Les Vicomtes de Thouars Poitou Moyen Age (2)

Geoffroy est le premier vicomte de Thouars dont les chartes font mention.

 

GEOFFROY Ier de Thouars, 876-903.

En août 876 il signe une donation de biens sis à Rigné, viguerie de Thouars, et à Faye, faite par un nommé Rabaldus, au profit de l'abbaye de Saint-Jouin-lès-Marnes. (Cartulaire de Saint-Jouin, publié par M. Grandmaison, p. 12.) On ne connaît pas l'origine de ce vicomte, et on ne sait pas s'il se rattache à ses successeurs par quelques liens de parenté. Il est à croire qu'il était le père du vicomte suivant mais rien ne le prouve.

 

Savary 1er DE THOUARS, 903-926.

Ce n'est qu'en l'année 903 qu'on retrouve un vicomte de Thouars. Ce personnage, du nom de Savary, assiste, le 30mars de l'année dont nous venons de parler, à un plaid tenu par Ebles Manzer, comte de Poitou, et, quelques jours après, à un jugement rendu par ce dernier entre le diacre Landon et Hisarnus. (Besly. -Beauchet-Filleau, Dictionnaire des familles de l'ancien Poitou, vol. n, p. 710.)

En 923 il signe un bail à cens, consenti par le même Ebles Manzer à Rotard, abbé de Nouaillé, d'un droit de rivage dans le pagus de Thouars, au village appelé Solniacus. (Dom Fonteneau, t. XXVII, p. 231.) .)

Par une charte donnée au château de Thouars le 19 ou le 21 mai 926, il reconnaît, avec le concours de son frère Aimery, les droits du chapitre de Saint-Martin-de-Tours sur des domaines situés dans sa vicomté, à Cursais, Antoigné et Orbé.

Des seigneurs s'étaient emparés de ces biens depuis quelques années, et le chapitre n'avait pu en obtenir la restitution. La décision de Savary fut confirmée, quelques jours après dans un plaid tenu à Avrigny par le comte de Poitou, en présence de ses vicomtes. (Besly, p. 218-2210 P.Anselme, vol. iv, p. 189; – de la Fontenelle, Histoire des ducs d'Aquitaine, p. 445.)

Savary mourut peu de temps après le mois de mai 926. Ses deux frères, Adhémar abbé de Saint-Maixent et de Redon, et Aimery lui survécurent.

 

AIMERY Ier DE Thouars, 926-936.

Aimery prit le titre de vicomte de Thouars pendant l'existence de son frère. Cette circonstance a fait croire à quelques historiens qu'il avait dû régner en même temps que Savary; mais rien n'est démontré à cet égard. En prenant le titre de vicomte du vivant de son frère Aimery s'est tout simplement conformé à un-usage déjà établi dans sa famille.

En avril 923, il réclame, comme avoué de Saint-Maixent, dans un plaid tenu par Ebles Manzer, en présence des grands de sa cour, des domaines situés à Stivalis, viguerie de Tiliolo, pagus de Melle usurpés sur ce monastère par Gondebaud et Ermenbert. Ebles Manzer ordonna cette restitution. (Charte originale communiquée par M. Benjamin Fillon.) En sa qualité d'avoué de l'abbaye dont nous venons de parler, Aimery prit une grande part à la translation du corps de saint Maixent, qui avait été transporté à Redon avec les restes de saint Léger, au moment de l'invasion des Normands, vers 866. Il envoya à Redon un prêtre du diocèse de Poitiers, nommé Tutgaldus, et quelques autres moines, dans le but d'obtenir la restitution des précieuses reliques. Les délégués du vicomte négocièrent cette affaire moyennant cent mesures de pain et de vin, un moulin et des terres.

 Aimery approuva ces conventions lors d'une réunion qui eut lieu dans le palais d'Ebles Manzer, à laquelle assistèrent l'abbé de Saint-Maixent, des prêtres de Poitiers et trois députés envoyés par l'évêque d'Auxerre. Ce dernier cherchait à retenir dans sa ville les religieux de Redon qui avaient été obligés de s'y réfugier, en rapportant le corps du saint, pour éviter de tomber entre les mains des Normands.

Quelque temps après, les reliques arrivèrent à Saint-Maixent (924). (Histoire des ducs d'Aquitaine, par de la Fontenelle, p. 439-441.)

On trouve les signatures d'Aimery et de Savary, vicomtes, au bas d'une charte d'août 924, portant donation par Gombaud à Alboin, trésorier de Saint-Hilaire de Poitiers, de biens situés dans le pagus de Poitiers. (Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest pour 1847, chartes de Saint-Hilaire, p. 19.)

Aimery souscrit une autre charte de 928 ou 929, contenant un don de plusieurs héritages situés dans la viguerie de Thouars, fait par Bernard au profit de l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers. (Dom Fonteneau, t. vi, p. S3.) Vers 935, Aimery et Aremburge, sa femme donnent à la même abbaye de Saint-Cyprien des vignes et des terres au village de Cavaniacus, à une quinte de Poitiers. (D. Fonteneau, t. VI, p. 83.)

