Ordre de Mélusine – Chevalerie d’Honneur de la Maison Lusignan

Ordre de Mélusine – Chevalerie d’Honneur de son Altesse Marie de Lusignan

Princesse de Chypre, de Jérusalem et d’Arménie

Baudouin IV meurt , le 16 mars 1185, et son fils Baudouin V, qui succède à l’âge de sept ans, est aussi emporté par la lèpre l’année suivante. Le sceptre passe alors dans les mains de Guy, son beau-père.

La reine Sibylle est aussitôt assiégée d’une foule de courtisans jaloux et  ambitieux qui ne peuvent voir à leur tête un chef qui n’est pas, disent-ils, de sang royal. La reine annonce son intention de se séparer de son époux et de choisir celui qu’elle croit le plus digne et le plus capable de défendre royaume. On se range à son avis, et l’on s’engage à ratifier le choix qu’elle manifestera bientôt d’une manière éclatante et inattendue sa volonté toute-puissante.

Au jour désigné, Sibylle se rend à l’église de Saint-Sépulcre, entourée des officiers et du peuple. Le patriarche Héraclius, revêtu des ornements pontificaux, prononce la sentence et remet à la reine la couronne de Jérusalem, en l’invitant à ne la confier qu’au plus digne. L’émotion est vive dans cette auguste assemblées ; le cœur de plusieurs palpita d’espérance au moment solennel. Mais Dieu veillait sur les siens. La reine prend la couronne des mains du patriarche et la dépose sur la tête de Guy, son époux, à genoux devant elle. C’est ainsi que Lusignan devint roi de Jérusalem, l’an 1186 ; il reçut aussitôt l’onction sainte et le serment de fidélité de ses sujets.

 

Afin de perpétuer le souvenir de cet événement, et pour témoigner au nouveau roi son attachement inviolable, Sibylle institua l’Ordre de Mélusine, en mémoire de la Fée Mélusine.

 

Sibylle-de-Jerusalem ordre de mélusine

 

Au XIIe siècle deux Ordres de chevalerie ont été fondés par la Maison royale des Lusignan, qui a porté les couronnes de Jérusalem, de Chypre et d’Arménie : l’Ordre de Mélusine, et l’ordre de l’Epée de l’Ordre de Mélusine, essentiellement humanitaire et scientifique, fondé en 1186 par la belle reine Sibylle, épouse de Guy, roi de Jérusalem, reçut son nom en souvenir de la fée Mélusine, la mère légendaire et le génie tutélaire de la Maison de Lusignan.

L’Ordre de L’Epée, Chevalerie de bravoure et de vaillance militaire, fut institué en 1193, par Guy de Lusignan, roi de Jérusalem, lors de sa prise de possession de l’île de Chypre, et réorganisé par le roi Pierre 1er en 1360.

L’ordre de l’Epée, dont le renom s’était rapidement répandu dans le monde entier, était un des Ordres les plus célèbres du moyen âge. La famille de Lusignan en a gardé toujours la Grande Maîtrise.

Les Chevaliers de L’Ordre de Mélusine étaient agrées par la Reine, ou, à son défaut, par une princesse de la Maison royale. Ils étaient tenus de pratiquer les vertus humanitaires, de briller par leur dévouement à la foi chrétienne et de se faire les propagateurs de la Religion, de la Charité, des Arts et des Sciences.

Bien antérieurement à ceux des Ordres royaux existait l’Ordre de Sainte- Catherine du Mont Sinaï, fondé en 1063 par Roland de Lusignan, surnommé Bras-de-Fer, avec le concours des Seigneurs Croisés.

C’était une confraternité chevaleresque, demi-religieuse, dont le but fut de défendre le tombeau du Christ et de protéger les fidèles qui se rendaient en pèlerinage aux Lieux-Saints.

princesse Marie de Lusignan

 

La Princesse Marie de Lusignan, épouse de Mgr le Prince de Lusignan, a vu se grouper autour d’Elle une foule de personnes distinguées, professant l’amour du prochain et la religion du Beau et du Grand.

Comme le nombre des personnes de mérite qui aspiraient à l’honneur d’appartenir à cette phalange d’élite devenait de jour en jour plus considérable, Son Altesse, par une pensée pieuse et délicate a voulu rattacher le présent au passé glorieux de sa Maison en faisant revivre en 1881 L’Ordre de Mélusine comme emblème destiné à resserrer les liens qui l’unissent à ceux dont Elle veut honorer les mérites, le dévouement pour sa famille, et la coopération effective à ses bonnes œuvres.

En s’entourant de Chevaliers et de Dames d’honneur, Elle n’a voulu leur donner d’autre mission que celle de servir l’humanité, de protéger les arts, les sciences, les lettres et de soulager la misères.

La Chevalerie de Mélusine symbolise et récompense ce qu’il y a de plus héroïque dans le courage, de plus désintéressé dans le dévouement et de plus élevé dans les créations du génie humain.

Défendre les faibles et la vertu, se passionner pour la cause des malheureux, vouer sa vie à l’humanité, à l’art et aux sciences, tel est le véritable caractère de cette Chevalerie, à laquelle la Princesse Marie de Lusignan a consacré toute sa sollicitude.

La Chevalerie de Mélusine n’a pas été créée dans le but de satisfaire de petites ambitions personnelles, mais elle est destinée à servir de récompense et d’encouragement aux mérites et aux vertus, à donner une puissance impulsion au progrès intellectuel, au développement d’une bienfaisance éclairée, et à contribuer ainsi à la solution des grands problèmes sociaux qui agitent l’humanité.