Les filles des forges de Paimpont (Forêt de Brocéliande Tri Yann histoire) (2)

La première version fut recueillie en mars 1872 au village du Cannée sur la commune de Paimpont par Adolphe Orain, l’un des plus grands folkloristes de Bretagne. Un sabotier de Paimpont lui en proposa une deuxième version vers 1884.

Une troisième version proposée par le groupe Tri Yann au début des années 1970, et deviendra en 1976 le titre même de leur première compilation.

Les filles des forges de Paimpont (Forêt de Brocéliande)

Ronde Recueillie de la bouche d’un vieux Forgeron de la Forêt de Paimpont

Ce sont les filles des forges (bis)

Des forges de Paimpont,

Falaridon, falaridaine,

Des forges de Paimpont,

 Falaridain’, falaridon.

Qui furent à confesse (bis)

Au curé de beignon,

Falaridon, falaridaine,

Au curé de Beignon,

Falaridain’, falaridon.

En entrant dans l’église (bis)

Ont demandé pardon,

Falaridon, falaridaine,

Ont demandé pardon,

Falaridain’, falaridon.

-          Qu’avez-vous fait, les filles (bis)

Pour demander pardon ?

Falaridon, falaridaine,

Pour demander pardon,

Falaridain’, falaridon.

 

-          J’avons couru les danses (bis)

En habits de garçons,

Falaridon, falaridaine,

En habits de garçons,

Falaridain’, falaridon.

 

-          Vous aviez des culottes (bis)

Dessous vos blancs jupons,

Falaridon, falaridaine,

Dessous vos blancs jupons,

Falaridain’, falaridon

 

-          J’avions ben des culottes (bis)

Mais point de cotillons,

Falaridon, falaridaine,

Mais point de cotillons,

Falaridain’ falaridon.

 

-          Allez-vous-en, les filles (bis)

Pour vous point de pardon,

Falalridon, falalridaine,

Pour vous point de pardon,

Falaridain’, falaridon.

 

-          Il faut aller à Rome (bis)

Chercher l’absolution,

Falaridon, falaridaine,

Chercher l’absolution,

Falaridain’, falaridon.

 

-          Si je l’avons à Rome (bis)

J’laurons ben à Beignon,

Falaridon, falaridaine,

J’laurons ben à Beignon,

Falaridain’, falaridon

H. Boucly

Les filles des forges de Paimpont (Forêt de Brocéliande Tri Yann histoire) (1)

Les forges établis à Paimpont sont assez considérables ; elles comprennent une grande et petite forges, un fonderie, un martinet et un haut fourneau ; on y travaille le minerai exploité dans les environs. Le fer qu’on en tire est doux, ductile et très-estimé ; les mines contiennent du fer argileux à la surface du sol, et qui s’exploite à ciel ouvert ; le fer qu’on y fabrique est employé en grande partie pour la marine.

Les forges consomment les 10 000 cordes (30 000 stères) de bois que produisent les 8000 hectares de forêt, occupant vers 1815 une main-d’œuvre de 487 personnes, dont 250 ouvriers de le forêt et 25 «  voituriers » conduisant 250 à 300 chevaux.

Les anciennes forges de Paimpont dont l’origine remontait à 1633, étaient situées à l’extrémité  Est de la forêt du même nom, au bord des étangs de Comper. Elles représentaient bien dans la première moitié du XIX siècle, le type des anciennes forges utilisant la force hydraulique et marchant encore au bois.

Elles ne périrent pas faute de combustible, car la forêt de Paimpont, un des plus grandes de Bretagne, était inépuisable, mais bien comme tant d’autres de l’Armorique, par suite de progrès rapides de la sidérurgie moderne dus aux découvertes de Bessemer, de Martin et de Thomas. Ces découvertes donnèrent le coup de grâce à la sidérurgie armoricaine en permettant le traitement à bon marché des minerais de fer phosphoreux.

Dès 1819, les Forges de Paimpont adoptèrent les laminoirs à tôles, qui venaient de faire leur apparition. Elles passaient en 1853 pour être les forges armoricaines les plus en harmonie avec les progrès de la science, faisant encore à cette époque avec Rugles, en Normandie, figure d’un centre de production.

FORGES DE PAIMPONT web

Elles comportaient deux hauts fourneaux, alimentés au bois, cinq feux d’affinerie, deux chaufferies et un martinet à essieux. Une puissance soufflante desservait tous ses ateliers qui comptaient six fours à réchauffer, un double train de laminoirs et un train de fer à guides. Enfin il y existait encore des fours à puddler, un squezzer et un train dégrossisseur.

Les fers de Paimpont avaient une très ancienne réputation et passaient pour être d’aussi bonne qualité que ceux de Suède.

Le 3 novembre 1841 la société des forges de Paimpont était dissoute. Le site fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 24 juillet 2001.

La sidérurgie armoricaine / par Léon Puzenat

 

Digue des Forges, un patrimoine à préserver.

A cheval sur les communes de Plélan-le-Grand et Paimpont, la digue des Forges présente depuis plusieurs années des défauts d’étanchéité qui mettent en péril cet édifice dona la construction remonte probablement au XVIème siècle. Des travaux entamés en mars 2017 se prolongeront afin de sécuriser la digue et de prolonger la vie de ce patrimoine local, inscrit à l’inventaire des monuments historique.

Fragilisés par des infiltrations d’eau et probablement par un manque d’étanchéité d’un conduit qui traverse de part en part, les contreforts de la digue commencent à déverser. Anciennement, l’eau du bassin, libérée par l’ouverture d’une vanne, fournissait l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’affinerie aujourd’hui disparue. La digue sera décaissée au niveau du conduit sur une larguer de 22 mètres afin de restaurer complétement le conduit, de stabiliser les contreforts de la digue et de créer un bassin de réception d’eau en aval.

La restauration restera fidèle aux dessins de de maçonnerie d’origine et utilisera principalement les pierres issues du démontage de la digue

Les Forges de Paimpont - Patrimoine de Brocéliande, Bretagne, Bretagne

Visite, événementiel : le site historique des Forges de Paimpont vous accueillent au coeur de la forêt de Brocéliande.

http://forgesdepaimpont.fr

 


📖 La belle histoire des plus importantes forges à bois de Bretagne dès le XVIIIe siècle : les forges de Paimpont (Ille-et-Vilaine) 🏚

Quand, en 1656, les Forges s’installent au cœur de la forêt de Paimpont/Brocéliande, elles ont à leur disposition : un bon minerai de fer, un réseau hydraulique important et, du charbon à profusion grâce au bois de la forêt. La production de fonte et de fer permet aux forges d'assurer les commandes liées à la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique !

Ces forges comprennent divers bâtiments industriels (les hauts fourneaux, le laminoir, et la fonderie) et des bâtiments, dits « sociaux » (logis du maître des forges, les maisons des ouvriers, une écurie, une cidrerie, des remises à voiture, etc). Elles sont les plus modernes de France au XIXe siècle. C'est là que furent fabriqués des rails de chemins de fer pour la Bretagne après l’arrivée du train à Rennes, entré en service en 1857.
Face à la concurrence étrangère, les deux hauts fourneaux s’arrêteront définitivement en 1884 : seule une activité de fonderie subsistera jusqu’en 1954.

🏆 En 2011, notre Fondation a accordé un soutien de 10 000 € à ces forges afin d’encourager son projet de mise en accessibilité !

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Le puddlage est un ancien procédé d'affinage de la fonte consistant à la décarburer dans un four à l'aide de scories oxydantes pour obtenir du fer puddlé à partir de fonte.