La troisième croisade (1189-1192) - la croisade des rois

On l'appela la croisade des rois qui débuta en 1189 et s’acheva en 1192, les plus illustres souverains occidentaux, roi de France, d’Angleterre et l’empereur d’Allemagne,rencontrèrent Saladin le plus important personnage du monde musulman très respecté des chrétiens.

Guillaume, archevêque de Tyr, qui avait quitté l’Orient pour venir en Europe solliciter les services des princes chrétiens, fut chargé par le pape d’y prêcher la guerre sainte (1188).

Après avoir enflammé le zéle des populations italiennes, le prélat se rendit en France et se trouva dans une assemblée convoquée  près de Gisors par Henri II, roi d’Angleterre, et par Philippe –Auguste, roi de France. Guillaume fut accueilli avec enthousiasme dans ce parlement, et il y lut à haute voix une relation de la prise de Jérusalem par Saladin.

Après cette lecture, qui arrache des larmes à tous les assistants, le pieux envoyé exhorta les fidèles à prendre la croix. « A la porte de cette assemblée, s’écria l’archevêque, j’ai vu se déployer l’appareil de la guerre : quel sang allez-vous répandre ? Vous vous battez ici pour le rivage d’un fleuve, pour les limites d’une province, pour une renommée passagère, tandis que les infidèles envahissent le royaume de Dieu et que la croix de Jésus-Christ est trainée ignominieusement dans les rues de Bagdad.

Avez-vous oublié ce qu’on fait vos pères ? Un royaume chrétien a été fondé par eux au milieu des nations musulmanes. Si vous avez laissé périr leur ouvrage, venez du moins délivrer leurs tombeaux, qui sont au pouvoir des Sarrasins. Si vous ne servez pas la cause de Dieu, quelle cause oserez- vous défendre ? Oh ! quelle ne sera pas la joie des Sarrasins, au milieu de leur triomphe impie ; lorsqu’ils apprendront que l’Occident n’a plus de guerriers fidèles à Jésus-Christ, et que les princes et les rois de l’Europe ont appris avec indifférence les désastres et la captivité de Jésus-Christ ! »

 

Ces paroles touchèrent profondément le cœur des princes et des chevaliers. Henri II et Philippe Auguste, jusqu’alors ennemis implacables, s’embrassèrent en pleurant et se présentèrent les premiers pour recevoir la croix. Richard, fils du roi anglais et duc de Guyenne ; Philippe, comte de Flandre ; Henri, comte de Champagne ; Thibaut, comte de Blois ; les comtes de Soissons, de Nevers, de Vendôme; les deux frères Josselin et Mathieu de Montmorency, firent aussi le serment d’aller délivrer la Terre-Sainte.  On résolut, dans le conseil des princes et des évêques, que tous ceux qui ne prendraient point la croix payeraient la dixième partie de leurs revenus et de la valeur de leurs meubles. La terreur qu’avaient inspirée les armes de Saladin fit donner à cet impôt le nom de dime Saladine.

 

La guerre qui éclata, peu de temps après, entre Philippe-Auguste et Henri Plantagenet, retarda de deux ans le départ des guerriers de France et d’Angleterre.

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Après la mort d’Henri II, Richard, son fils, et le roi de France se décidèrent enfin à s’embarquer pour la Palestine.

Huit jours après la Saint-Jean, le 1 juillet 1190, les deux rois se rencontrèrent à Vezelay et y séjournèrent pendant deux jours.

L'un et l'autre avaient déjà reçu la besace et le bâton, attributs symboliques du pèlerin, Philippe à Saint-Denis, et Richard à Tours: c'est l'archevêque de cette ville qui les remit lui-même au roi anglais, et l'on fit la remarque que, lorsque celui-ci s'appuya sur le bâton, il le brisa (3),

De Vezelay, les escortes royales se dirigèrent sur Lyon.

Richard, qui fit sans doute quelque séjour dans celle ville, y fut rejoint par des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en résidence à la Rochelle, qui avaient obtenu d'Aliénor la concession du lieu nommé le Perrot, sis entre la meret le bourg de la Rochelle et touchant au vieux port, pour y construire une maison de leur ordre, et avoir, comme les Templiers, leurs émules, un lieu d'attache sur les bords de la mer, qui desservirait leurs hôpitaux du Poitou.

