Eubrontes veillonensis Vendée Talmont St Hilaire plage du Veillon

Il y a 204 millions d'années, à la limite du Rhetien (fin du Trias) et de l'Hettangien (début du Lias inférieur), la flore était essentiellement constituée d'une végétation de l'ordre des coniférales, révélant une certaine aridité du milieu, sans doute liée à la salinité.

Les Eubrontes veillonensis ont laissé les plus grandes traces connues actuellement sur le site. Certaines empreintes peuvent atteindre 0,50 m. Elles présentent trois doigts. A leur extrémité , on distingue nettement des griffes.

 

Au début du vingtième siècle, vers 1930, un naturaliste et géologue vendéen Edmond Bocquier avait observé des cavités en forme de pied dans la roche. Il ne sut pas exploiter sa découverte et il préféra attribuer ces formes à une usure géologique naturelle.
En 1963, M. Gilbert Bessonnat,Ingénieur chimiste de profession, passionné par les sciences, découvrit ces traces en effectuant un travail de relevé géologique de la falaise. Il sut identifier les traces redécouvrit comme étant des traces de dinosauriens. Dès lors la découverte fut paléontologiquement exploitée par F. Lapparent, C. Montenat et M. Ters. Lors de la découverte le gisement fut pillé. Aujourd'hui il est protégé et seule l'observation et les photographies sont permises.

Grallator olonensis Vendée Talmont St Hilaire plage du Veillon

Les Grallator ont également laissé des traces. Elles sont plus petites. Sans doute s'agit-il de Coelurosauriens. A ce jour, on a pu identifier trois espèces : Grallator maximus - Grallator variabilis - Grallator olonensis.

Talmontopus tersi Vendée Talmont St Hilaire plage du Veillon

Le Talmontopus tersi est un autre ichnotype identifié sur le site. Il appartiendrait à un ornithopode. Ce serait un dinosaurien bipède, peut-être herbivore, un peu à l'image des Iguanodons du Crétacé.

Batrachopus gilberti Vendée Talmont St Hilaire plage du Veillon

Propice à la conservation des empreintes, la plage du Veillon possèdent également des traces de pattes de petits reptiles quadrupèdes : les Batrachopus gilberti. Il s'agit probablement de pseudosuschiens ressemblant aux iguanes actuels.

Edmond Bocquier Archéologue, géologue, botaniste, biologiste

Archéologue, géologue, botaniste, biologiste : Edmond Bocquier est un homme d'esprit universel. Il est l'homme qui découvre les « marmites de géant », ces trous béants dans la roche, celui qui remarque l'empreinte énigmatique de pieds de dinosaures à Talmont-Saint-Hilaire. « Son truc, c'était d'inventorier les traces, en parcourant la Vendée à vélo. 

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En juillet 1963, l'inventeur du site, Gilbert Bessonnat, a recueilli des contre empreintes, c'est à dire des moulages naturels que l'on peut qualifier de « couvercles ». Elles révèlent le dessous des pattes en relief, avec l'effet d'écrasement lié au poids de l'animal.
Des contre empreintes sont visibles au musée associatif Géosciences situé à Le Bernard à environ 16 km du site d'origine. (tél. 02 51 22 34 36, visite sur rendez-vous en hiver)

 

La Plage des Dinosaures à Talmont Saint Hilaire  <==.... .... ==> Talmont-Saint-Hilaire - Le Veillon , Vestiges des débarquements sur les Plages de la côte Atlantique (Visite Virtuelle)


 

Dinosaures et autres reptiles

Les dinosaures L'étude des traces (photographies, relevés....) permet de distinguer différents dinosauriens bipèdes dont : les Eubrontes - les Grallator - le Talmontopus Les Eubrontes veillonensis...

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Les dinosaures du Veillon

Dans le Centre-Ouest, sur la côte atlantique, le sud du département de la Vendée est constitué de roches sédimentaires, c'est l'extrémité septentrionale du Bassin Aquitain que borde au Nord la chaîne hercynienne du Massif armoricain. Les géologues estiment que cette montagne atteignait 8000 mètres d'altitudes lors de son érection à l'ère primaire. De nos jours ne subsiste qu'un substratum très érodé visible à la base des falaises littorales. Au dessus, les couches géologiques recèlent des trésors paléontologiques dont des traces de dinosauriens.

A 15km au sud-est des Sables d'Olonne, la commune de Talmont-Saint-Hilaire est arrosée par un modeste fleuve côtier Le Payré. Il se jette dans l'océan au lieu dit la plage du Veillon. Cette zone estuarienne est une zone naturelle fragile, en amont de laquelle on trouve une activité ostréicole. Au Moyen Age ce fleuve côtier permettait aux bateaux de remonter jusqu'à Talmont-Saint-Hilaire où on peut encore y découvrir le château fort.
La zone côtière est essentiellement connue pour ses activités touristiques, mais la plage présente d'autres attraits pour le paléontologue.

Les empreintes de dinosauriens ne sont visibles qu'à certaines périodes de l'année, surtout en hiver lorsque les courants marins entraînent le sable au large. Pendant la période estivale, l'observation paléontologique reste plus délicate car le sable et les algues envahissent les lieux.



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Edmond Bocquier était un homme qui ne payait pas de mine. Un teint maladif, petit blond d'allure frêle, qui laisse pourtant un héritage insoupçonnable de connaissances et d'histoires rocambolesques. Cela fait bientôt cinq ans que Guy Airaud, Jean Vimpère et Jean-Marc Viaud ont commencé à se plonger dans la vie d'Edmond, né en 1881.

« Remonter certains à la lumière ».... https://www.ouest-france.fr/edmond-bocquier-lerudit-cache-533115