Aremburge avait déjà donné, en 933 ou 934, à l'abbaye dont il s'agit, des domaines au même lieu de Cavaniacus, et Frottier II, évêque de Poitiers, avait ratifié cette libéralité. (D. Fonteneau, t. vi p. 73 et 75.)

On ne connaît pas la date précise du décès d'Aimery. Il est probable qu'il n'existait plus en 936. Aremburge lui survécut.

Le Père Anselme dit (vol. iv, p. 189) qu'Aimery mourut sans enfants, et attribue Savary II et Aimery II à Savary Ier tandis que M. de la Fontenelle les indique comme fils d'Aimery Ier (Histoire des ducs d'Aquitaine p. 455.) Le nom de la femme de Savary Ier n'étant mentionné nulle part, il est permis de douter qu'il se soit marié et qu'il ait eu des enfants. L'opinion de M. de la Fontenelle paraît la meilleure.

 

Savary II DE Thouars, 936-943.

Savary II, fils ainé d'Aimery Ier, succéda à son père. En 936, il souscrit une charte par laquelle Frottier II, évêque de .Poitiers, donne à l'abbaye de Saint-Cyprien du même lieu l'église Saint-Séverin de Milli, dans la viguerie de Thouars. (Dom Fonteneau t. vi, p. 105.)

Dans la même année 936, il signe un don de divers héritages, fait à ladite abbaye de Saint-Cyprien par une dame nommée Sénégunde. (P. Anselme, vol. iv, p. 189.) En janvier 942 ou 943, Guillaume Tête-d'Étoupes, comte de Poitou, concède, sur la recommandation de ce vicomte et d'Elie, son vassal, à Hastrenus et Aldesinde, femme de ce dernier, quelques héritages situés à Vasles, pagus de Thouars. (Dom Fonteneau, t. x, p. 95.) On ne connaît pas l'époque de la mort de Savary.

 

AIMERY II DE THOUARS, 943-956.

On trouve, dans le cartulaire inscrit de Saint-Cyprien de Poitiers (f° 26] deux chartes souscrites, en 935 et 936, par Aimery et Savary, vicomtes. (Renseignement fourni par M. Paul Marchegay.) Ces deux personnages ont-ils régné simultanément? La question n'est pas facile à résoudre. Dans tous les cas, il est présumable qu'Aimery II a survécu à son frère.

En 935, il donne des biens à l'abbaye de Saint-Jean-de Bonneval-lès-Thouars, du consentement d'Aliénor ou Hardouine, sa femme. Il mourut vers 956, et fut enterré dans l'abbaye de Saint-Léger.

Deux enfants naquirent du mariage d'Aimery II

 1° Herbert, qui lui succéda, et Savary, qui signe une donation faite à l'abbaye de Saint-Florent-de-Saumur en août 994, par son neveu Aimery III. (P. Anselme, vol. iv, p. 189.)

 

HERBERT Ier DE THOUARS, 956-987.

L'orthographe du nom de ce vicomte n'est pas toujours la même dans les chartes qui le concernent. Le plus souvent il est désigné sous le nom d'Herbert; mais quelquefois on l'appelle Arbert.

Le plus ancien document dans lequel il figure remonte à l'année 951 C'est la donation du serf Dalbertus et de sa famille, faite par Guillaume Tête-d Etoupes, comte de Poitou, au profit du monastère de Saint-Jean-d'Angély. (Besly.)

En 959, il assiste, avec d'autres seigneurs du Poitou, à un plaid dans lequel Guillaume Tête-d'Étoupes juge un différend existant entre un de ses favoris nommé Bégon et Ebles, abbé de Saint-Maixent. (P. Anselme, vol. iv, p, 190, et Besly.)

En 965 ou 966, il signe une donation de divers héritages situés au village de Crezezia viguerie de Thouars, faite à l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers par un nommé Guillaume. (Dom Fonteneau, t. vi, p. 251 .] J

En 969, il souscrit une donation faite à l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers par Isembert, Aldeburge, sa femme, et Adalberge, leur fille. (P. Anselme, vol. vi, p. 190.)

 Il signe deux concessions faites par Guillaume Fier-à-Bras, duc d'Aquitaine. La première de ces chartes, au profit d'un nommé Mainard comprend des maisons, prés et vignes à Rigné. Elle est du mois de janvier 969.

Dans la seconde, faite, vers 975, au profit d'Issembard, clerc de-Saint-Hilaire de Poitiers, il s'agit de domaines situés à Ambrette, Poué et Empergoil, le tout dans la viguerie de Thouars. (Dom Fonteneau, t. x, p. 187.)