Ils présentèrent cet acte à Richard, qui confirma sans difficulté la donation faite par sa mère, en présence de Gautier de Ferrières, de Jean de Préaux, de Guillaume de Tilières, d'André de Chauvigny, ainsi que de plusieurs prélats, et leur en fit délivrer l'acte par son vice-chancelier

Aliénor d'Aquitaine n'avait pas accompagné son fils à Vezelay. Elle était restée en Poitou, peut-être même à Chinon, qu'elle n'avait pas revu depuis dix-huit ans et qui devait lui rappeler de cruels souvenirs.

Richard part finalement pour la troisième croisade avec son ami le seigneur de Robert de Sablé et futur Grand-Maitre templier.

Les nobles chevaliers d'Aquitaine dont suivent les noms s'embarquèrent à Marseille avec Richard Coeur-de-Lion :

 

- Jourdain d’ABZAC, en Guienne et Périgord.
- Raoul D’AUBIGNE, en Bretagne, Poitou et Saintonge.
-  Guy d’AUBUSSON, en Marche.
-  Simon De BALATHIER, en Bourgogne, Angoumois et Poitou.
-  Hugues et Jean De BARDON, en Périgord et Saintonge. (Charte d’Acre de l’an 1191.)
-  Jean De BELLEVILLE, en Saintonge.
-  Pierre et Geoffroy Du BOIS. (Charte d’Acre, 1191.)
-  Hugues BONIN, en Touraine et Poitou.
-  François Bouchard D’AUBETERRE, en Angoumois.
-  Guillaume De BOUSSAY, en Poitou.
-  Géraud de BOYSSEULH, en Limousin. (Charte d’Acre en l’an 1191.)
-  Geoffroy De BRILLAC, en Limousin.
-  Nompart De CAUMONT, en Guienne.
-  De BUEIL, en Touraine et Aunis.
-  Geoffroy De CACQUERAY, en Normandie et Saintonge.
-  Juel de CHAMPAGNÉ, en Bretagne et Angoumois.
-  Hugues De CHASTEIGNER, en Poitou.
-  Le vicomte de CHATELLERAULT, en Poitou.
-  Jean de CHAUNAC, en Saintonge.
-  Galguier De CHÉNÉCHE, en Poitou.
-  De CHÉRISY ou CHERISEY, en Vermandois et Aunis.
-  Guy de CHEVREUSE, en l’Ile-de-France et Angoumois.
-  Albéric-clement De METZ, en l’Ile-de-France et Limousin.
-  ARCHAMBAUD VI, vicomte de Comborn, en Limousin.
-  Élie de COSNAC, en Limousin et Gascogne.
-  De CUGNAC, on Gascogne et Poitou.
-  Guillaume De DURFORT, en Languedoc et Guienne.
-  Guillaume Des ECOTAIS, en Angoumois.
-  Guillaume D’ESTAING, en Rouergue et Gascogne.
-  Guillaume Des FORTS, d’Oléron, en Saintonge.
-  Bertrand De FOUCAULT, en Marche.
-  Raoul De FRÉTARD, en Touraine, Saintonge et Angoumois. (Charte d’Acre de l’an 1191.)
-  De GONTAUT, en Guienne et Périgord.
-  Guillaume De GRANGES, en Aunis. (Charte d’Acre.)
-  Garaud De La BARTHE, en Armagnac.
- Jean De la BÉRAUDIÈRE, en Poitou et Anjou.
-  Hélie de LA CROPTE, en Périgord.
-  Humbert et Gilon De LAGRANGE, en (Charte d’Acre, 1191.)
-  Etienne et Jean de La PORTE, en Saintonge, Poitou et Angoumois.
-  Guillaume et Foucauld De La ROCHEFOUCAULD, en Angoumois.
-  Philippe De LEVIS, Ile-de-France, Limousin et Languedoc.
-  Manassês De TOUVRE, Angoumois.
-  Guillaume De LOSTANGES, en Limousin.
-  Geoffroy et Aimar De LÉZIGNEM, en Poitou. (Geoffroy la Grand'Dent sire de Jarnac et Vouvant et  Aymar ou Athelmar, nommé Evêque de Winchester de Lusignan)
-  Guillaume De MAREUIL, en Angoumois et Périgord. (Charte d’Acre, 1191.)
-  H. de MARSAN, en Gascogne.
-  Raoul de MAULÉON, en Poitou et Aunis.
-  Begon de MELLET, en Périgord.
-  Gervais De MENOU, en Poitou.
-  Raymond-aymery De MONTESQUIEU, en Languedoc et Gascogne.
-  Raoul de MONTFAUCON, en Gascogne.
-  Barthélémy De MORTEMART, en Limousin et Saintonge.
-  Hugues De MONTIERS, en Limousin.
-  Elie De NOAILLES, Limousin.
-  Pierre Des PRÉS, en Poitou. (Charte d’Acre, 1191.)
Geoffroy De RANÇON, en Poitou et Saintonge.
-  Jean De SAINT-AVY, en Gascogne et Saintonge. (Charte d’Acre, 1191.)
-  Gérard De SAINT-CHAMANS, en Limousin et Saintonge.
-  Jean de SAINT-JULIEN, en Limousin.
-  Eustache de SAINT-HERMINE, en Angoumois.
-  Raoul de SAINT-GEORGES, en Limousin.
-  Guillaume, Herbert et Hugues De SAINTE-MAURE, en Touraine et Saintonge.
-  Élie et Pierre De SALIGNAC, en Périgord et Quercy. (Charte de Tyr l’an 1192.)
-  Henri De TURPIN, en Maine et en Saintonge. (Charte l’an 1191.)
-  RAYMOND II, vicomte de Turenne, en Marche et Limousin.
-  Renaud Du VERGER, en Poitou. (Charte d’Acre l’an 1191.)
-  Jean de VILLERS-LAFAYE, en Bourgogne et Angoumois.
-  Raoul De WISMES, en Picardie, Bretagne et Poitou. Dont descend le gendre du dernier comte de Polignac d’Ecoyeux, en Saintonge, décédé ce dernier en 1853.

