entrefaites, arrivèrent François Isle, seigneur de la Matassière ; Philbert Porcheron, seigneur de Saint Jasmes, conseiller au présidial de Poitiers, et François Crouzilles, seigneur de la Lande , députés par un arrêté donné à Niort, le 29 janvier, et signé de Jehanne d'Albret, Henry de Navarre, Condé, Coligny et Marsillac, pour aliéner ou affermer le temporel des évêchés de Luçon et de Maillezais, au profit des réformés. (Arch. de Bourbon-Vendée. — Tatmond.)

Le 30 avril suivant, d'Andelot, frère de l'amiral de Coligny, séjourna deux jours (22), et envoya deux compagnies chasser de Surin de l'Hermenault. En partant il alla à la Rochelle et à Saintes, où il mourut.

Quelques temps après, les protestants eurent à Niort un magnifique triomphe. Cette ville était assiégée par les catholiques et pressée de près, quand Puyviault s'y introduisit avec 5000 fantassins 'et parvint à faire lever le siège. Comme les assiégeants étaient nombreux, la garnison de Fontenay eut des craintes pour sa sûreté. Elle crut prudent de se retirer sur Marans (23).

Les réformés de la ville, réduits à leurs propres forces, firent cependant des préparatifs de résistance.

Ils réparèrent les murailles, recreusèrent les fossés, et chassèrent presque tous les catholiques. Les vieillards, femmes et enfants s'enfuirent dans les places occupées par leurs partisans, et les hommes prirent du service dans l'armée royale.

Dès ce moment, Jehan de la Haye (24), lieutenant de Poitou, intrigant fameux, avait des intelligences parmi eux; aussi, lorsque Poitiers fut assiégé par l'amiral, le 8 juillet, en avait-il mandé plusieurs, au nombre desquels se distinguèrent Jehan Tiraqueau, seigneur de Belesbat, André et Abraham Gallier de Guinefolle (25), et Jehan Brisson de la Boissière, âme damnée de la Haye, qui se trouva immiscé dans presque toutes les intrigues de son patron.

Ces Fontenaisiens se conduisirent bravement pendant tout le siège, et méritèrent d'être honorablement mentionnés par Liberge (26).

La bataille de Moncontour, qui se donna le 3 octobre, fut si fatale aux protestants, et les épouvanta tellement,  que Niort ouvrit ses portes à l'armée royale, et que Fontenay fut abandonné la nuit de la Saint- Venant.

La veille, il y avait eu une rencontre entre Puyviault et les soldats de la Chevalerie. Le combat se livra entre Guinefolle et les moulins qui regardent Pissotte (27). On ne tira que quelques coups de pistolets et d'arquebuses, qui firent lâcher pied aux catholiques; mais la victoire n'empêcha pas Puyviault de se retirer. Le capitaine d'Asnières arriva du Langon le lendemain, et partit aussitôt pour Vouillé, Chaillé et les autres quartiers du Marais. Le même soir, Puygaillard, lieutenant pour le roi en Anjou (28), prit possession de Fontenay, dont il nomma gouverneur Jehan de Montsoreau.

Les huguenots perdirent plusieurs autres places, entr'autres Marans, Saint-Jean-d'Angély et les forts de l'île de Ré. Le roi était en personne, avec son armée, commandée par le duc d'Anjou, à divers sièges et à celui de la Rochelle, qui n'eut pas de résultat.

 

 

 

 

==> Charles IX reçu par d'Estissac au château de Coulonges les Royaux sur l’Autize - (Siège de Fontenay le Comte 1570)

==>Vouvant 1588 au temps des guerres de Religion – Le seigneur de Malicorne gouverneur du Poitou

 

 

 


 

1 Chron. du Langon, p. 52. Le chef de cette expédition était Louis Boutaud, prévôt de Fontenay, qui se maria.

2 Voy. la Chron. du Langon, p. 54.

3 Cette mention ne doit pas faire entendre que Notre-Dame possédait les têtes de ces deux saints, mais bien deux reliquaires en forme de chefs ou bustes, en métal précieux, comme on en voit encore dans beaucoup d'églises. On y renfermait des reliques.

4 Extrait de titres originaux de ma collection.

5 Voy. les triomphes de la piété, dans la Fie du bienheureux Gabriel Maria, de l'Ordre des Mineurs, par le R. P. Paulin du Gast, gardien du couvent de Mirebeau, petit-in-4°, Poitiers, Jean Fleuriau , M. DC. LXIX.

6 Chron. du Langon, p. 56.

7 Guy de Daillon, comte du Lude.

8 Fous êtes cause qu'il en mourra plus d'un mille, dit-il, à ceux qui le voulaient emmener. — Voy. la Cht-. du Langon, p. 62.