Deux autres chartes, datées vers 975 ou 976, sont encore signées par lui. L'une contient une vente faite à l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers, par l'évoque Benoit de divers domaines à Montpalais et aux environs, dans la viguerie de Thouars; l'autre est une donation au profit de la même abbaye, par Borgou, vassal du vicomte de tout ce qu'il possédait dans la viguerie de Thouars, aux villages de Clazay, Kaciacus, Lucroni, Allona, et de la villa Tenaciacus, dans la viguerie de Chantonnay. (Dom Fonteneau, t. vi p. 329 et 331.)

Le roi Lothaire accorde en 973, à Herbert et à Al léarde, sa femme l'usufruit des divers immeubles dont la propriété appartenait à l'abbaye de Saint-Jean-de-Bonneval-lès Thouars.

Ces domaines, qui consistaient en la seigneurie de Faye-l'Abbesse, avec la chapelle Saint-Hilaire la chapelle de Saint-Pierre de Misse et ses dépendances, et la chapelle Saint-Saturnin de Niort, avaient appartenu autrefois au vicomte Aimery de Thouars.

Ce sont probablement les mêmes biens que ce dernier avait donnés, en 953, à l'abbaye dont il s'agit. (Dom Bouquet, vol. ix, p. 633 et 634.) Herbert avait épousé Aldéarde, fille de Kadelon, vicomte d'Aunay, et de Sénégonde.

On trouve dans la chronique de Maillezais le récit d'une aventure arrivée à cette vicomtesse vers 970. Le duc Guillaume Fier-à-Bras revenant d'un voyage en Bretagne, s'arrêta pendant quelques jours au château de Thouars et devint amoureux d'Aldéarde, qui ne sut pas lui résister. La duchesse Emmeline (Emmad’Aquitaine) fut bientôt instruite de l'infidélité de son mari, et elle trouva, quelque temps après, l'occasion de s'en venger sur sa rivale, qu'elle rencontra auprès de Talmont. Elle se rua sur la vicomtesse, la jeta à bas de son cheval et l'accabla d'injures et de coups. Aldéarde livrée aux gens de la suite d'Emmeline, leur servit de victime pendant toute la nuit, et fut ensuite abandonnée, les pieds liés, au milieu de la campagne. (Bib. manus. du P. Labbe, vol. n, fol. 255.)

Le chroniqueur prend bien soin de nous instruire qu'après cette belle action, la très sage duchesse s'occupa de la construction de l'église de Maillezais mais il ne parle plus de la vicomtesse.

Il n'y a pas, du reste, grande importance à attacher à cette histoire, dont l'authenticité est très-contestable. Aldéarde fonda, vers 971, l'église d'Airvault et la dota de la terre d'Irais avec quatre familles de serfs, qu'elle exempta de toutes charges et redevances, afin de leur permettre de servir l'église. (Dom Fonteneau, t. vi, p. 251 .).

 Herbert mourut avant le mois de janvier 987, car à cette date Aldéarde fit des dons pour le repos de l'âme de son mari. (Dom Fonteneau, t. vi, p. 533.)

Cinq enfants naquirent du mariage d'Herbert 1° Aimery, qui lui succéda;

2° Savary, qui occupa le trône vicomtal après Aimery 3° Raoul, qui devint aussi vicomte

4° Thibault, mentionné dans plusieurs chartes Et S0 Geoffroy, qui figure dans un titre daté entre 996 et 1014 (dom Fonteneau t. vi, p. 533) et dans un titre en date du mois d'août 993, concernant Saint-Florent de Saumur, dont il sera question au vicomte suivant. (Saint-Florent, livre noir, n° 34. Document communiqué par M. Paul Marchegay.)

La vicomtesse Aldéarde mourut vers la fin du xe siècle ou le commencement du Xe. Elle est mentionnée dans la dernière charte que nous venons de citer.

Le 13 mai 988; elle restitue, avec le concours de ses enfants, à l'abbaye de Saint-Maixent, le monastère de Saint-Liguaire, près Niort, dont elle avait dépouillé cette abbaye. (Dom Fonteneau, t. xv, p. 187.)

 

AIMERY III DE THOUARS 987-997.

Aimery III, fils ainé d'Herbert, est mentionné dans les chartes dès l'année 974, bien qu'il n'ait succédé à son père que vers 987. Il signe, en 978, une donation de biens situés à Luzay viguerie de Thouars, faite au profit de l'abbaye de Saint-Jouin-lès-Marnes, par Hubert et Melescende, sa femme. (Cartulaire de Saint-Jouin, par M. Grandmaison p. 11 4 et 12.)

En janvier 988 il souscrit avec d'autres personnages un titre concernant l'abbaye de Nouaillé. (Dom Fonteneau, 1. 13, p. 267.)

Il souscrit, vers 980, avec son frère Savary une charte relative à l'abbaye de Saint-Cyprien. (Dom Fonteneau t. xni p. 267.)