 

Avec tous ces nobles seigneurs, s'embarquèrent aussi de nombreux prélats, parmi lesquels figurent l'archevêque d'Auch, l'évêque de Bayonne, l'évêque d'Evreux, etc., etc.

 

 

 Les rois de France et d'Angleterre, unis dans une grande croisade qu'avaient déterminée les conquêtes de Saladin et la perte de Jérusalem, se rencontrèrent, au milieu de l'année 1190, dans le port du détroit de Messine en Sicile.

Richard attaque Messine et la prend le 4 octobre 1190. Après l’avoir pillée et brûlée, Richard y établit son camp.

Les deux monarques s'étaient donné rendez-vous pour y passer l'hiver et se préparer aux rudes combats du printemps suivant ; cette île était beaucoup trop étroite pour deux jeunes et puissants rois, tels que Philippe-Auguste et Richard Coeur-de-Lion.

Le roi d'Angleterre avait rapidement acquis une grande popularité, car sa soeur Jeanne, veuve de Guillaume, roi de Sicile, était restée, toute jeune encore, dans son ancien royaume, en qualité de reine douairière.

 

16 Octobre 1190 LETTRE ET MANDEMENT DE RICHARD I, ROI D'ANGLETERRE, au sujet des effets naufragés depuis Messine en Sicile

 (Vascon. Rot. ann. 1 H. VI, membr. 27, 28, 29. Vidimus de Henri VI, le 12 mars 1483. - Bréq. t. LXXX.}

 

Richard, par la grâce de Dieu roi d'Angleterre, duc de Normandie, d'Aquitaine et comte d'Anjou, aux archevêques, évêques, abbés, comtes, barons, juges, shérifs, et à tous les baillis et ses fidèles auxquels la présente charte arrivera, salut.

Puissiez-vous savoir que nous avons parlé pacifiquement, l'épave des navires brisés à travers notre terre, à travers la mer et au-delà, pour l'amour de Dieu et pour la sécurité de notre âme et de l'âme de notre père et de nos ancêtres, pour toujours notre toute la terre sera brisée, et quiconque - soit lui, s'en échappera, qu'il ait librement et tranquillement tous ses biens et possessions qui viendront sur la terre, et qu'il soit en mesure de montrer raisonnablement son propre être.

Mais si quelqu'un meurt dans un navire naufragé, nous concédons librement que ses héritiers, c'est-à-dire ses fils, filles, frères, sœurs, de quelque part qu'ils viennent, peuvent avoir les biens du défunt entièrement qu'ils pourront montrer.

Mais si le défunt n'avait pas de fils ou de fille, de frère ou de sœur héritier, alors nous voudrions que nos biens soient morts.

