Vouvant

Inspiré de deux personnages historiques, Geoffroy Ier de Lusignan, chef de fait du lignage de Lusignan à la fin du XIIe siècle et célèbre pour ses exploits lors de la troisième croisade, ainsi que son fils Geoffroy II de Lusignan, dont l’histoire a surtout retenu son long conflit avec l’abbaye de Maillezais, Geoffroy à la Grand Dent apparaît à la fin du XIVe siècle, sous la plume de Jean d'Arras et de Coudrette.

 

Vouvant

Véritable « double de la fée » dans les deux romans que ces auteurs consacrent à l’histoire de la fée Mélusine, Geoffroy à la Grand Dent obtient même son propre roman, au début du XVIe siècle, quand un éditeur décide de scinder en deux l’oeuvre de Jean d’Arras : désormais, l’histoire circulera en deux livres distincts : le roman de Mélusine (version abrégée) et le roman de Geoffroy à la Grand Dent.

Vouvant

François Rabelais place Geoffroy au nombre des ancêtres de Pantagruel en 1532.

Jean-Marie Guérin, le conférencier, habite l’île de la Dive, dans la baie de L’Aiguillon, et adore Rabelais : « La conférence porte sur des légendes locales relatées par des écrivains. Pierre Bersuire, né à Saint-Pierre-du-Chemin vers 1290, est l’un des premiers à évoquer la fée en Poitou. De son côté, Rabelais pose la question existentielle de savoir si Mélusine est andouille serpentine ou fée bienfaisante ? Rabelais est pourtant né à Chinon deux siècles plus tard, mais tous les deux seront prêcheurs, puis bénédictins, à Maillezais. Enfin, Hilaire de Poitiers aurait chassé des serpents de l’Ile de la Dive, inspirant Rabelais pour son Oracle de la Dive Bouteille. Au fil des siècles avec les artistes et les poètes, une image revient, celle d’un serpent diabolique féminisé ».

Vouvant

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/vouvant-85120/vouvant

==>1019 – 2019 le Millénaire de la naissance de Vouvant, un programme Féérique en histoire !

==> Origine de la légende de la fée Mélusine et les Lusignan du Poitou