Une charte du mois d'août 993, portant échange de domaines situés à Monbron viguerie de Thouars entre Aimery III et Robert, abbé de Saint-Florent de Saumur, est signée par Savary, oncle du vicomte Hildegarde, sa mère Elvis, sa femme; Savary, Raoul, Thibault et Geoffroy, ses frères. (Saint-Florent livre noir n° 34. Renseignement donné par M. Marchegay.)

L'ordre de succession adopté dans la famille de Thouars appelait Savary, dont il est question dans le titre dont nous s venons de parler, à régner après son frère Herbert. Il a dû renoncer à ses droits en faveur de son neveu Aimery, puisque ce dernier occupe le trône vicomtal à sa place. On trouve une charte du mois de décembre 992, concernant l'abbaye de Saint-Maixent signée par le vicomte Aimery. (Dom Fonteneau, t. xm, p. 267.)

Un certain Ebbo et Ana, sa femme, donnent, vers 994, à l'abbaye de Saint-Jouin-lès-Marnes, en présence d'Aimery des biens situés auprès de l'église Saint-Hilaire villa de Rigné, proche le château de Thouars. (Cartulaire de Saint-Jouin, par M. Grandmaison, p. 17 et 18.)

Aimery est mentionné dans une charte de 990 environ, portant don de quelques héritages par Robert et Aldéarde sa femme, au profit de l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers. (Dom Fonteneau, t. VI, p. 403.)

En 993 ou 994, Guillaume le Grand, comte de Poitou, donne, à la supplication d'Aimery et de sa femme Elvis, le monastère de Saint-Michel-en-L’herm à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur. Le vicomte possédait le monastère à titre de bénéfice. (Dom Fonteneau, t. xvm, p. 25.)

Guillaume le Grand., duc d'Aquitaine, fait en 999 une donation au profit de Bernard, abbé de Saint-Maixent, en présence d'Aimery III. (Besly.)

Vers la fin du Xe siècle, ce vicomte donne à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur des biens situés dans le pagus de Thouars, dans des lieux nommés Pirus, Bosleni, Han et Tortiniacus. (Livre noir de Saint-Florent, n° 31. Document communiqué par M. Paul Marchegay.)

La charte donnée par Besly, dont nous parlons plus haut, est probablement antérieure à 999, car Savary, successeur d'Aimery, parait être vicomte titulaire dès 997 environ. Aimery était sans doute décédé à cette dernière époque, bien que M. de la Fontenelle ne le fasse mourir qu'après 1003. Il eut de son mariage avec Elvis un fils nommé Herbert. (Renseignement donné par M. Paul Marchegay.) Cet enfant parait être mort avant son père.

 

Savary III DE Thouars, 990-1004.

Savary III, fils d'Herbert Ier, succéda à Aimery III. (Dom Fonteneau, t. xiii, p. 271.) Rien n'indique que ce vicomte soit le frère- du précédent, et cependant il n'est guère possible d'en douter..

Savary assiste, vers 997, à une vente de biens sis à Rigné, faite par un certain Aimery à Robert, abbé de Saint-Jouin-lès-Marnes. (Dom Fonteneau, t. xm, p. 271, et cartulaire de Saint-Jouin, p. 16.)

Il signe, en l'an mil environ, une donation, faite par un nommé Chalou (Cadelus) à l'abbaye (de Saint-Jouin-lès-Marnes, de biens situés au village de Buziaco. ( Cartulaire de Saint-Jouin, par M. Grandmaison, p. 11.)

Il souscrit encore, à la fin du Xe' siècle, une charte par laquelle Daniel donne à l'abbaye de Saint-Florent du château de Saumur des biens situés sur le Toué, dans le lieu nommé Prata.

Ces immeubles venant à Daniel du vicomte Savary, son seigneur, sont donnés par lui pour le repos de l'âme de feu Aimery, son seigneur. (Saint-Florent, livre noir, n° 33. Document communiqué par M. Paul Marchegay.)

Il signe une donation faite en 1003 par le comte de Poitou Guillaume le Grand à l'abbé de Bourgueil. (Besly.) Savary mourut vers la fin de 1 004 on le trouve encore mentionné dans le courant de cette même année, mais son nom ne figure plus dans les années suivantes.

Il eut un fils nommé Geoffroy. (P. Anselme. ) On ne connaît pas le nom de sa femme.

 

RAOUL Ier de THOUARS, 1004-1015.

Raoul succéda à son frère Savary III en 1004. (Dom Fonteneau, t. vi, p. 327.)

Il donne à l'abbaye de. Saint-Cyprien de Poitiers, vers 1010, avec le concours d'Aremburge, surnommée Asceline, sa femme, d'Aimery, son fils ainé, et de ses autres enfants, tous les droits seigneuriaux lui appartenant sur l'alleu de Flazay. (Dom Fonteneau, t. vi, p. 527.) Cette charte est signée par Geoffroy, neveu de Raoul, et par un autre Geoffroy, frère de Raoul.

