Time Travel Foussais Payré L’auberge de Sainte Catherine de François Viète, l’inventeur de l’algèbre moderne et humanisme de la Renaissance

L’auberge de Sainte Catherine était tenue par la famille Viète au XVIe siècle. Célèbre mathématicien, considéré aujourd’hui comme l’inventeur de l’algèbre moderne, François Viète  (1540-1603) fut une figure exemplaire de l’humanisme de la Renaissance. Il était également juriste et conseiller privé des rois Henri III, puis Henri IV. Dénommé Sieur de la Bigotière après la mort de son père, il est peut-être né dans cette auberge ou au village de la Bigotière, ou encore à Fontenay-le-Comte….

La gloire la plus incontestable que les hommes célèbres puissent obtenir, est d'attacher leurs noms à quelques-unes de ces découvertes destinées à rendre les sciences actives (scientias activas), commme dit F. Bacon, et à doter l'espèce humaine de richesses et de forces nouvelles, Génies créateurs, ils n'appartiennent plus à telle ou telle nation ; leurs travaux sont le patrimoine du monde entier. La liste en est si peu nombreuse, que Fontenay doit être fier d'avoir produit l'un de ces hommes privilégiés.

 

Portrait de François Viète, mathématicien vendéen (TV Vendée)

La famille Viete est originaire de Foussays, où étaient situées ses propriétés. Le premier individu connu est:

I. François Viette, marchand à Foussays, mentionné dans un acte de 1528. Il eut de N.: lo Estienne, qui suit; 2° Mathurin, relaté au § V; 3° Jean, relaté au § VIII.

II. Estienne (c'est le premier membre de la famille qui ait écrit son nom ainsi : Viete ; les autres continuèrent à employer deux T) bachelier ès lois, procureur à Fontenay, et notaire de la seigneurie du Busseau. Il épousa Marguerite - Dupont, fille de François Dupont et de Françoise Brisson, sœur de François Brisson, père de Barnabé. De ce mariage naquirent: 1° François, qui suit; - 20 Nicolas, rapporté au § II ; 3° René, rapporté au § IV; 40 Claude, mariée le 17 juin 1568 à Christophe Bonnet; elle mourut en 1673; 5° Françoise, femme de Pierre Robert, seigneur du Vignault , -notaire à Fontenay; elle mourut vers 1697; 6° Jehanne, morte fille en 1596 ; 7° Julie, morte fille vers la même époque.

III. François, seigneur de la Bigotière, né en 1540, d'abord avocat à Fontenay, puis conseiller au parlement de Bretagne, maître des requêtes, et enfin membre du conseil privé. Il mourut en février 1603. Il eut de sa femme Julienne Leclerc.

IV. Suzanne , morte fille en janvier 1618.

S II.

III. Nicolas, seigneur de la Motte de Monzeuil, avocat, contrôleur ancien et conseiller en l'élection de Fontenay. Il se maria deux fois: 1° avec Anne Quinefault, fille de Guillaume Ouinefault et de Perrette Audayer; 2° avec Marie Bouchier. Nicolas mourut en 1626, laissant de sa première femme : 1° Nicolas, qui suit; 2° Marie, femme d'Estienne Bran, seigneur de la Grande-Maison , conseiller en l'élection de Fontenay;

3° François, prêtre, prévôt de Notre-Dame de Fontenay, chanoine de Luçon; 40 Elisabeth, mariée le 22 mars 1595 à Jean de SaintMicheau , conseiller en l'élection de Fontenay, fils de René de Saint-Micheau, seigneur de la Guerinière et de Catherine Chabot; 5° Jeanne, femme de Pierre Guillemin, écuyer, seigneur des Rouars, demeurant à La Rochelle ; 6° Barnabé, relaté au § III.

IV. Nicolas, écuyer, seigneur de la Grois-de-Pissote, maître des requêtes de la maison et couronne de .Navarre, substitut du procureur du roi. Il se maria le 6 juin 1609 avec Jeanne Aleaume, fille de Jean Aleaume, seigneur de la Chenulière, avocat du roi à Fontenay, et de Marie Regnouf. Nicolas se fit prêtre à la fin de sa vie.