Afin que cette concession qui est la nôtre reste immuable et valable pour toujours, nous la confirmons par la protection de notre sceau.

Par ces témoins Walter, archevêque de Rouen, frère Warner de Naples, maître de l'hôpital en Angleterre, frère Wafrid, maître du temple en Angleterre.

Donné de la main de Maître Roger Mali-Culus, notre recteur ; 16 octobre de la seconde année de notre règne.

 

 On voyait tous les jours Richard visiter ses cantonnements, monté sur de magnifiques chevaux de guerre, qu'il conduisait avec une vigueur sans égale. Il faisait l'admiration des croisés et des insulaires par son activité dévorante, par sa résistance aux fatigues, par son autorité parfois féroce et toujours obéie.

 C'est là, dit-on, qu'il fut pour la première fois appelé Coeur-de-Lion.

Cependant Bertrand de Born l'a souvent comparé au Lion dans des sirventes antérieurs à la troisième Croisade.

 La brillante réputation, si rapidement acquise par le roi d'Angleterre, fit naître dans le coeur du roi des Français un dangereux sentiment de jalousie, prélude d'une haine implacable, plus dangereuse encore.

Richard acheva d'appeler sur lui tout le courroux du roi Philippe le jour où, cédant aux supplications de sa mère, qui gardait à la malheureuse Alix de France une aversion profonde, il consentit à recevoir à Messine, comme sa fiancée, Bèrengère de Navarre, fille de Sanche VI, roi de Navarre, que Bertrand de Born, dans la cinquième strophe du sirvente « Pois lo gens », excitait à la guerre contre Alphonse II, roi d'Aragon.

Il semble qu'une désolante fatalité s'attachait à dissiper, comme une fumée légère, toutes les espérances que les débuts de la troisième Croisade avaient fait naître dans le coeur des chrétiens.

Tout contribuait à diviser de plus en plus les deux rois, dont l'union eût assuré les plus glorieux succès.

 

 

 

La reine Eléonore détestait Alix de France, fiancée par le traité de Montmirail (1169) à Richard Coeur-de-Lion. Elle n'ignorait pas que son fils, renouvelant à cet égard de nombreux engagements antérieurs, avait formellement promis au roi de France de réaliser son mariage aussitôt qu'il serait revenu de la Palestine.

La vieille reine mit tout en oeuvre pour empêcher l'exécution de cette promesse, et sa fille Jeanne, reine douairière de Sicile, la seconda très utilement dans son projet.

A peine les croisés avaient-ils quitté Marseille, que la reine Eléonore se rendit elle-même auprès du roi de Navarre et lui demanda, pour Richard Coeur-de-Lion, la main de sa fille Bèrengère.

Ses négociations eurent un plein succès ; peu de temps après, Eléonore débarquait à Messine, amenant avec elle la jeune princesse de Navarre.

A cette nouvelle imprévue pour lui, Philippe-Auguste, vivement irrité. voulut rappeler au roi d'Angleterre les clauses du traité de Montmirail et les serments engagés au départ des croisés ; rien ne put décider Richard à respecter la promesse si souvent faite par son père Henri II, soit au roi de France, soit aux légats du pape, intervenant en faveur d'une jeune princesse, odieusement séquestrée par le féroce roi du Nord.

Les fiançailles de Richard et de Bèrengère furent célébrées en Sicile, devant une immense assistance de prélats et de chevaliers ; mais le saint temps du carême empêcha la cérémonie du mariage, qui devait avoir lieu sous les lauriers de la Palestine.

 

 

 

source : Annales historiques des anciennes provinces d'Aunis Saintonge, Poitou, Angoumois, Perigord, Marche, Limousin et Guienne...  / par Marc-André Barbot de la Trésorière... ; [Edité par le fils de l'auteur André-Amos Barbot de La Trésorière](Arch. hist. de la Saintonge, I, p, 3o. Voy. Musset, La Rochelle et ses ports.)

 

 

 

Fontevraud - Chinon entre le 19 et le 24 juin 1190, Richard Cœur de Lion, Aliénor d’Aquitaine - Charte de la Cigogne  <==

==> Fiançailles Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de Lion - Alix de France et Bèrengère de Navarre

==> Le port d’Aliénor d’Aquitaine : Voyage dans le temps des Templiers et Hospitaliers de la Rochelle.