Il donne, en 1013, à l'abbaye de Bourgueil, tous les droits lui appartenant sur la terre de Tourtenay. (Manuscrit en la possession de l'auteur. Cette donation est confirmée par un vicomte de Thouars nommé Aimery et par Heldegarde sa femme. (Cartulaire de Saint-Pierre de Bourgueil, p. 75, n° 64. Document communiqué par M. Marchegay.)

 Il est encore question dans le cartulaire de Saint-Pierre de Bourgueil, p. 69, n° 56, d'un Aimery, vicomte de Thouars. Sa veuve Milescende et ses fils Emmo et Aimery donnent, en 1010 environ, à l'abbaye de Bourgueil, un alleu à la Rajace, pour le repos de son âme. Très-certainement ces deux Aimery n'ont pas été vicomtes titulaires.

Des difficultés survenues entre Raoul et Hugues IV de Lusignan furent cause d'une guerre entre ce vicomte et Guillaume le Grand, duc d'Aquitaine (10121). Ce dernier avait promis au sire de Lusignan de lui restituer une terre que Savary III, vicomte de Thouars, lui avait enlevée mais, à la mort de l'usurpateur, il avait donné cette terre au vicomte Raoul. Irrité de ce procédé, Hugues menaça Raoul de la guerre. Celui-ci, pour terminer le différend, offrit sa fille en mariage à son adversaire. Le duc, instruit de ce qui se passait, se rendit auprès du sire de Lusignan et lui intima l'ordre de prendre pour femme la veuve de Josselin Ier, seigneur de Parthenay, au lieu de la fille de Raoul. Guillaume avait intérêt à empêcher une alliance entre les Thouars et les Lusignan, à cause de la puissance de ces deux familles.

Hugues, voyant dans ce nouveau projet de mariage le moyen d'administrer, au nom du jeune enfant laissé par Josselin un des grands fiefs du Poitou, s'empressa d'accepter l'offre de son suzerain. Mais ce dernier n'était pas de bonne foi son seul but était de tromper le seigneur de Lusignan.

Après s'être entendu avec Foulques Néra, comte d'Anjou, il manda le vicomte de Thouars et lui dit « Hugues a fait un traité » avec toi, mais il ne l'exécutera pas, parce que je le lui ai  défendu. Foulques et moi nous voulons lui donner la veuve de Josselin de Parthenay. Nous agissons ainsi, parce que tu es un traître. Sur les supplications de Raoul et sur ses protestations de fidélité, Guillaume ajouta Si tu veux me promettre de ne pas donner ta fille à Hugues, je l'empêcherai de se marier avec la veuve du sire de Parthenay. » Le vicomte déclara qu'il acceptait cette proposition.

Guillaume se dégagea bientôt de ses promesses envers Hugues de Lusignan et l'emmena avec lui au château de Montreuil-Bonnin, pour tâcher de lui faire oublier cette affaire. Hugues ne garda pas rancune à son seigneur mais il n'en fut pas ainsi de Raoul.

Mécontent de la politique cauteleuse du duc d'Aquitaine, et se sentant la force de lutter contre lui les armes à la main, il proposa de nouveau un mariage avec sa fille au sire de Lusignan, à la condition que ce dernier lui prêterait secours contre Guillaume le Grand.

 Hugues ne voulut pas accepter ces propositions, et le vicomte, qui avait été assez hardi pour aller le chercher dans le château de Montreuil-Bonnin, où se trouvait le duc d'Aquitaine, se hâta de revenir à Thouars, afin de faire ses préparatifs de guerre.

De leur côté, Guillaume et Hugues se mirent en mesure de soutenir la lutte. Les hostilités ne tardèrent pas à commencer. Laissant de côté Parthenay, où Guillaume s'était rendu, Raoul se dirigea sur les domaines du sire de Lusignan et les ravagea. (P. Labbe, Chron. d'Adémar vol. m, f° 185.)

La mort de Raoul, arrivée vers 1014 ou 1015 n'arrêta pas cette guerre, qui continua pendant le règne du vicomte suivant.

 

GEOFFROY II DE THOUARS, 1015-1055.

Lorsque Geoffroy, fils de Savary III, succéda à son oncle Raoul (1015) Hugues de Lusignan fit encore des démarches auprès du duc d'Aquitaine pour obtenir la restitution de son terrain. Guillaume le Grand promit de ne pas faire la paix avec Geoffroy, s'il ne rendait pas ce terrain mais, avec sa duplicité ordinaire, il fit le contraire de ce qu'il avait promis, la paix fut signée avec le vicomte de Thouars sans que Hugues pût obtenir son bien.

Quelque temps après, Geoffroy déclara la guerre au sire de Lusignan, en prétextant qu'il s'était mal conduit envers son suzerain le duc d'Aquitaine. Après avoir incendié un de ses châteaux (Mosalio), il fit prisonniers ses cavaliers et leur brûla les mains.

