LES FRATERNISATIONS DE NOEL 1914

 

LES FRATERNISATIONS DE NOEL 1914 - Carnets de guerre de Frédéric B. (Centenaire Première guerre mondiale)

Frédéric B. nous livre dans ses Carnets de Guerre un témoignage précieux et rare des épisodes de fraternisations qu’il a vécues à la Noël 1914. Précieux et riche, cette première partie s’en fait l’écho. Rare, la comparaison avec les autres trêves s’étant déroulées en décembre 1914 sur le front ouest, dans la seconde partie, met en relief cette qualité.

           

         Dans un premier temps, rien ne permet d’imaginer qu’un rapprochement entre Français et Allemands est possible, dans ces premiers mois de la Grande Guerre. Par exemple, lors de la nuit du 22 décembre 1914, un soldat français du régiment de Frédéric B. se fait tirer dessus. De corvée de boyaux (il nettoie les tranchées), une patrouille ennemie s'approche à cinquante mètres de lui et fait feu : le camarade de Frédéric B. réussi néanmoins à s'enfuir. Le même jour, dans le Journal des marches et opérations du 99ème Régiment d’Infanterie{C}[1] dont fait partie notre jeune soldat avec plus de 3.000 autres hommes, il est noté : « bruits suspects souterrains en avant des tranchées du secteur du Bois commun ». Ces exemples sont révélateurs des tensions extrêmes qui existent alors de part et d'autres des tranchées, entre les Français et leurs vis-à-vis.
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