Il eut de sa femme : 1° Loys, écuyer, seigneur de Saint-Thomas; 2° Marie ; 3° Jeanne, mariée deux fois: foie 7 novembre 1641, à Jehan Boucher, écuyer, seigneur de l'Aulnay, fils de Helies Boucher, secrétaire privé du prince de Condé, et de Marie Amory; 2° le 8 février 1640, à François Bourgoing, écuyer, seigneur de la Grande-Barre, fils de Pierre Bourgoing, écuyer, conseiller au présidial de Poitiers, et de Françoise de la Charlonnie; 4° Catherine , morte fille.

§ III.

IV. Barnabé, écuyer, seigneur d'Aziré, assesseur au siège de La Rochelle, époux d'Elisabeth Galais, dont : 1° Elisabeth, mariée le 19 mars 1626 à Jean Faure, seigneur du Chiron, avocat à Fontenay, fils de Jean Faure, seigneur du Chiron, lieutenant général au siège de Fontenay, et de Marie Rayneteau; 2° Pierre, écuyer, échevin de La Rochelle, figura en 1628 au nombre des députés qui signèrent la capitulation de la ville. Sa postérité existait encore en 1747, dans la personne de EtienneAuguste Viete , écuyer, seigneur de la Rivagerie, conseiller du roi au présidial de La Rochelle. (Voir r Histoire de La Rochelle, du p. Arcere, t. n, p. 315.) Sans doute que MM. Prosper et Hyacinthe Viete ou Viette de la Rivagerie, officiers en retraite, demeurant à La Rochelle, descendent de la même souche. Ce seraient alors les seuls représentants de la famille de notre grand mathématicien. ……

 

 François Viete naquit en 1540. Son père était bachelier des lois et procureur de la sénéchaussée du Bas-Poitou; sa mère était cousine germaine de Barnabé Brisson, le futur premier président de la Ligue, et d'abord le compagnon d'étude, l'ami et le protecteur de notre illustre géomètre.

 

Le père de Viete habitait en 1540 la maison n° 34 de la Grande Rue, située entre l'hôtel de la Perate et la rue des Trois-Rois, aujourd'hui du Puy-Lavau. C'est probablement là que naquit François. L'ancienne maison a été remplacée par une plus moderne.

Viete avait terminé son droit à Poitiers dès l'âge de vingt ans, car, le 26 avril 1560, il figurait en qualité d'avocat et de fondé de pouvoirs de son père, alors à Paris, dans une transaction faite avec Collardeau. L'année suivante il était chargé des intérêts de l'évêque de Maillezais, Pierre de, Pontlevoy, et de l'importante liquidation des fermages des terres du Poitou affectées au douaire de la feue reine Eléonore d'Autriche, veuve de François Ier.

Ces marques de confiance, données à un jeune légiste à peine sorti de l'école, prouvent que ses compatriotes lui reconnaissaient une rare aptitude pour les affaires.

Viete demeurait dans un petit hôtel de la rue des Gentils-Hommes (actuellement rue Haute du Puy-Lavau), qui lui venait de son aïeul maternel. A la mort de son père, il eût en partage la terre de la Bigotière, de Foussays, berceau de sa famille.

Il s'était plu à embellir ce séjour, et, lorsque ses occupations le lui permettaient, il allait s'y délasser avec les amis que la douceur de son caractère et son mérite attiraient auprès de lui. C'est aussi sous ce toit champêtre qu'il vint plus tard chercher un refuge contre le bruit et les ennuis des cours. La proximité de sa maison de campagne des forêts de Mervent et des bords de la Vendée, lui permettait de diriger souvent ses pas vers ces admirables solitudes, empreintes d'une sombre poésie, auxquelles il donne un souvenir dans la dédicace de l'Isagoge à Catherine de Parthenay 1.