Désespéré d'être abandonné par Guillaume le Grand, Hugues voulait renoncer à la lutte. Cependant il usa bientôt de représailles envers Geoffroy, et s'empara à son tour des meilleurs cavaliers de son adversaire.

Après s'être fait mutuellement bien du mal, le vicomte et Hugues terminèrent leur différend au moyen d'une somme de 40,000 sous, et le sire de Lusignan put enfin jouir en paix de ses domaines. (P. Labbe, Chr. d'Adémar, vol. n f° 185, et dom Bouquet vol. xi, f° 535.)

C'est probablement à cette époque, et pour mieux sceller la paix, qu'Audéarde, fille du vicomte Raoul, épousa le sire de Lusignan. D'après la chronique de Saint-Maixent, neuf enfants naquirent de ce mariage.

Vers 1014, Geoffroy confirme le don de la terre de Flazay, fait à l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers par Raoul, son oncle et son prédécesseur. Cette charte est signée par une vicomtesse du nom d'Aldéarde. Dom Fonteneau se met l'esprit à la torture pour savoir quelle est cette Aldéarde, et il embrouille à cette occasion la généalogie de la maison de Thouars, en supposant Raoul frère d'Herbert, et ce dernier père de Geoffroy ce qui est impossible, en raison de l'ordre de succession de cette famille. Aimery III et Savary III n'auraient pas pu régner avant la mort de cet oncle qui eut succédé immédiatement à Herbert. Il ne serait pas impossible que Geoffroy ait eu pour première femme Aldéarde, son mariage avec Aénor ne datant que de l'année 1028 mais il y a tout lieu de croire que la vicomtesse qui signe cette charte est Aldéarde, veuve d'Herbert. (Dom Fonteneau, t. vi, p. 533.)

Le vicomte Geoffroy prit part à une guerre qui éclata, après l'année 1030, entre Guillaume le Gros duc d'Aquitaine, et Geoffroy-Martel, comte d'Anjou, à l'occasion du mariage contracté par ce dernier avec Agnès de Bourgogne, veuve de Guillaume le Grand.

Geoffroy de Thouars, quoique vassal du duc d'Aquitaine, se tourna avec le seigneur de Parthenay, du côté du comte d'Anjou. Pendant une année environ, les deux partis guerroyèrent en dévastant le pays.

Le Loudunais et le Mirebalais eurent beaucoup à souffrir des incursions des Poitevins. De leur côté, Geoffroy-Martel et ses alliés ravagèrent les environs de Poitiers et brûlèrent les faubourgs de cette ville.

Le 9 septembre 1033, selon les chroniques de Saint-Aubinat de Saint-Serge d'Angers les deux armées se trouvèrent en présence non loin du mont Calouer, près de Saint-Jouin-lès-Marnes.

Les Poitevins pleins de confiance dans leur nombre et dans leur valeur, comptaient sur la victoire et tenaient déjà les cordages prêts pour lier les Angevins; mais l'impétuosité de ces derniers fut telle, que tout d'abord l'étendard du duc d'Aquitaine fut renversé et Guillaume grièvement blessé. Les Poitevins résistèrent un peu mais, perdant promptement la tête ils prirent la fuite en abandonnant leur chef, qui fut fait prisonnier avec un grand nombre des siens. (Besly.)

Il est probable que Geoffroy de Thouars assistait à cette bataille.

Ce vicomte figure dans un grand nombre de chartes. En 1025 environ, il signa une donation faite par Guillaume III, comte de Poitou, à l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély. Il est témoin avec Aynos, sa femme, d'une donation de serfs faite en 1028 à l'abbaye de Saint-Maixent par Raynaldus. (Besly. Beauchet-Filleau, Dict. des familles du Poitou, vol. n, p. 710.)

Il fait lui-même un don à cette abbaye dans la même année (Besly). Vers 1029, il donne à l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers l'église de Saint-Hilaire de Rié, l'église et tout le bourg qu'il avait fait construire auprès du château de Bressuire. Cette dernière libéralité est faite du consentement d'Ainor, femme du vicomte, de Savary, Raoul et Geoffroy, ses enfants. (D. Fonteneau, t, vi, p. 619 et 623.) Un certain Raoul Flamuce, qui figure parmi les souscripteurs de la charte concernant le bourg de Bressuire, avait déjà fait, au profit de ladite abbaye de Saint-Cyprien, une donation que Geoffroy avait confirmée en 1029. (Beauchet-Filleau, Dict. des familles du Poitou, vol. n.)

Geoffroy donne, vers 1030, à l'abbaye de Marmoutiers, quelques cens sur un héritage sis aux Moutiers-sur-le-Lay. Ainor, femme du vicomte, Aimery, Savary, Raoul et Geoffroy, leurs enfants, contribuèrent à la donation. (D. Fonteneau, t. x, p. 315.)