9 Chron. du Langon, p. 64.

10 Chr. du Langon, p. 66.

11 Chr. du Langon, p. 77. — Charles, seigneur du Landreau et de Bournezeau, avait d'abord embrassé le parti protestant, qu'il abandonna bientôt pour devenir un des principaux chefs catholiques.

12 Au commencement de mars, le boisseau de froment se vendait, à Fontenay, 45 sous; à la fin du mois, il ne valait que 30 sous. (Voy. la Chr. du Langon, p. 78.)

13 Ph. Frézeau fut, plus tard, un des meilleurs officiers catholiques.

14 Un acte du 3 mars 1564, passé à Fontenay entre ces deux officiers et un fournisseur, pour l'équipement de quinze hommes d'armes, nous apprend quel était leur costume. D'après le marché, le fournisseur devait procurer auxdits hommes d'armes un corps de cuirasse, le devant et le derrière à l'épreuve de l'arquebuse; un habillement de tête à l'épreuve du pistolet, ainsi que les épaulettes des brassards. L'habillement de tête, les brassards et les gantelets étaient blancs, et garnis de clous dorés. Chaque harnais d'homme d'arme était payé 30 écus sols.

Pierre Brisson, frère de Barnabé, étant maire en 1564, ce dernier, qui était son aîné, n'est donc pas né en 1540, parce qu'alors Pierre n'avait pu être revêtu si jeune de la dignité de maire. (Voy. dans les Biographies ce que je dis à cette occasion.) Henri de Sallenove, écuyer, seigneur de la Mongie, traducteur de Tite-Live. (Voy. l'art. qui lui est consacré dans les Biog.)

15 Voy. la Chronique du Langon, p. 84.

Le pont des Loges était alors en bois. Il avait été refait en mai 1536, moyennant 99 livres, sous la mairie de Barnabé Fouschier, assesseur. (Tit. de ma collection). Il faillit être renversé en 1550. Les eaux ruinèrent, le jour de la Saint-Simon, plusieurs maisons, et montèrent jusqu'aux halles.

16 Chronique du Langon , p. 97.

17- Voy. l'Histoire des Evêques de Luçon.

18, Christophe Claveau, seigneur de Puyviault, fut un des principaux chefs protestants. On a souvent dit, par erreur, qu'il était de la famille Theronneau. Son nom était Claveau, comme le prouve un acte original. D'ailleurs, tous les historiens du temps l'appellent ainsi, et l'illustre de Thou, toujours si exact, le nomme Pluvialius Clavaeus. (Voy. de Thou, lib. XLVI.

19 De Thou, t. II., p. 685. La pagination que j'indique, chaque fois que je cite de Thou, est celle de l'édition de Londres.

20 Chron. dit Langon, p. 114. — On peut voir, dans les mémoires de Le Riche, le récit de moyens semblables employés à Saint-Maixent pour détruire les églises.

 

21 Ce fut N. Rapin qui le gagna aux catholiques.

22 Chron. du Langoni, p. 127.

23 La foire de la Saint-Jean de cette année ne valut rien, dit la Chronique du Langon, p. 128; il n'y eut que deux ou trois merciers, quelques balais et vendeurs de fruitage dans la prée et non ailleurs.

24 Jehan de la Haye, seigneur de la Haye et de Jarzé, baron des Couteaux, s'éleva par son mérite. Son origine, que l'on a voulu rendre noble dans ses prétendus mémoires, n'est pas connue, et tout porte à croire qu'il eut, sur bien d'autres, le mérite de se créer lui-même une position élevée. Il se maria avec Anne de la Brosse, veuve d'Emery Girard, seigneur de la Roussière, et parvint, grâce à la fortune de sa femme, à la charge de lieutenant-général de Poitou. La conduite canteleuse de cet homme a été très-bien analysée par M. Charles de Chergé, dans les Mém. de la Société des Ant. de l'Ouest.

 On ignore cependant qui le porta à toutes les sombres intrigues auxquelles il se livra. Il mourut le 21 juillet 1575.

Il avait épousé en secondes noces Marie Cathus , fille du seigneur des Granges-Cathus et de Jehanne du Fouilloux.

25 On a prétendu quelquefois que les deux Guinefolle étaient Grimouard. Cette dernière famille n'a possédé Guinefolle qu'au XVIIIe siècle.

26 Voy. la nouvelle édition du Siège de Poitiers, par Liberge, que vient de donner mon ami, H. Beauchet-Filleau, p. 83, 127, 268.

27 Chron. du Langon, p. 133.

28 Jehan Leaumonl, seigneur de Puygaiilard., baron de Brou et de More, grand maréchal des camps et armées du roi.