==> Sanctus Georgius, St Georges le Saint patron des Chevaliers et légende de Richard Cœur de Lion

==> La légende de Robin des bois (Robin Hood), Jean sans Terre et Richard Cœur de Lion

==>Le But des Croisades – Les Routiers

 

 

 


 

 En 1190, Philippe 1er dit Philippe d'Alsace laisse le gouvernement aux mains de Mathilde et de Gérard, prévôt de Bruges, et rejoint la troisième croisade en Palestine, où des contingents flamands l'ont précédé. Arrivé à Saint-Jean-d'Acre, il est frappé par l'épidémie de peste et meurt le 1er juin 1191. Son corps est rapatrié par Mathilde de Portugal et enterré à l'abbaye de Clairvaux.

Philippe d'Alsace fut un souverain lettré et sa cour devint un centre culturel important. Il est le protecteur de Chrétien de Troyes qui lui dédie son dernier ouvrage, Perceval ou le Conte du Graal. ==> Chrétien de Troyes - la littérature Arthurienne

Amaury II de Lusignan - du Poitou Mélusine au roi de Chypre et de Jérusalem

Amaury II de Lusignan, né vers 1145 dans le Poitou, est le quatrième fils de Hugues VIII le Vieux, seigneur de Lusignan et comte de la Marche, et de Bourgogne de Rançon.

   (Amaury II de Lusignan déjà sur place à la seconde croisade / Amaury De LEZIGNEM, roi de Chypre, et Geoffroi, père de Lezignem, Poitevins.) voir Généalogie - Maison des Hugues de Lusignan et Geoffroy la Grand' Dent.

Foulque 1er, sire de Beauvau, alla à la croisade de Philippe-Auguste et Richard Coeur de Lion

Maison illustre, originaire d'Anjou, comme depuis Geoffroi de Beauvau, qui vivait en 1060. Foulque 1 er, sire de Beauvau, alla à la croisade de Philippe-Auguste. Foulques de Beauvau suivit Richard Cœur-de-Lion, son seigneur, à la Terre sainte, et y prêta sa garantie à plusieurs chevaliers angevins, ses compatriotes, pour un emprunt de 2 00 marcs d'argent, fait à des marchands de Pise....

 

Voyage au temps des Croisades ; Bataille de Gonfanon - Chapelle Puy du Fou / chapelle des Templiers de Cressac

La chapelle de la Cité Médiévale est la reconstitution d'un édifice religieux appartenant à la période de transition entre l'art roman (fin Xème - moitié XIIème siècle) et l'art gothique (XIIème - XVème siècle). Conformément à la tradition romane des Charentes, la façade ne possède pas de tympan et les voussures en arc brisé du porche sont dépourvues de tout ornement....

 

RICHARDUS, Dei gratia rex Angliae, dux Normannie, Aquitanie, et comes Andegavie, archiepiscopis, episcopis, abbatibus, comitibus, baronibus, justiciariis, vicecomitibus, et omnibus ballivis et fidelibus suis ad quos presens carta pervenerit, salutem.

Sciatis nos quietum clamasse werecum fractarum navium per totam terram nostram, citra mare et ultra, pro amore Dei, et pro salute animse nostrse, et animae patris nostri et antecessorum nostrorum, imperpetuum, hoc modo : volentes et firmiter precipientes quod, si aliqua navis in tota terra nostra fracta fuerit, et aliquis, quicumque - sit ille, inde evaserit, omnes res et possessiones suas libere et quiete habeat quæ ad terram venient, et suas esse rationabiliter monstrare poterit. Si autem aliquis in nave fracta mortuus fuerit, libere concedimus quod hæredes ipsius, videlicet fdii et filiæ, fratres et sorores, de quacumque parte venerint, possessiones defuncti integre habeant, si se heredes esse legitimos, rationabili testimonio patriæ suæ, aut alio modo, rationabiliter monstrare poterint. Si autem defunctus filiulll vel filiam, fratrem vel sororem hæredem non habuerit, tunc volumus quod possessiones defunctisint nostræ. Ut autem hæc concessio nostra stabilis et rata impcrpetuum permaneat, earn sigilli nostri munimine roboramus.

Hiis testibus ; Waltero, Rothomagensi archiepiscopo, fratre Warnerio de Naples, magistro Hospitalis in Anglia, fratre Waufrido, magistro Templi in Anglia.

Data per manum magistri Rogeri Mali-Catuli, vicecancellarii nostri; xvi die octobris, anno secundo regni nostri.