Il donne encore à la même abbaye, vers 1030 ou 1035, du consentement de sa femme et d'Aimery et Savary, ses enfants, quelques héritages, la moitié de la sépulture et d'autres droits dans ladite paroisse de Moutiers-sur-le-Lay. (D. Fonteneau, t. X, p. 315. Cartulaires du bas Poitou, publiés par M. Paul Marchegay, p. 1 49. – Cartulaire manus. de Marmoutiers, f° 357. Bib. Imp., Fonds Cattu, n° 5441 .)

Il est présent, avec sa femme et ses quatre fils, à une donation faite, en janvier 1 038, par Dodelin, fils de Rainauld, tous les deux seigneurs de la cour du vicomte, au profit de l'abbaye de Saint- Jouin-lès-Marnes du prieuré et de l'église que ledit Rainauld avait fait construire sous l'invocation de saint Jacques, au lieu nommé Monte Abboini, auprès du château de Thouars. (D. Fonteneau, t. XIII p. 279. Cartulaire de Saint-Jouin, par M. Grandmaison, p. 1-3.)

Vers 1040 ou 1047, il donne à l'abbaye de Marmoutiers un cens lui appartenant sur un alleu situé aux Moustiers. Cette charte est encore signée par la femme et les quatre fils du vicomte. (D. Fonteneau, t. xvn, p. 379. Cartulaires du bas Poitou, par M. Paul Marchegay, p. 150-151.)

Il approuve, en 1043, la donation de l'église de Curtis-Guntsonis, faite par un de ses vassaux au monastère de Sainte-Maure-sur-Loire. (Besly.)

Il fonde avec sa femme, vers 1047, le prieuré de Bellenoue, en bas Poitou. (D. Fonteneau, t. XVIII, p. 33.) Quelques historiens modernes (D. Fonteneau, t. xxvi, p. 158 MM. de la Fontenelle et Beauchet-Filleau) disent que le château de Thouars fut incendié vers 1042 ou 1043 par Geoffroy-Martel, comte d'Anjou, et que le vicomte se réfugia au château de la Chaise-le-Vicomte. Nous croyons qu'il y a erreur. Ce n'est qu'en 1104 que ce château a été pris et brûlé par un autre Geoffroy-Martel, fils de Foulques Réchin. Du reste, le château de la Chaise n'a été construit que vers 1080. Les anciens chroniqueurs ne parlent pas de cet incendie de 1042.

Geoffroy, sa femme et ses quatre fils signent une charte de 1035 environ, constatant des dons faits à l'église de la Roche-sur-Yon par Bérenger et Herbert de Bran. (Cartul. du bas Poitou, par M. Paul Marchegay, p. 132 et 133.) L'époque du décès de Geoffroy n'est pas connue d'une manière précise. D. Fonteneau dit, t. xvni,p.33, qu'il avait cessé d'être vicomte vers 1050.

Dans un autre endroit (t. vi, p. 659), il dit qu'Aimery ne lui succéda qu'en 1058. La dernière charte que nous venons de citer semble prouver, bien qu'elle n'ait pas une date certaine, que Geoffroy était encore vicomte titulaire vers 1055. Sur la fin de sa vie, il se fit moine de Saint-Michel-en-L’herm.

Outre les quatre fils dont nous avons parlé, il eut encore de son mariage avec Ainor une fille du nom de Gognore, qui est mentionnée dans des chartes de 1088 à 1093. L'un des enfants de Geoffroy, Savary, devint seigneur de Fontenay.

 

AIMERY IV DE THOUARS, 1035-1093.

Aimery IV fut le successeur immédiat de Geoffroy, son père. Il ne commença à régner que vers 1055 ou 1056, bien que, dans la charte de fondation du prieuré de Bellenoue, relatée plus haut, il soit indiqué comme vicomte en exercice dès 1047. La date de ce titre parait erronée, puisque Geoffroy vivait encore vers 1055.

Par une charte datée vers 1050, un Haimery, vicomte de Thouars, et Ermengarde, sa mère, autorisent une donation faite au monastère de Marmoutiers. (Cartul. du bas Poitou, par M. Marchegay, f° 199.) Cet acte concerne probablement le vicomte dont nous nous occupons mais, comme il épousa une femme nommée Arengarde, il y a erreur dans la qualité attribuée à la vicomtesse qui souscrit avec lui la charte. Nous savons, au surplus, d'une manière certaine, qu'il était fils d'Aénor.