« Ego Fontenoeensis Picto, riparum Majoris-Venti frequens  incola, » dit-il, en pensant encore aux tranquilles rêveries de ses jeunes années.

Viete continua à habiter sa ville natale jusqu'en 1567. Alors on le perd de vue pendant sept ans, de sorte que les commencements de sa vie scientifique restent inconnus. Le 6 avril 1574, on le retrouve conseiller au parlement de Bretagne.

 

M. Viete était quelquefois trois jours et trois » nuits sans boire, manger, ni dormir, méditant quelque » point difficile de mathématiques 2. Il avait pour » familier et pour domestique, et qui faisait la plupart » de ses affaires, un nommé Aleaume, qui devint » aussi par ce moyen, grand mathématicien et eut » presque tousses livres après sa mort 3. »

Pierre Aleaume, d'Orléans, était son élève et non son domestique. Il devint ensuite conseiller au parlement.

En 1564, à la suite de son oncle Brisson, il entre au service d’Antoinette d'Aubeterre, comme secrétaire de son mari Jean de Parthenay-l’Archevêque, dit Soubise, seigneur de Soubise et d'autres terres du Poitou, un des plus grands capitaines de guerre calvinistes. Avant de s'établir au château du parc Soubise, près de Mouchamps (à quelque dix lieues de Foussais et de Fontenay), il doit accompagner Jean de Parthenay à Lyon pour le défendre.

Viete mourut à Paris, au mois de février 1603, à l'âge de soixante-trois ans, ne laissant de sa femme Julienne Leclerc, qu'une seule fille nommée Suzanne, qui finit ses jours dans la même ville, en janvier 1618, et fut enterrée à Notre-Dame.

L'auteur du Journal de Henri IV prétend qu'on trouva vingt mille écus comptants au chevet du lit de Viete, absurde accusation d'avarice, démentie formellement par de Thou, son contemporain et son ami, qui devait connaître ses habitudes. Les rapports d'intérêt qu'il eut avec ses parents et les libraires, témoignent de la manière généreuse dont il en usait avec tout le monde -

Arrivons maintenant aux travaux de notre géomètre, qui le classent parmi les inventeurs et en font incontestablement le plus grand homme qu'ait produit le Poitou.

 

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« Avant Viete, la science que l'on nomme aujourd'hui algèbre n'existait pas; celle qui portait ce nom se réduisait à la recherche pénible de problèmes numériques, pour la plupart du domaine de l'arithmétique ordinaire, où l'on ne faisait usage de lettres et autres signes que pour soulager la mémoire et indiquer les quantités inconnues. On arrivait à résoudre les questions proposées par une série de calculs et de déductions logiques; mais comme on opérait sur des nombres, ceux-ci, se combinant les uns avec les autres, ne laissaient aucune trace de la marche que l'on avait suivie. Si la même question se présentait avec des données numériques différentes, il fallait recommencer tout le travail. Un exemple fort simple fera comprendre ce qu'était la science, à cette époque. Supposons que l'on demande de déterminer deux nombres dont la somme soit 7 et la différence 5. On trouve 6 et 1. Mais rien ne montre comment 7 et 5 entrent dans le résultat obtenu. Par conséquent, si l'on propose la question avec d'autres nombres, il faudra reprendre tous les calculs.

 Viete conçut l'idée ingénieuse de représenter les quantités par des lettres, qui, ne pouvant se fondre par le calcul, présentaient, au moyen de certaines notations conventionnelles, la tra-ce des opérations effectuées pour -arriver à la solution des questions proposées. Ainsi, pour le problème indiqué plus haut, il l'énonçait dans les termes suivants : déterminer deux nombres dont la somme est A et la différence B. Il trouvait alors une expression symbolique ou formule qui lui apprenait que le plus grand s'obtenait en ajoutant la demi-somme à la demi-différence, et le plus petit en retranchant de la demi-somme la demi-différence.

La même règle s'appliquait, quels que - fussent les nombres donnés et la question une fois résolue, l'était pour toujours.

 Cette conception si simple fut étendue par son auteur à la représentation des lignes et, en général, à toutes les grandeurs géométriques. Elle permit d'exprimer par des formules les relations qui liaient les diverses parties d'une figure, et d'en trouver par leurs combinaisons d'autres qui, traduites en langage vulgaire, démontraient des propositions géométriques déjà connues, ou en faisaient découvrir de nouvelles. Cette science fut nommée par Viete, Arithmétique spécieuse 1 ou Algèbre nouvelle, Speciosa Logistices seu Algebra nova.

Voici comme il la jugeait lui-même dans la dédicace de l'Isagoge à Catherine de Parthenay : Ecce ars quam profero nova est, aut demùm ita vetusta, et à barbaris defœdata et conspurcata, ut novam omnino formam ei inducere, et ablegatis omnibus suis sure pseudo-categorêmatis, ne quid spurcitiei retineret et veternum redoieret y excogitare necesse habuerim,. et emitterenova vocabula, quibus cùrn parum hactenùs sint adsuefactœ aures, vix accidet, ut vel ab ipso limine non deterreantur multi et o ffendantur. At sub sua, quam prcedicabant, et magnam artem vocabant, A tgebrâ vet A tmucabutâ, incomparabile latere aurum-omnes adgnoscebant mathematici, inveniebant vero minime. Vovebant hecatombas et sacra Musis parabant et Apollinij, si quis unum vel alterum problema extulisset, ex talium ordine qualium decadas et eicadas ultro exhibemus, ut est ars nostra mathematum, omnium inventrix certissima.

Elle changea la face de l'algèbre et ouvrit aux géomètres qui le suivirent cette carrière où, après lui, Descartes, Fermât, Newton, Pascal, Leibnitz et tant d'autres brillèrent d'un éclat si vif, qu'ils éclipsèrent l'inventeur de cette science admirable, et firent oublier un nom qui devrait être aussi populaire en France que celui de Newton en Angleterre.

Pourquoi, en effet, est-il si peu connu aujourd'hui?

C'est que la conception si belle de Viete est tellement simple, que personne ne songe à s'enquérir de son créateur; c'est à peine si on le trouve mentionné dans le coin d'une préface ou dans une note perdue au bas d'une page. Et cependant, ouvrez n'importe quel livre de géométrie, d'astronomie, d'algèbre, de mécanique, la conception de Viete s'y trouve écrite à chaque instant, et c'est peut-être parce qu'elle est partout, que le nom de son auteur n'est nulle part.

 Une autre cause contribua puissamment à le laisser dans l'ombre: les exemplaires de ses ouvrages furent toujours fort rares. Il les publia à ses frais, les donna à ses amis, pour la plupart magistrats comme lui, qui les reléguèrent au fond d'une bibliothèque, d'où leurs héritiers les firent disparaître comme œuvres inutiles.

Quarante ans plus tard, en les réimprimant, les Elzévirs disaient : Quippe quœ singuta non extarent ampliùs, ut ulio pretio emi potuerint. Dès lors ceux qui voulurent étudier l'algèbre, cherchèrent les éléments de cette science dans les livres de ses successeurs, dont les travaux l'avaient singulièrement perfectionnée et qui, moins modestes que Viete ou plus heureux que lui, attachèrent leur nom à chacune de leurs découvertes. Sic vos non vobis!

» Il ne faut cependant pas croire que son mérite ait été méconnu par les mathématiciens qui vinrent après lui. Adrien Romanus, son contemporain et l'un des plus illustres géomètres du XVIe siècle, eut pour Viete une admiration qui ne connaissait pas de bornes.

Yan-Schooten, dans la préface de l'édition des Elzévirs, s'exprime ainsi : Inter eos qui liberalium artium culturd cceteros antecelluerunt mortales atque proelaris monumentis suis apud posteros sibi paraverunt immorlalem, minime postremis annumerandus est vir insignis, Franciscus Vieta Fontenceensis , analyseos specioscoe autor primus.