La vie d'Aimery IV fut très-aventureuse; il prit part à toutes les grandes expéditions de son siècle. Il était à peine installé sur le trône vicomtal, que Geoffroy-Martel l'appela à son aide contre Guillaume, duc de Normandie. Il vint se ranger, avec un grand nombre de seigneurs, sous la bannière du comte d'Anjou. L'armée prit le chemin de la Normandie, pour faire le siège du château fort d'Ambrières, que Guillaume venait de faire construire sur les marches du Maine, en mettant Geoffroy-Martel au défi d'en empêcher l'achèvement ou de le prendre. Tous les efforts et toutes les ruses du comte d'Anjou vinrent en effet se briser contre les murailles de cette forteresse (1056-1058). (D. Bouquet, Chr. manus. de Normandie, vol. h, f° 343 Histoire de France de Henri Martin, vol. III, p. 85.)

Dans une charte de 1056 environ, concernant l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers, Aimery interpose son autorité pour empêcher un combat singulier, en déclarant cette coutume injuste. Cet acte fait le plus grand honneur au caractère d'Aimery. On trouve bien rarement de pareils sentiments à cette époque.

Raoul et Geoffroy, frères du vicomte, sont mentionnés dans cette charte, qui est faite le jour anniversaire de la mort de leur père. Geoffroy serait décédé en 1055, si l'on admettait comme certaine la date de 1056 attribuée à ce titre. (Bib. Imp., coll. Brienne, vol. 272, f 337; document communiqué par M. Paul Marchegay.)

Nous n'avons pas à nous occuper de Raoul, frère d'Aimery, qui ne devint pas vicomte titulaire. Mentionnons cependant, afin d'éviter toute confusion de personnages, qu'il accompagna Geoffroy-Martel, en 1058, dans son expédition de Saintonge. (D. Bouquet, vol. xi, f° 269.)

Vers 1060, Aimery confirme le don de la terre de Flazay (Clazay), fait à l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers par Geoffroy, son père. Cette charte est signée par Arengarde, femme d'Aimery. (D. Fonteneau, t. vi, p. 659.)

A peu près à la même époque, Girard et Agnès, enfants de Raimbault de Tiffauges, affirment, en présence du vicomte Aimery, que Zacharie a réellement fait une donation au monastère de Marmoutiers. Adénaure (ou Aénor), mère du vicomte Savary, son frère Basile, Geoffroy, fils de ce dernier Hardouin, neveu de Basile, ses fidèles, assistent à cette charte. (Cartulaires du bas Poitou, par M. Paul Marchegay, f0 200.)

Aimery accompagna, en 1063, Guy-Geoffroy, duc d'Aquitaine, dans son expédition contre les Sarrasins d'Espagne, et rapporta un riche butin du sac de la ville de Balbastro.

 En 1065, il autorise la donation de l'église de Treize-Vents, faite à l'abbaye de Marmoutiers par Pierre, fils de David de Maulevrier. (Cartulaires du bas Poitou, par M. Marchegay,p.216 et 217.)

 

 

14 octobre 1066 - Les Chevaliers du Poitou à la conquête de l'Angleterre avec Guillaume le Conquérant. -

Lorsque Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, fit publier son ban de guerre contre l'Angleterre, le vicomte de Thouars suivit l'impulsion générale, et partit avec un corps de 4,000 hommes, la plupart ses vassaux, pour se ranger sous la bannière de saint Pierre que la cour de Rome avait envoyée à l'ambitieux chef des Normands. Aimery avait autrefois combattu Guillaume, mais son caractère chevaleresque ne lui permettait pas de garder rancune à son ancien adversaire, au moment où l'enthousiasme de tous les gens de guerre était surexcité par les promesses d'argent et d'hommes que le chef de l'expédition faisait à tout homme robuste et de haute taille qui voudrait se servir de la lance, de l'épée ou de l'arbalète.

Les Thouarsais arrivèrent au rendez-vous général, qui était à Saint-Pierre-sur-Dive. Il y venait de tous les points une multitude de guerriers avides de débarquer sur cette terre étrangère qu'on leur offrait à piller. Le Maine, l'Anjou, le Poitou, la Bretagne, la France, la Flandre, l'Aquitaine, la Bourgogne, le Piémont et les bords du Rhin avaient fourni leur contingent. La comète de Halley, qui paraissait alors, contribuait à enflammer les imaginations des alliés. Ils croyaient que l'apparition de cet astre était une manifestation de la Divinité en leur faveur, et ils ne doutaient pas du succès de l'expédition.



 .

 

 

Thouars enceinte de la Ville et fortifications (Visite Virtuelle Historique) <==.... ....==> 5 septembre 1104 : Le château de Thouars est incendié par les comtes d’Anjou

 

 

 

 

 

 


 

L'Organisation administrative du Comté de Poitou au Xe siècle et l'avènement des Châtelains et des Châtellenies

La majeure partie du IXe siècle a été pour le Poitou une ère d'anarchie et de calamités. A la mort de Pépin Ier, roi d'Aquitaine, en 839, une guerre inexpiable s'engagea pour la possession du duché entre son fils Pépin II, à qui il devait normalement échoir, et Charles, fils de Louis le Pieux, en faveur duquel ce dernier en avait disposé.....