Cent ans après, Halley l'appelait : Ingens ille algebrœ hodiemœ répertor ac restaurator, Franciscus Viela. A la même époque, Walter Warner, en publiant les autres du mathématicien Harriot, qualifiait Viete de : Vir clarissimus ob insignem in scientiis mathematicis peritiam, Galliœ gentis decus.

D'Alembert confirme ces jugements. « Ce que nous pourrions dire à son éloge serait certainement au-dessous de ce qu'en ont dit déjà depuis longtemps les auteurs les plus illustres, même parmi les Anglais, dans la bouche desquels ces louanges doivent être moins suspectes de partialité que dans celle d'un compatriote.

Voyez ce qu'en dit M. Halley, Trans. philos. N 190, art. 20, année 1687. Ce témoignage, quelque avantageux qu'il soit pour Viete, est à peine égal à celui que Harriot, autre algébriste anglaisi, rend au même auteur dans la préface du livre qui porte pour titre Artis analyticœ praxis. »

»L'abbé GenLy écrivait en 1784: « Déjà la France éclipsait l'Italie, et le célèbre Viete enchérissait sur les méthodes anciennes et nouvelles, en substituant aux chiffres dont on s'était servi jusque alors dans l'algèbre, les caractères généraux, qui dans la suite ont fait de cette science le plus puissant instrument du génie. La substitution introduite par Viete est un coup du génie »

Fourier, l'auteur de la théorie mathématique de la chaleur, et Lacroix, dont l'esprit philosophique a jeté une si vive lumière sur les méthodes analytiques, placent Viete à côté de Newton et de Descartes, et déclarent que les admirables travaux de ces derniers furent la conséquence immédiate de la découverte de l'arithmétique spécieuse.

Si nous nous sommes étendus longuement sur la conception de Viete, envisagée sous le point de vue le plus simple, et si nous avons insisté sur les témoignages non équivoques de géomètres éminents, c'est que nous voulions faire comprendre aux esprits les moins versés dans les connaissances abstraites, de quelle nature étaient les services rendus à la science par l'illustre Fontenaisien, services qui permirent plus tard à Newton de déterminer les lois qui régissent notre monde planétaire, à La Place de trouver celles qui président aux mouvements les plus compliqués des astres, à Leverrier de découvrir une planète au bout de sa plume.

Aujourd'hui, François Viète possède son cratère sur la Lune par 29,2° Sud et 56,3° Ouest. Cela semble justice au regard de ses travaux en astronomie ; ses principes cosmographiques, un des manuels destinés à Catherine de Parthenay, montrent qu'il s'y est intéressé très tôt. Sa pensée à ce sujet semble d'ailleurs avoir considérablement évolué. Dans ces premiers principes, Viète manifeste en effet une foi incontestable dans le système de Ptolémée.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Vi%C3%A8te

Notice sur la vie et les ouvrages de François Viete , par B. Fillon et F. Ritter

 

 

 

 

1 Catherine de Parthenay-L'Archevèque, fille unique de Jean de Parthenay et d'Antoinette Bouchard, femme de René, vicomte de Rohan et prince de Léon, fut, comme son père, très-dévouée au parti calviniste Elle était fort savante et recherchait la société des hommes instruits.

 

2 Tam profundâ autem vieditatione fuit, ut sœpius visus sit totum tridunum continuum, in cogitatione defixus, ad mensam lucubratoriam sedere sine cibo et sommo, nisi quem cubito innixus, nec se loco movens ad refocillandam per intervalla naturam capiebat. ( J. A.

Thuani, histor. Iib. CXXIX.) Cette version paraît plus probable.

3 Multa et ad fecta (scripta) reliquit, quibus prœclaras has artes, re petitâ veterum memoriâ, summo sludio instauravit, quœ Petri Alealmi Aurelianensis, cujus industriâ à se, dum in vivis ageret, exculla utebatur, fidei ab heredibus commissa ex eoque thesauro postea tam abipso, quàm Alexandro Ândersono Scota, et aliis multa deprumpta sunt, et in lucem edita. (Id.)